À la soupe !

Sophie Ginoux
Collaboration spéciale
« Il n’y a pas un fruit ou un légume qui ne puisse intégrer une soupe », affirme Josée di Stasio.
Photo: Dominique T Skoltz « Il n’y a pas un fruit ou un légume qui ne puisse intégrer une soupe », affirme Josée di Stasio.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Que seraient nos hivers québécois sans de bonnes soupes ? Quand le froid et l’humidité nous saisissent, il n’y a rien de plus nourrissant, de plus chaleureux et de plus rassurant qu’un bol de soupe fumante et odorante. Qui plus est, on peut décliner ce mets d’une infinité de manières en suivant les conseils de deux adeptes assumées. À vos chaudrons !

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Geneviève Plante a toujours aimé la soupe. Lorsqu’elle était toute petite, son moment préféré de la journée était celui de la dégustation de la soupe du jour à la garderie. « La soupe, ça me fait replonger dans mon enfance. Celle aux tomates et à l’orge d’Antoinette, ma grand-mère, me renvoie directement dans sa cuisine », raconte-t-elle.

En grandissant, la gourmande s’est découvert d’autres centres d’intérêt, puisqu’elle est devenue trompettiste professionnelle et gestionnaire d’organismes culturels. Mais sa passion pour la bonne chère et la cuisine des légumes ne s’est jamais estompée. Elle a donc créé un blogue, Vert couleur persil, en se donnant comme mission de faire part de ses trouvailles culinaires, puis s’est lancée au fil des ans dans la création de six livres de recettes sur les salades, l’hummus, les collations… et les soupes, bien sûr !

« Je ne pouvais pas passer à côté de ce thème, parce que pour moi, en plus de souvenirs, les soupes évoquent le réconfort, la chaleur, l’antigaspillage et la créativité », explique-t-elle. C’est d’ailleurs l’ensemble de ces éléments qui ont guidé son inspiration pour la réalisation de L’heure de la soupe, qui rassemble 16 recettes de soupes, 15 de soupes-repas, ainsi qu’une douzaine d’idées d’accompagnements et des recettes de bouillon.

La soupe, bonne pour tout !

Tout comme Geneviève Plante, une grande dame de notre gastronomie, Josée di Stasio, adore les soupes. « C’est pour cela que je leur ai consacré un livre complet [À la soupe, paru en 2018] et que j’en intègre dans tous les autres, dit-elle. La soupe a, chez moi, toujours constitué une solution idéale le midi, mais aussi en guise de plat principal, comme une soupe de poisson ou une poule au pot. Je l’adore chaude et réconfortante en hiver, froide et rafraîchissante en été. Voilà pourquoi j’en ai toujours d’avance au congélateur. »

Mme di Stasio mise également sur les côtés local, économique et accessible de la soupe, dont les ingrédients peuvent facilement s’adapter aux saisons et se marier, même si on ne maîtrise pas bien les techniques culinaires. « Il n’y a pas un fruit ou un légume qui ne puisse intégrer une soupe. On peut en cuisiner à partir de presque rien. Par exemple, un bouillon réalisé à partir d’une carcasse de poulet, auquel on ajoute quelques carottes, des légumes un peu fanés du frigo et des oignons, ainsi que des légumineuses en boîte si on en a, et voilà ! On a une bonne soupe. Et ça ne demande pas de talent particulier », explique-t-elle.

Saveurs et textures infinies

Les deux femmes vantent la grande polyvalence de la soupe, qui peut convenir à toutes les occasions, à tous les goûts, à tous les modes de vie et à toutes les bourses. Dans le livre de Geneviève Plante, on retrouve aussi bien une assez classique crème de tomates et de poivrons rôtis qu’une rapide et pratique crème de betteraves et poires au fromage de chèvre et une plus étonnante soupe de saumon au curcuma. « Je compose mes recettes comme un morceau de musique, dit la trompettiste. Je m’assois et laisse aller mon imagination avant même de faire des tests en cuisine. Je m’inspire de ma jeunesse, de mes souvenirs de voyage, de mes dégustations passées. Cela donne des résultats qui sont parfois surprenants, mais délicieux. »

D’ailleurs, parmi ses recettes favorites figure la soupe thaïlandaise au cari vert, « qui me représente bien parce que je suis adepte de cuisine asiatique et des multiples nuances de saveurs qu’on y retrouve ». Ainsi qu’une déconcertante soupe… au beurre d’arachide ! « C’est un de mes produits préférés au monde, avoue Geneviève Plante. J’en mange à la cuillère tellement j’aime ça ! Il peut, en plus, se cuisiner en version salée comme sucrée. Et cette soupe vaut le détour, je vous le garantis ! »

De son côté, Josée di Stasio ne manque jamais, elle non plus, d’idées. « La soupe n’est certainement pas le parent pauvre de la création culinaire ! s’exclame-t-elle. Je crée régulièrement de nouvelles recettes, mais j’en revisite aussi d’anciennes pour obtenir un résultat différent. Par exemple, j’ai modifié mon classique potage à la courge musquée au fil des ans. La courge en purée s’est ensuite présentée en morceaux, en cubes, et s’accompagne maintenant de lentilles dans mon dernier livre [Mes carnets de saison. Automne-hiver] », explique-t-elle.

Geneviève Plante est du même avis : « Si on est un peu curieux, on peut vraiment s’amuser avec les soupes. On peut en varier les ingrédients, les épices, la texture. Il suffit de remplacer la crème par du lait d’avoine, et ce même lait par des noix, pour obtenir des goûts différents. » « Ou bien d’ajouter du croquant à un potage avec des croûtons, des feuilles de pita rôties ou des graines », ajoute Mme di Stasio.

Finalement, la soupe n’a de limites que celles de notre imagination. Alors, à la soupe, chers lecteurs et chères lectrices !

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

À voir en vidéo