Fou de Rosemont–La Petite-Patrie!

Marie Lambert-Chan Collaboration spéciale
Le maire François Croteau chez son poissonnier préféré, Fou des Îles
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Le maire François Croteau chez son poissonnier préféré, Fou des Îles

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le maire François Croteau adore son arrondissement, qui, selon lui, offre le meilleur de la ville. Il nous le fait découvrir à travers ses endroits de prédilection et ses bonnes adresses gourmandes.

Le 7 février dernier, le maire de l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau, a donné son 110 % pour remporter la Classique de hockey Beaubien, qui se dispute depuis cinq ans au parc du même nom. « Mon équipe a fini troisième, mais, année après année, l’expérience reste des plus amusantes ! », s’exclame-t-il. Longtemps, le politicien de 43 ans a habité à proximité du parc Beaubien. Aujourd’hui, il réside plus à l’est, dans La Petite-Patrie, proche du parc Père-Marquette. N’empêche, il continue de fréquenter son ancienne patinoire de la rue Beaubien, entre la 6e et la 9e Avenue.

C’est que François Croteau est un homme d’habitudes. « Rien n’a vraiment changé depuis mon élection, dit celui qui occupe le siège de maire depuis 2009, d’abord élu sous la bannière de Vision Montréal, puis en 2013 pour le parti Projet Montréal. Je fais mes courses aux mêmes endroits. Ce que j’aime, ce sont les petits lieux agréables. » Et ça tombe bien puisqu’il y en a tout plein dans son arrondissement, qui, selon lui, « offre le meilleur de Montréal ».

« C’est le compromis parfait pour les gens qui ne veulent pas quitter la ville, mais qui cherchent un endroit à la fois cosmopolite et accueillant pour les familles. Nous sommes assez centraux sans être jet-set. On peut tout y faire à pied : boire un bon café, faire ses courses, s’attabler à un bistro sympa, prendre le transport en commun, faire une sortie au parc… Ça augmente considérablement la qualité de vie », estime le maire, qui s’est fait connaître entre autres pour ses mesures d’apaisement de la circulation, son implantation à grande échelle du compostage et ses ruelles vertes.

Rosemont–La Petite-Patrie est un arrondissement aux multiples visages : à l’extrême est, passé le parc Maisonneuve, on retrouve une quasi-banlieue avec des maisons unifamiliales et de grandes cours. Il y a le développement Angus et ses maisons en rangée. Un peu à l’est de Papineau, le Vieux-Rosemont ne peut renier ses origines ouvrières. Les alentours du parc Molson s’apparentent aux rues d’Outremont. Il y a aussi la Petite-Italie, un quartier aux accents latins — entre Saint-Denis, Christophe-Colomb, Jean-Talon et Saint-Zotique — et le secteur en pleine effervescence de Marconi-Alexandra.

L’arrondissement possède à la fois des trésors cachés et les plus beaux attraits de Montréal, comme le parc Maisonneuve, le Jardin botanique, le Biodôme, le Planétarium Rio Tinto Alcan, l’Insectarium. Peu connu, le parc du Bois-des-Pères est l’un des derniers boisés d’origine de Montréal. Il est situé tout près du Village olympique et du golf municipal. Côté commerces, les Rosemontois sont bien desservis avec le marché Jean-Talon, la Promenade Masson — revampée au cours des dernières années — et la Plaza Saint-Hubert, en pleine transformation. « N’oublions pas le cinéma Beaubien, notre fierté culturelle », dit François Croteau pour conclure la liste.

Commerces de proximité

François Croteau fréquente beaucoup les commerces de La Petite-Patrie, dont il parle avec passion. Sa boutique de prédilection est la poissonnerie Fou des Îles (1253, rue Beaubien Est). « Les produits sont d’une fraîcheur exceptionnelle et irréprochable, déclare-t-il. J’aime tellement y aller que, parfois, je me trouve des excuses pour acheter du poisson ! C’est un endroit qui a une grande valeur pour le quartier. »

À quelques rues de là, il achète ses fromages et ses saucissons à la Fromagerie Beaubien (1001, rue Beaubien Est). « J’y prends aussi ma baguette de pain quand je cuisine un tartare de saumon », ajoute le maire. Après quoi, il traverse Christophe-Colomb pour faire ses emplettes chez Olives et Café noir (1109, rue Beaubien Est). Il y récupère chaque semaine son panier bio des Fermes Lufa et en profite pour faire des provisions de café. « On y fait également de bons sandwichs et vend une belle variété d’olives », indique François Croteau, qui ne se laisse pas non plus prier pour casser aussi la croûte à la boulangerie artisanale La Miche dorée, à proximité de Jean-Talon (937, rue Bélanger).

Grand amateur de bières artisanales québécoises, le maire a découvert la brasserie Isle de Garde (1039, rue Beaubien Est), qui a pignon sur la rue Beaubien depuis l’été 2014. « Il y règne une ambiance de taverne classique. J’aime beaucoup ! », dit-il avec enthousiasme. Sinon, il est un fidèle client des Délices du terroir (6406, rue Saint-Hubert), une adorable boutique familiale qui tient toutes sortes de produits gourmands et, vous le devinerez, de bonnes bières ! À la porte d’à côté se trouve par ailleurs l’atelier-boutique Gamache Tailleur (6404, rue Saint-Hubert), où François Croteau fait réparer et repriser ses vêtements. « C’est un excellent tailleur et le proprio est hypersympathique. Je ne m’en passerai pas », affirme-t-il.

Quand il n’est pas aux fourneaux à la maison, le maire aime bien déguster des pupusas, un classique de la cuisine salvadorienne, au restaurant La Carreta (350, rue Saint-Zotique Est), ou les petits plats réconfortants d’inspiration sud-américaine de Julieta Cuisine latine (67, rue Beaubien Est) — un véritable coup de coeur, confie-t-il. Il mentionne aussi le nouveau restaurant Manitoba (271, rue Saint-Zotique Ouest), qui l’a charmé par son design original et sa cuisine du terroir.

Ayant fait le choix de se départir de sa voiture, François Croteau se déplace désormais à pied ou à vélo. L’été, il roule sur la piste cyclable qui longe la voie ferrée du Canadien Pacifique, entre les rues Hutchison et d’Iberville, pour se rendre au boulot. « On peut y contempler l’héritage industriel de Rosemont–La Petite-Patrie et du Plateau-Mont-Royal, rappelle-t-il. Je fais ainsi un petit aller-retour dans le passé matin et soir ! »