De l’espace pour vivre à proximité de tout

Arnaud Stopa Collaboration spéciale
Photo: Le Quartier

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Sis à l’angle du boulevard Henri-Bourassa et du boulevard Marcel-Laurin, Le Quartier, phase finale de l’immense projet de développement urbain de Saint-Laurent, est prêt à sortir de terre. Et cela, 20 ans après les débuts amorcés par Bombardier.

Situé à proximité du parc boisé du Bois-Franc, Le Quartier devra, à terme, accueillir 12 000 personnes pour 3300 logements — 2500 en condominiums en tour, 800 en maisons urbaines — soit autant de personnes que pour les trois premières phases réunies.

L’ancien aérodrome industriel de Bombardier a été reconverti selon les règles du new urbanism. Le développement se fait ainsi en prenant en compte le transport en commun, les déplacements à pied et à vélo, les espaces verts et la proximité des services. Le tout dans un ensemble résidentiel de forte densité, pour éviter l’étalement urbain. « Le principe de transit-oriented development [zone d’aménagement concerté] est d’être proche de tout transport, explique Nicolas Galardo, directeur vente et marketing de Montclair. Des allées sillonnent le quartier pour les déplacements à pied et à vélo. Nous avons collaboré avec la Société de transport de Montréal pour créer la ligne 70 à même le quartier, qui amène les gens à la station de métro Côte-Vertu. Nous sommes à 500 mètres de la gare de train Bois-Franc, qui nous amène en 15 minutes au centre-ville. » Ces efforts ont d’ailleurs été couronnés, puisque l’arrondissement a reçu le Prix des collectivités durables de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), l’automne dernier. Toutefois, Le Quartier est à proximité des autoroutes 20, 13 et 15, pour les inconditionnels de l’auto.

La mise en valeur des terrains est avant tout faite par la place importante faite aux espaces verts. « Quand nous avons repris le projet [en co-entreprise avec le groupe Sotramont, après que Bombardier s’est départie du projet en 2011], nous visions un standard de 12 % de surface verte. Aujourd’hui, nous avons une superficie de 34 % dédiée aux parcs et lacs », se félicite le directeur des ventes.

Le nouveau quartier dispose aussi d’un « centre de village », où les services de base des citoyens sont satisfaits : une école a été construite, et on y retrouve des magasins, une pharmacie, un centre médical. Le tout à moins de cinq minutes à pied de sa demeure. « Nous souhaitons créer une vie de quartier avec ces dispositions. Les fins de semaine, les espaces publics sont pris d’assaut par les familles », avertit-il.

L’espace WR

Le Quartier est un mégaprojet qui doit s’étaler sur une dizaine d’années. Actuellement, seule la tour WR est en construction.

Elle sera haute de six étages, à occupation mixte. Alors que le rez-de-chaussée et le premier laisseront la place à une boulangerie, à un supermarché, à une pharmacie et à un spa, ceux du dessus seront résidentiels.

Il y aura comme espace commun une salle de sport aménagée par un professionnel en kinésiologie, qui offrira ses services aux propriétaires. « Avec 56 logements, on est quand même dans une offre de services privée », estime Nicolas Galardo.

Les logements, d’une à trois chambres, auront une hauteur de plafond de neuf pieds, en fini béton. L’isolation sonore est renforcée. Le parquet sera flottant et les fenêtres seront immenses. Les électroménagers sont inclus et répondront aux meilleures normes écologiques. Le réseau de plomberie est étudié afin de limiter le gaspillage d’eau. L’air y sera climatisé. Dans la cuisine, le comptoir sera en quartz et des îlots de 66 à 82 pouces seront installés. Chaque logement disposera d’un balcon ou d’une terrasse.

Le promoteur souhaite certifier son immeuble LEED argent. « Nous avons demandé la certification argent pour notre précédent projet dans Bois-Franc. Finalement, il a reçu l’or ! », indique Nicolas Galardo.

Clientèle variée

Selon le directeur des ventes, la clientèle est variée. « On vise les jeunes familles, les couples sans enfant ou avec un ou deux enfants en bas âge. Ce sont souvent de premiers acheteurs. »

Toujours selon lui, ce sont surtout les empty nesters qui se portent acquéreurs des logements dans Bois-Franc et dans le WR plus particulièrement. Il s’agit de jeunes retraités qui disposent d’une trop grande superficie, car leurs enfants ont quitté le nid familial. C’est pourquoi ils cherchent un endroit plus petit et plus proche des services, sans lésiner sur le cadre de vie.

« Le WR marche très bien, déclare Nicolas Galardo. Il reste de la place, et ce sont les logements d’une chambre qui sont les plus disponibles. À Saint-Laurent, on n’a pas la même attitude, on cherche un peu plus d’espace qu’au centre-ville. »

Les prix pour un logement dans la tour WR démarrent à 199 000 $ avant taxes.