Samcon, c'est lui ! - Sam Scalia est un entrepreneur issu d'une famille de constructeurs

Brigitte Saint-Pierre Collaboration spéciale
Sam Scalia, président et fondateur de Samcon
Photo: Samcon Sam Scalia, président et fondateur de Samcon

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Fondée en 1991 par Sam Scalia, l'entreprise Samcon construit des copropriétés dans divers quartiers de Montréal. Elle a reçu le mois dernier le prix Domus du constructeur de l'année pour 2009, décerné par l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) - Région du Montréal métropolitain.

Sam Scalia, président et fondateur de Samcon, est issu d'une famille de constructeurs. À la fois son père et ses oncles l'étaient. «En 1989, j'ai commencé à travailler avec mon père comme contremaître», raconte M. Scalia.

En 1991, il a mis sur pied sa propre entreprise, Samcon. Le premier immeuble qu'il a construit comptait huit logements en copropriété, dans le quartier Centre-Sud de Montréal. «Les premiers cinq ans, je faisais des petits projets de huit logements à la fois», mentionne-t-il. Samcon était alors une petite entreprise. Durant cette période, Sam Scalia faisait pratiquement tout lui-même. Par la suite, il a commencé à embaucher des contremaîtres, des journaliers et d'autres employés. À la longue, l'entreprise a grandi, tant en nombre d'employés qu'en quantité de copropriétés vendues. Aujourd'hui, elle livre «plus de 400 condos par année», mentionne le président de Samcon. Depuis ses débuts, elle a construit plus de 3000 logements en copropriété, indique-t-il.

Lauréat

Sam Scalia est lauréat du Grand Prix de l'entrepreneur 2009 d'Ernst & Young dans la catégorie «Immobilier et construction» au Québec. De plus, l'entreprise Samcon a obtenu à trois reprises le prix Domus du constructeur de l'année, décerné par l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) - Région du Montréal métropolitain. Elle a reçu ce prix pour les années 1999, 2001 et 2009.

Les critères retenus par le jury du 27e concours Domus étaient le rapport qualité-prix de l'ensemble des projets, l'efficacité énergétique des bâtiments, le choix des matériaux, les systèmes de ventilation, la conception, l'orientation des bâtiments et leur «intégration au milieu déjà bâti». Marc Savard, directeur général de l'APCHQ - Région du Montréal métropolitain, affirme que la compétition a été «très chaude», en raison de l'excellence des candidatures reçues en 2009. «Ce qui est ressorti des dossiers de M. Scalia surtout, c'est vraiment le rapport qualité-prix», dit-il, évoquant aussi la qualité de la construction, la facilitation de l'accession à la propriété et le «redéveloppement urbain».

Redéveloppement

Samcon affirme avoir une mission de «redéveloppement urbain». Selon l'entreprise, cela signifie «revitaliser, transformer et améliorer le visage des différents quartiers de Montréal». M. Scalia indique qu'il arrive par exemple que son entreprise démolisse des bâtiments industriels obsolètes et les remplace par des immeubles neufs. Selon lui, le fait de construire des copropriétés dans un quartier peut contribuer à le transformer, en y amenant une nouvelle clientèle. Il donne l'exemple de la promenade Ontario où, dit-il, des cafés, des restaurants et d'autres endroits branchés ont remplacé des commerces de prêts sur gage, d'électroménagers usagers ou de friperies.

L'entreprise construit des copropriétés dans divers quartiers. Celles-ci sont situées dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, d'autres, dans Côte-Saint-Luc-Hampstead-Mon-

tréal-Ouest, le Sud-Ouest, Verdun, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Saint-Laurent, Ahuntsic-Cartierville ou Ville-Marie. Un projet est aussi en chantier à Laval, à proximité de la station de métro De La Concorde.

Le type d'immeubles construits varie selon les lieux. La conception du projet, le plan, le nombre des chambres à coucher et le prix des logements découlent d'une étude particulière, indique M. Scalia. Chaque endroit est différent et les projets peuvent varier selon les quartiers, poursuit-il.

Du neuf

«On est partout à Montréal. On vise à fabriquer des produits qui sont abordables pour le premier acheteur et qui sont intéressants, modernes», dit M. Scalia. Le président de Samcon estime qu'environ les deux tiers de ses clients ont moins de 40 ans. Il ajoute que la clientèle varie un peu selon les produits offerts, qui peuvent aussi intéresser des gens qui sont déjà propriétaires. «C'est un bon choix, pour habiter à Montréal, d'être propriétaire d'un condominium neuf», dit-il.

Samcon mentionne que l'entreprise s'efforce «d'utiliser des produits biologiques, écologiques et recyclés» dans ses constructions. Sam Scalia indique par exemple que l'entreprise utilise de la laine minérale recyclée dans les murs des édifices. Les clients ont par ailleurs la possibilité de faire des choix de finition au centre de design de l'entreprise.

L'entreprise fait valoir que les différents éléments des logements vendus sont garantis pendant deux ans et qu'elle offre un service après-vente qui assure un suivi durant la même période.

Projets futurs

Samcon projette de continuer à construire à la fois des édifices en hauteur et des immeubles comportant un moins grand nombre d'étages et de logements, toujours en copropriété et en milieu urbain.

M. Scalia croit que le chiffre d'affaires de Samcon pourrait atteindre de 80 à 85 millions de dollars cette année. Il signale que le chiffre d'affaires de l'entreprise était d'environ 75 millions en 2008 et de quelque 65 millions en 2009. Il estime que, l'an dernier, les acheteurs potentiels craignaient de concrétiser leur projet en raison de ce qu'ils entendaient dire sur la situation économique. Il ajoute que, par conséquent, les entreprises ont construit moins de copropriétés qu'elles ne l'auraient fait autrement. Selon lui, on assiste actuellement à un «rattrapage». Des gens qui avaient retardé leur projet d'achat se portent maintenant acquéreurs d'une copropriété, dit-il.

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Collaboratrice du Devoir