Nouvelle flamme

Assïa Kettani Collaboration spéciale
Dans 7 ans, les foyers aux granules de bois seront les seuls modèles à combustion solide autorisés à Montréal, à condition qu’ils soient certifiés EPA.
Photo: Enerzone Dans 7 ans, les foyers aux granules de bois seront les seuls modèles à combustion solide autorisés à Montréal, à condition qu’ils soient certifiés EPA.

Ce texte fait partie du cahier spécial Habitation - Mars 2014

Le 31 décembre 2020, ce devrait être la fin des poêles et des foyers à bois à Montréal : les propriétaires des quelque 50 550 appareils sur l’île devront faire le nécessaire pour remplacer ou pour condamner leur foyer, même s’il répond aux normes EPA.

Ailleurs au Québec, la réglementation n’est pas aussi stricte, mais les propriétaires de vieux poêles à bois ou de cheminées sont invités à opter pour un modèle moins polluant, que ce soit par conscience écologique ou par pression des assurances, de plus en plus frileuses à l’idée d’assurer un logement doté d’un moyen de chauffage vétuste. Pour ceux qui peinent à se départir de l’ambiance chaleureuse du feu, le virage vers les foyers écologiques est une option intéressante : on trouve désormais des systèmes au gaz naturel ou au propane, aux granules de bois, à l’électricité ou encore à l’éthanol. Petit tour d’horizon des choix verts pour amateurs de flammes.

Foyer aux granules de bois

Dans 7 ans, ils seront les seuls modèles à combustion solide autorisés à Montréal, à condition qu’ils soient certifiés EPA.

 

Les plus : c’est l’option la plus efficace en matière de chauffage, tout en étant beaucoup moins polluante que les foyers ou poêles à bois. Utilisant comme combustible des résidus de bois pressés, « les foyers à granules sont de plus en plus en plus performants et d’une qualité bien supérieure à ce qu’on trouvait sur le marché il y a 5 ou 6 ans », nous dit Charles Hamel, de Poêles et Foyers Rosemont. De plus, le coût peu élevé du combustible en fait l’option la moins chère, d’autant plus qu’on peut facilement contrôler la chaleur grâce à un thermostat.

 

Les moins : sensibles à l’humidité, les granules doivent être stockées à l’intérieur ce qui prend de la place dans la maison. Ces appareils nécessitent également un entretien régulier : annuellement, il faut démonter et remonter le système et faire ramoner la cheminée. De plus, en cas de bris, les pièces de rechange sont parfois difficiles à trouver, et la main-d’oeuvre spécialisée n’est pas monnaie courante à Montréal. Autre hic : l’appareil doit être branché à l’électricité pour fonctionner et n’est donc d’aucune utilité en cas de panne électrique. Enfin, ses ventilateurs sont relativement bruyants : il vaut donc mieux l’installer au sous-sol qu’au salon.

Foyer au propane ou au gaz naturel

 

Choix le plus en vogue parmi les Montréalais actuellement, les foyers au gaz peuvent être autonomes ou encastrables dans une cheminée existante.

 

Les plus : côté chaleur, ils peuvent atteindre 30 000 BTU, ce qui en fait un chauffage d’appoint intéressant. Utilisés avec un thermostat au mur ou avec une télécommande, certains modèles permettent de régler la chaleur de façon précise. De plus, ils ne demandent que peu d’entretien, car il n’y a ni cendres, ni dépôts. Et côté design, on peut adapter le fini, choisir l’habillage, et même ajouter fausses bûches ou pierres de céramique.

 

Les moins : il faut une arrivée de gaz naturel, ou alors utiliser une bonbonne au propane, tout en sachant que celle-ci nécessite un remplissage périodique. De plus, ce système nécessite une installation par un professionnel certifié et un raccordement vers l’extérieur. À l’achat, on prendra soin de vérifier la cote ÉnerGuide (plus elle est élevée, plus l’appareil est efficace) et d’éviter les modèles avec une vitre en verre trempé. Les meilleurs choix ? Selon Charles Hamel, il s’agit des modèles utilisant un système radiant, avec brûleur orienté vers la vitre et ne nécessitant pas de ventilateur.

Foyer électrique

 

Son plus grand atout est sans doute sa facilité d’installation : nul besoin de raccordement vers l’extérieur ou d’intervention professionnelle. Les foyers électriques peuvent aussi bien être accrochés au mur qu’intégrés à un meuble, sans tracas quant à l’emplacement. Autre avantage : le coût, puisqu’il existe des modèles peu dispendieux, à partir de 150 $.

 

Le moins : il ne produit pas de vraie flamme et s’illustre donc faiblement côté charme. Il représente également une source de chaleur négligeable, équivalant à celle d’un calorifère, ce qui en fait un appareil avant tout décoratif. Et évidemment, on ne peut pas compter dessus en cas de panne électrique.

Foyer à l'éthanol

 

Encore peu connus, les foyers à l’éthanol utilisent un combustible fait à partir de betteraves, de maïs, de matières recyclées ou de déchets.

 

Les plus : ne nécessitant pas de raccordement vers l’extérieur, ils sont très faciles à installer. Du côté des modèles, il en existe de tous les formats, muraux, au sol ou de table, extérieurs ou intérieurs. Les petits modèles peuvent être facilement déplacés au gré des envies, ce qui en fait le favori des terrasses. Ils font également partie des options les moins chères, puisqu’on peut trouver des petits brûleurs à 150 $.

 

Les moins : comme il n’y a pas d’évacuation à l’extérieur, il faut penser à aérer la pièce à cause du monoxyde de carbone dégagé par la combustion. En raison des risques d’émanations, il n’est également pas recommandé d’entreposer chez soi plus de cinq litres de combustible et il faut être prudent lors de la recharge de l’appareil. À l’achat d’unités murales, on veillera aussi à ce que l’appareil soit dûment certifié (chercher les certifications CSA ou ULC). Enfin, il ne faut pas s’attendre à y trouver une source de chaleur importante.

Collaboratrice

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