L’action ne manque pas chez Prével

Émilie Corriveau Collaboration spéciale
Photo: Groupe Prével

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Depuis quelques mois, le ralentissement du marché montréalais de l’habitation neuve indispose plusieurs acteurs du secteur immobilier. Pour une poignée de promoteurs bien établis, toutefois, la conjoncture ne s’avère pas aussi préoccupante. C’est le cas du Groupe Prével, dont les projets vont tous bon train.

«Il y a effectivement beaucoup d’action de notre côté », relève d’entrée de jeu M. Jacques Vincent, coprésident de l’entreprise. Il faut dire que Prével oeuvre dans le domaine immobilier depuis 1978 et que le promoteur est aujourd’hui bien implanté dans la métropole.

« C’est sûr que ce n’est pas l’activité qu’on a connue de 2010 à 2013, mais pour nous ce n’est pas négatif, poursuit l’homme d’affaires. Ce qui est en train d’arriver, c’est que le marché se rationalise. Il y a moins d’outsiders qui se lancent, mais les promoteurs sérieux qui ont les reins solides restent. Ça signifie que la concurrence est moins grande et que les sous-traitants sont plus disponibles. C’est un retour à un marché que nous considérons comme normal et avec lequel nous sommes tout à fait à l’aise. » À preuve, Prével mène actuellement de front quatre projets en chantier. « Et ce sont tous des projets qui vont bien », souligne M. Vincent.

Lowney sur ville

Lancé en 2012, le projet Lowney sur ville est situé dans Griffintown, entre les rues Ann, Shannon et Ottawa. Avec son chalet urbain, ses terrasses sur le toit, son spa et sa salle d’entraînement, il se veut le prolongement du concept Lowney. Lorsque la construction de ses quatre phases sera terminée, celui-ci comptera un total de 576 unités réparties dans quatre tours de 8 à 20 étages.

Ayant rapidement trouvé preneurs, les condominiums des phases un et deux du projet sont aujourd’hui tous livrés. Les unités de la phase trois sont toujours en vente, bien que bon nombre d’entre elles ne soient plus disponibles, leur livraison étant prévue au cours des prochains mois, soit à l’automne 2016. Quant à celles de la phase quatre, seule la moitié a pour l’instant été mise sur le marché et, a priori, tout se déroule comme prévu par Prével.

« C’est une phase bien excitante parce que c’est celle où on retrouvera, au 20e étage, le chalet urbain du Lowney sur ville. Il offrira une vue splendide sur toute la métropole et se déploiera sur deux étages. La livraison est prévue pour l’hiver 2017 », indique M. Vincent.

Les Bassins du havre

À distance de marche du Lowney sur ville, en bordure du canal Lachine, dans la rue du Séminaire, Prével travaille également à l’édification du projet Les Bassins du havre, un complexe immobilier de quatre îlots qui comptera à terme près de 550 habitations.

« Les ventes de ce projet-là ont été plus lentes à démarrer que celles des autres, confie le coprésident de Prével. Il faut dire qu’il s’agit d’un produit destiné davantage aux acheteurs expérimentés. En général, cette clientèle-là préfère les quartiers établis aux quartiers en développement. Or, jusqu’à tout récemment, Griffintown était en pleine transformation. Maintenant qu’on y trouve plusieurs services, commerces et restaurants, les ventes ont repris un cours plus normal. »

Le Quai 2B, qui comprend 73 unités, est présentement en construction. Prévue pour l’été 2017, sa livraison viendra achever la deuxième phase du projet. Elle abritera notamment un vaste centre sportif et un spa avec bain à remous, sauna, hammam et grande piscine intérieure dont l’usage sera exclusivement réservé aux résidents.

Quant à la soixantaine d’unités qui composent la quatrième phase du projet, soit le Quai 3, elles sont aussi en vente. D’après M. Vincent, un peu plus de 40 % d’entre elles ont trouvé preneurs.

« Il s’agit en quelque sorte de notre phase signature, indique le promoteur. Ce sont de grands logements avec des finis plus luxueux. Les ascenseurs desservent seulement deux unités par étage. C’est un projet qui se distingue vraiment des autres produits de Griffintown et qui est très apprécié. »

Si tout se passe comme prévu, la construction de cet îlot devrait débuter dès l’été 2016.

Le 21e arrondissement

Du côté du Vieux-Montréal, où Prével a choisi de loger son projet 21e arrondissement, les ventes et travaux vont bon train. D’après M. Vincent, la deuxième phase du développement devrait être entièrement livrée d’ici l’été 2017.

S’inspirant des places qu’on trouve dans les grandes villes européennes, comme la place de la Contrescarpe à Paris ou le Leicester Square à Londres, le 21e arrondissement est le premier ensemble immobilier du genre à être développé par Prével.

« C’est un projet qui fonctionne bien. La première phase est presque entièrement vendue et livrée. Les unités de la seconde sont présentement en vente et nous avons déjà entamé les travaux de construction. Au rez-de-chaussée, il va y avoir du commercial. Puis, aux six étages suivants, il y aura des appartements à louer, 126 au total. Du septième au quinzième, ce sera des condos. Il y en aura 86. »

Ouverts depuis quelques jours à peine, les bureaux de location du 21e arrondissement sont maintenant prêts à accueillir les potentiels locataires. « Les gens pourront occuper leur unité au 1er juillet », signale M. Vincent.

Le S sur le Square

Quant au quatrième chantier actif de Prével, il se trouve du côté de Shaughnessy Village et abrite pour l’instant les fondations du S sur le Square. À terme, soit à l’hiver 2017, l’immeuble s’élèvera sur 14 étages et comptera 84 unités.

Celui-ci comprendra une salle d’exercice, une piscine extérieure bordée d’un toit-terrasse, ainsi qu’un espace BBQ au quatrième étage. De plus, il abritera une vaste succursale de la SAQ.

« L’intérêt pour ce projet-là est très marqué, souligne le coprésident de Prével. Environ 90 % des unités sont vendues. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de nouveaux projets dans ce secteur et que la localisation du S sur le Square, à proximité du parc, est idéale. »

En confiance

Satisfait des récentes performances de son entreprise, M. Vincent entend bien poursuivre sur cette lancée, et ce, même si le ralentissement du marché de l’habitation neuve devrait continuer à s’accentuer au cours des prochaines années.

« Ça fait plus de 35 ans que nous sommes dans le milieu, rappelle-t-il, un sourire dans la voix. On en a vu d’autres, vous savez ! »