Résidences Ritz-Carlton - Être chez soi comme dans un hôtel grand luxe

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Les appartements sont clé en main. Les acheteurs n’ont qu’à choisir leurs lustres, faire mettre un coup de peinture sur les murs s’ils veulent autre chose que du blanc et apporter leurs draps.
Photo: Source Ritz-Carlton Les appartements sont clé en main. Les acheteurs n’ont qu’à choisir leurs lustres, faire mettre un coup de peinture sur les murs s’ils veulent autre chose que du blanc et apporter leurs draps.

Ce texte fait partie du cahier spécial Habitation octobre 2013

Avoir un appartement dans le seul hôtel cinq étoiles diamant que compte le Québec, c’est possible. Après quatre années de travaux audacieux et une transformation complète de l’édifice, datant de 1912 et situé dans le Mille carré doré, le Ritz- Carlton offre, depuis le printemps, quarante-cinq résidences grand luxe. Plus de la moitié sont déjà vendues et les premiers acheteurs commencent à occuper les lieux.

 

« C’est un concept qui existe depuis une dizaine d’années tout autour du monde, explique Andrew Torriani, président-directeur général du Ritz-Carlton Montréal. Il s’agit de condominiums luxueux rattachés à un hôtel de grande classe et bénéficiant de tous les services offerts dans un tel établissement. C’est aussi un retour à une certaine manière de vivre au début du XXe siècle, lorsque les gens fortunés vivaient à l’hôtel. La grande différence, c’est qu’ils sont chez eux, ils ne font pas partie des clients de l’hôtel. Ils ont même une entrée indépendante. »

 

Si l’annonce du projet a rencontré l’opprobre, beaucoup pensant qu’il n’y aurait pas la clientèle nécessaire à Montréal pour un tel luxe, Andrew Torriani dit n’avoir jamais douté. Il avait en fait déjà dû affronter les mêmes remarques lorsqu’il avait décidé de relancer l’hôtel.

 

« Les gens me disaient que personne n’accepterait de payer 500 dollars la nuit à Montréal, s’amuse-t-il. Or, ce soir encore, nous sommes complets. Montréal est une grande ville de business. Si ça fonctionne à Chicago, Miami ou dans les grandes villes de l’Europe, pourquoi pas ici ? Les réactions que j’ai entendues démontrent encore une fois la propension de certains à toujours vouloir la jouer petit et à se flageller. Il y a des gens riches à Montréal, des gens qui veulent se sentir chez eux tout en bénéficiant des services dignes d’un grand hôtel. La preuve, la plupart des propriétaires sont des Québécois. »

 

Clientèle ciblée

 

La cible ? Principalement les gens d’affaires et les people. Des gens qui voyagent beaucoup, qui ont des résidences dans plusieurs pays et qui utilisent celle-là comme pied-à-terre montréalais. Des gens qui veulent seulement avoir à se lever le matin pour aller prendre un avion et revenir quelques jours ou quelques semaines plus tard dans un appartement propre et chaleureux, comme s’ils l’avaient quitté la veille.

 

« Alors, c’est sûr que, si nous avions réfléchi à court terme, nous nous serions trompés, admet le p.-d.g. Nous avons affaire à une clientèle restreinte et exigeante et nous nous donnons encore deux ans environ pour remplir toutes les résidences. Notre avantage, c’est qu’il n’y a pas de produit identique sur le marché montréalais. »

 

L’architecture audacieuse du bâtiment n’a pas fait non plus que des adeptes au moment de son dévoilement. Il s’agissait en effet de construire un édifice moderne tout en verre autour de l’édifice d’origine, qui date de 1912.

 

« Les premiers croquis qu’on nous a proposés restaient dans la même veine, mais ça donnait quelque chose de véritablement lourd, imposant, explique Andrew Torriani. Et puis, un architecte est arrivé avec ce concept moderne. Ça nous a tout de suite plu, car ça rehausse l’hôtel et ça fait ressortir le caractère de l’ancien bâtiment. C’est le même principe que pour la pyramide du Louvre. Parfois, pour respecter le travail des architectes qui nous ont précédés, il vaut mieux que l’ajout soit complètement autre. Dans notre cas, ça donne quelque chose de très léger qui entoure l’hôtel en pierre. Avec ça, on entre de plain-pied dans le XXIe siècle. »

 

Clé en main

 

Les appartements, quant à eux, sont clé en main. Les acheteurs n’ont qu’à choisir leurs lustres, faire mettre un coup de peinture sur les murs s’ils veulent autre chose que du blanc et apporter leurs draps, le personnel s’occupera de faire le lit.

 

« Certains les remodèlent à leur façon, font tomber un mur ici, en remettent un autre là, raconte Andrew Torriani. Mais, dans l’ensemble, les gens sont entrés avec leurs meubles et n’ont eu qu’à appeler le room service pour prendre leur premier repas, avec vue magnifique sur la montagne, d’un côté, ou sur la partie de la ville qui s’étend vers le sud, le long du fleuve Saint-Laurent, de l’autre. »

 

Ainsi, vingt-trois appartements sont déjà vendus, dont le penthouse à 15 millions de dollars. Car tout ce luxe a un prix et, pour pouvoir revendiquer cette prestigieuse adresse, il faudra débourser au moins 1,3 million pour obtenir le plus petit appartement, soit 1250 pieds carrés. Sans compter les frais de condo de 85 cents le pied carré, soit 90 000 dollars par an pour le penthouse.

 

À ce prix-là, les propriétaires bénéficient du service de l’hôtel Ritz-Carlton, avec accès au nouveau spa, au restaurant gastronomique, à la piscine sur le toit et à la terrasse.

 

« En fait, ils peuvent tout nous demander et ils l’obtiendront, conclut Andrew Torianni. Une discrète entrée de service donnant accès à la cuisine facilite d’ailleurs les allées et venues, afin de ne pas déranger les propriétaires. »

 

 

Collaboratrice


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Résidences Ritz-Carlton

 

46 résidences de luxe attenantes à l’hôtel Ritz-Carlton Montréal

Dans la rue Sherbrooke Ouest, en plein coeur du Mille carré doré

Appartement de 1250 pi² à 8600 pi²

De 1,3 million à 15 millions de dollars + taxe

Frais de condos de 85 cents le pi²

Hauteur de plafond de 9 à 12 pieds

Fenêtres pleine hauteur avec volets haut de gamme en bois laqué

Lumières encastrées

Planchers en marbre et en bois franc

Grands garde-robes

Cuisines Poggenpohl

Salles de bain et salles d’eau tout équipées

Électroménagers inclus (Miele et Sub Zero)

Système domotique précâblé (contrôle de l’air climatisé, du chauffage et de l’éclairage)

Planchers chauffants dans la cuisine, la salle de bain des maîtres et les loggias

Murs vitrés et loggia ou terrasse dans la plupart de résidences encore disponibles

Ascenseur privé dans le penthouse et les résidences sur deux étages

Accès au restaurant gastronomique de l’hôtel, Maison Boulud

Room service, entretien ménager, portier, valet, concierge dédié, salle d’exercice, piscine, boutiques (fleuriste)

Informations : http://residences.ritzmontreal.com