Services pour maisons particulières

Le vrai visage du nouveau village de Mont-Hilaire ne sera connu que plus tard. Le promoteur tient à ce que chaque maison soit construite au goût su client et lentement suir les années les maisons individuelles surgiront. Toutefois, la nature, elle, demeurera toujours présente.

Le nouveau Village de la gare à Mont-Saint-Hilaire sera-t-il bercé par le son des tondeuses les samedis et dimanches? On ne le souhaite pas; c'est pourquoi seront offerts des services comme la tonte de la pelouse en été et l'enlèvement de la neige en hiver. Ces services seront-ils obligatoires ou optionnels? La décision n'est pas encore prise mais de nombreux arguments militent en faveur de services obligatoires (baisse importante des coûts — le déneigement devrait coûter 80 $ par hiver plutôt que les 200-250 $ payés habituellement —, tonte de la pelouse effectuée en semaine et non durant les jours de congé, élimination des frais d'acquisition et d'entretien d'équipement pour les propriétaires).


Question prix justement, le promoteur Jacques Cooke, qui réside lui-même dans un secteur de la ville voisin du futur développement, affirme qu'il seront «raisonnables», indiquant en exemple qu'un bungalow typique de 120 m2 coûtera environ 125 000 $. Il ne s'agit là que d'une indication de prix car, note le promoteur, «c'est fini le temps où l'on construisait 25 maisons identiques et l'on disait au client: "Laquelle voulez-vous?" Aujourd'hui, les acheteurs ont le choix entre de multiples options touchant soit l'installation ou non d'équipements — thermopompe ou foyer par exemple —, soit la qualité de certains composants comme les planchers ou les armoires de cuisine.»


La grandeur minimale des terrains sera de 500 m2 mais pourra varier, s'étendant jusqu'à 1200 m2. À la question de savoir le nombre de bungalows, de cottages, de triplex, le promoteur répond qu'il n'en sait rien aujourd'hui car le projet, qui devrait s'étendre sur plusieurs années, pourra évoluer en fonction de la demande.


À bien y réfléchir, ce projet correspond au voeu de l'humoriste Alphonse Allais, qui disait: «Il faudrait construire les villes à la campagne, pour qu'elles garantissent une qualité de vie optimale.»





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Pour en savoir plus

Déjà le chemin de fer


Ville issue de la seigneurie de Rouville, la municipalité de Saint-Hilaire a été créée en 1795. La Société d'histoire de Beloeil/Mont-Saint-Hilaire indique sur son site Web* que la seigneurie est passée en 1844 «aux mains du major Thomas Edmund Campbell [É] Le major Campbell était l'un des plus importants actionnaires du chemin de fer. Il usa de son influence pour que l'on fasse passer à Saint-Hilaire le chemin de fer Saint-Lawrence and Atlantic, inauguré de Longueuil à Saint-Hyacinthe le 27 décembre 1848. En août 1849, il confirma légalement le don du terrain requis à cette fin, à être prélevé sur ses terres à proximité du manoir. Le chemin de fer venait à peine d'être inauguré en décembre 1848 que, dès 1850, les journaux de Montréal annonçaient des voyages de plaisir à Saint-Hilaire par ce nouveau moyen de transport.»


http://www.cam.org/%7Eshbmsh/



Deux ou trois choses sur la municipalité et le mont Saint-Hilaire*


Les peintres Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas y sont nés et le sculpteur Jordi Bonet y a vécu.


Le mont Saint-Hilaire est vieux de 125 millions d'années. Il est apparu à la fin de l'époque des dinosaures, quand l'Amérique et l'Europe formaient encore un seul continent. Le mont Saint-Hilaire est la plus imposante des huit collines de la chaîne montérégienne. Son point culminant, le «Pain de sucre», est à 414 mètres d'altitude.


En 1958, le brigadier Hamilton Gault, propriétaire de la montage depuis plus de 45 ans, lègue celle-ci à l'université McGill pour fins d'études scientifiques et pour en assurer la protection.


La montagne renferme au-delà de 200 minéraux distincts, dont 15 sont uniques au mont Saint-Hilaire, et on y a répertorié près de 600 espèces de plantes vasculaires (plantes possédant des vaisseaux conducteurs); 40 d'entre elles seraient rares ou menacées d'extinction au Québec. Elle abrite aussi plus de 180 espèces d'oiseaux, dont 80 nichent sur la montagne.


En 1960, le mont Saint-Hilaire a été déclaré «Refuge d'oiseaux migrateurs» et, en 1978, l'Unesco déclarait le domaine Gault «Réserve de la biosphère» en raison de ses caractéristiques biologiques et géologiques uniques ainsi que des recherches et des programmes d'éducation qui y ont cours.


En 1972 est créé le Centre de la nature, un organisme à but non lucratif ayant pour mission de gérer les activités grand public de la montagne. L'été, le Centre propose au public 20 km de sentiers pédestres, un jardin de plantes, un sentier écologique ainsi que des activités animées. En hiver, les activités proposées sont le patinage sur le lac Hertel, la glissade, la raquette et le ski de randonnée.


S'il faut en croire un reportage de l'American Geographical Magazine, le mont Saint-Hilaire offrirait l'air le plus salubre des deux Amériques.





* Informations tirées des sites Web de la municipalité: www.ville.mont-saint-hilaire.qc.ca et du Centre de la nature http://www.centrenature.qc.ca/SiteFr.html


Pour obtenir plus d'informations sur les unités d'habitation, il suffit de contacter Jacques Cooke au (450) 463-2224.