Pour l’air pur et les grands espaces

Martine Letarte Collaboration spéciale
Pierre Gagnier, le maire de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Pierre Gagnier, le maire de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, c’est la campagne en ville, aux yeux de son maire, Pierre Gagnier. Il nous fait découvrir ses grands espaces, de même que quelques endroits stratégiques pour le commerce, un élément important pour l’homme d’affaires de carrière.

Habiter près du bord de l’eau a toujours séduit Pierre Gagnier, né à Verdun. Lorsqu’il a connu l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, situé dans le nord de l’île, il a retrouvé les berges, mais, en plus, il a tout de suite remarqué que l’air y était pur et qu’on y trouvait de grands espaces. Il s’y est installé pour fonder sa famille il y a plus de 50 ans.

« Je crois que l’air est très sain ici parce que l’arrondissement est situé en bordure de la rivière des Prairies et que le vent vient souvent du nord, dit-il. Puis, j’ai eu huit enfants, alors nous avions besoin d’espace, d’une cour, et d’être près d’un parc. L’arrondissement en a d’ailleurs 77 ! Nous avions acheté une maison neuve à l’époque, dans le développement le long du boulevard de l’Acadie. »

Aujourd’hui, sa réalité familiale a bien changé. Ses enfants sont grands, il a 12 petits-enfants et il habite maintenant boulevard Gouin, au bord de l’eau. Il est toujours aussi enchanté par son arrondissement.

« La semaine dernière, on aurait dit que le printemps était enfin arrivé, alors je suis allé marcher avec mon épouse sur le bord de l’eau », dit-il avec un large sourire. Il aime bien aussi, à l’occasion, enfourcher un vélo pour faire une petite promenade sur la piste cyclable en bordure de la rivière.

Il apprécie également la largeur des rues, particulièrement dans Ahuntsic.

« En général, dans l’arrondissement, l’espace est ouvert, c’est spacieux, précise-t-il. C’est vraiment la campagne à la ville avec 12,5 kilomètres à parcourir le long de la rivière. C’est un très bon milieu de vie. »

Il souligne la présence de nombreux établissements d’enseignement.

« Il faut reconnaître que nous avons plusieurs maisons d’excellence, comme le Collège de Bois-de-Boulogne et Regina Assumpta, dit-il. Mes enfants sont allés aux écoles secondaires La Dauversière et Évangéline. On retrouve aussi des hôpitaux, des stations de métro, tous les services. »

Un endroit que le maire affectionne particulièrement : le parc Marcelin-Wilson.

« On y trouve un aréna, une piscine extérieure, un terrain de tennis, dit-il. L’arrondissement est choyé en matière de loisirs aussi, avec le Centre Claude-Robillard et le YMCA, qui est tellement populaire qu’il doit refuser des gens ! »

Quant à la pollution sonore causée par la proximité de l’aéroport Montréal-Trudeau, Pierre Gagnier relativise la situation.

« Nous sommes constamment interpellés par des gens concernant le bruit des avions, mais l’aéroport n’ira pas à Mirabel ! Lorsqu’on habite en ville, il y a des avantages et des inconvénients, comme le bruit des avions. Des améliorations sont faites, par exemple, pour contrôler les heures d’atterrissage, puis les technologies évoluent et les avions font de moins en moins de bruit. On s’habitue aussi à la présence des avions. »

Pôles commerciaux importants

Homme d’affaires à la base — il détenait la compagnie d’équipements de construction aujourd’hui appelée Pompaction inc. — Pierre Gagnier est très heureux de voir des pôles commerciaux florissants dans son arrondissement.

« Le Marché central est l’un des premiers endroits au Canada pour ses ventes sur un espace donné : essayez d’y trouver un stationnement un samedi pour voir ! C’est un succès phénoménal », affirme le maire, qui s’est fait élire d’abord sous la bannière de Projet Montréal, pour ensuite devenir indépendant, avant de rejoindre l’équipe de Denis Coderre lors de la dernière élection.

Il est aussi fier de voir la rue Chabanel, où se trouve d’ailleurs la mairie, se revitaliser depuis plusieurs années.

« Le mérite revient à l’administration de Pierre Bourque, à celle de Gérald Tremblay et à celle en place actuellement, précise-t-il. L’artère était mourante et on l’a relancée. »

Encore tout récemment, il a participé au lancement d’un projet de 192 lofts, La Fabrique 125, rue Chabanel, à l’angle de la rue de l’Esplanade. On donnera une deuxième vie à cet ancien immeuble industriel du milieu de la mode. L’arrondissement investira également plus d’un million de dollars pour aménager un petit parc voisin du projet.

Papillonnant d’un événement à l’autre, même les soirs et les fins de semaine, le maire ne fait pas énormément de courses pour la maison. C’est une responsabilité qui revient généralement à son épouse, dit-il candidement. Il se réjouit toutefois de voir la vitalité de la rue Fleury. « Elle fait la marque de l’arrondissement avec ses commerces uniques en leur genre, affirme Pierre Gagnier. La Promenade Fleury, de Saint-Hubert à Papineau, a d’ailleurs un taux d’occupation qui se maintient à 96 ou 97 %. C’est exceptionnel ! »

La rue Fleury a des établissements d’abord de quartier, mais leur réputation ne cesse de prendre de l’ampleur. C’est le cas du restaurant Le St-Urbain, puis du plus récent 132 Bar Vintage. La rue Fleury attire maintenant des Montréalais de tous les arrondissements.

« J’ai même déjà rencontré mon fils par hasard dans la rue Fleury, alors qu’il habite à Laval », affirme le maire.

Du nouveau pour le 375e 

Le maire de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville est aussi emballé par les projets en cours de réalisation pour souligner le 375e anniversaire de Montréal. Le Parcours Gouin, notamment, sera réalisé de Rivière-des-Prairies à Sainte-Anne-de-Bellevue pour donner aux gens un meilleur accès à la rivière.

« Ceux qui restent près de la rue Gouin connaissent la rivière, mais bien des gens qui habitent un peu plus loin ne la connaissent pas, remarque le maire, qui travaille avec des collègues des trois partis politiques à la mairie pour faire avancer les projets. Pourtant, c’est une grande richesse. Nous voulons que les piétons et les cyclistes aient de meilleures vues et souhaitons donner plus d’accès à la rivière pour que les gens puissent faire du kayak, par exemple. »

Un pavillon, près du pont Viau, doit aussi être construit pour accueillir les visiteurs. On vise une certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) pour ce bâtiment et la réalisation d’un arborétum urbain aux alentours.

Quelques endroits à visiter

·Les nombreux parcs riverains le long du boulevard Gouin, dont celui de l’Île-de la-Visitation.

·La rue Fleury Ouest, à partir de Saint-Laurent, et la Promenade Fleury, de Saint-Hubert à Papineau.

·Le Complexe sportif Claude-Robillard, 1000, avenue Émile-Journault.

·Le parc Marcelin-Wilson, angle Dudemaine et Acadie.