Au Stade olympique - Le nouveau chalet est au Salon

Au chalet, «les gens veulent du confort et souhaitent jouir de la vie», assure Robert Yelle, directeur général du Salon Chalet et maisons de campagne.
Photo: Maisons Alouette Au chalet, «les gens veulent du confort et souhaitent jouir de la vie», assure Robert Yelle, directeur général du Salon Chalet et maisons de campagne.

Le temps où on meublait son chalet avec les meubles défraîchis cachés dans le sous-sol est révolu. La résidence secondaire en est devenue une qu'on soigne autant que la première, en la dotant de luxueux lustres jusqu'aux électroménagers en acier inoxydable. À l'écoute des désirs de sa clientèle, pour sa cinquième année, le Salon Chalet et maisons de campagne devient plus champêtre que jamais.

Juste à voir défiler la liste des 400 exposants qui sont au Salon ce week-end, ça se voit tout de suite que le chalet n'est plus ce qu'il était. On l'agrémente d'un cinéma-maison à la fine pointe de la technologie, on lui fait une beauté intérieure selon les bons soins d'un designer et on s'éclaire aux lampes en bois exotique.

«L'industrie a complètement changé ces dernières années, car, de plus en plus, les chalets sont ouverts quatre saisons par année, constate Robert Yelle, directeur général du Salon Chalet et maisons de campagne. Les gens veulent du confort et souhaitent jouir de la vie.» Ça, les entreprises oeuvrant dans le milieu l'ont bien compris et rivalisent d'imagination pour offrir de véritables havres de paix à une clientèle constituée à 55 % de baby-boomers, qui fait vivre le marché en se planifiant une retraite champêtre, dans une maison qui l'est tout autant.

Par «champêtre», M. Yelle voit des résidences à aires ouvertes, avec de grandes fenêtres pour profiter de la vue sur le lac et sur la nature. Le style à poutres et poteaux, où l'ossature de bois émerge du plafond et des murs intérieurs, est l'une des caractéristiques du genre, en plus d'être très tendance du côté des maisons de campagne. Au Salon, des entreprises construiront même des maisons avec ce genre de structure, cette fin de semaine.

Relaxer, pas réparer

Aussi, la finition de bois a bien changé au cours des dernières années. «Ça n'a plus rien à voir avec le déclin en bois qu'on doit repeindre tous les ans», explique le directeur. Maintenant, plusieurs entreprises offrent des recouvrements de maison en bois déjà teint dont la finition est presque éternelle et ne nécessite aucun entretien. «À la campagne, les gens veulent relaxer, ils ne veulent pas avoir à refaire la peinture aux deux ans.»

Relaxer, c'est le mot d'ordre. Ce n'est pas pour rien non plus que les spas et les saunas connaissent une grande popularité auprès des acheteurs d'une maison de campagne. La tendance est telle que l'entreprise Spa Nature a aménagé au Salon plus de 2000 pieds carrés de cascades, de spas extérieurs et d'autres éléments constituant le domaine de l'hydrothérapie, pour la cinquième édition du Salon.

Pour expliquer un tel luxe aux abords d'un lac, alors que le chalet en lui-même constitue pour certains le summum de la relaxation, Robert Yelle explique que la campagne est synonyme de plaisir. «Pourquoi se priver d'un sauna, alors? Aujourd'hui, autant l'intérieur du chalet est urbain et aménagé au goût du jour, autant on mise sur les plaisirs extérieurs, que ce soit avec l'achat d'un bateau, par exemple.»

Pour tous

Bien que des rêveurs investissent une petite fortune pour leur bien-être dans une demeure au creux d'un boisé, le Salon Chalet et maisons de campagne n'a pas d'yeux que pour eux. Parmi les 400 exposants — tous très ciblés dans le domaine de la résidence secondaire — qui remplissent à pleine capacité le Stade, M. Yelle assure qu'il y a des chalets pour tous les goûts et pour tous les coûts. «Ce n'est pas aussi cher qu'on pense, acheter un chalet», dit-il en prenant pour exemple un chalet de bois rond qui se décroche à 59 000 $.

Le Québec est très grand et plusieurs terrains sont abordables. Lanaudière est d'ail-leurs l'une des régions en vedette auprès des futurs acheteurs, pour son caractère abordable d'abord, mais aussi pour sa proximité de Montréal.

Si les baby-boomers sont légion au Salon, le directeur s'étonne de voir en si grand nombre la jeune relève passer les tourniquets du Stade olympique. Les jeunes familles ne quittent peut-être pas le marché du travail dans un avenir rapproché, mais elles préparent toutefois le terrain pour le futur, en se procurant un lopin de terre et en construisant brique par brique leur chalet. «Les jeunes planchent beaucoup sur des projets d'autoconstruction, afin de réduire les coûts, et c'est souvent un projet qu'ils construisent en famille», où le beau-frère et les parents retraités se joignent à eux pour l'achat de la propriété qu'ils auront en garde partagée.

Naturellement «vert»!

De plus en plus sensibilisés aux enjeux écologiques, les visiteurs ont créé un mouvement du côté des entreprises, qui seront encore plus nombreuses à offrir des produits construits à partir de matériaux sains, au Salon. Des exposants proposeront des éoliennes, des conseils sur la géothermie et bien sûr des panneaux solaires. Un virage vert entrepris par les acheteurs, qui, plus que jamais, désirent vivre dans un environnement sain. M. Yelle constate que cette sensibilité n'est pas étrangère à l'investissement que représente le chalet. «À la campagne, quand on investit dans l'achat d'un terrain sur le bord d'un lac, on ne veut pas que le lac se détériore et que notre investissement devienne ensuite désuet.»

À voir la Bauhaus de Maisons Alouette, une maison qui surpasse les normes d'efficacité énergétique et écologique Novoclimat, qui comptera parmi les cinq résidences construites à même les murs ondulés du Stade en cette fin de semaine du Salon, on ne peut que conclure que la beauté du champêtre va bien au-delà des apparences.

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Salon Chalets et maisons de campagne

Jusqu'à dimanche

Au Stade olympique de Montréal

www.salonchalets.com