10 beignes dont se délecter

Non seulement les tentations sucrées de Bernie Beigne font de l’œil aux passants de l’avenue Bernard, mais elles sont aussi à la portée de toutes les bourses.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Non seulement les tentations sucrées de Bernie Beigne font de l’œil aux passants de l’avenue Bernard, mais elles sont aussi à la portée de toutes les bourses.

Il y a les secrets bien gardés, les arrêts obligatoires et ceux qui valent le détour. Il y a surtout des incontournables en tout genre qu’il fait bon de partager. Pour le plaisir de vos palais, Le Devoir a donc imaginé un rendez-vous sous forme de carnet gourmand, à raison d’un thème à la fois. Cette fois-ci, c’est le beigne qui monopolise notre attention. Pâtisserie multiculturelle, elle revêt des atours tantôt italiens, tantôt grecs, polonais ou encore américains. Prisé par quiconque veut se faire plaisir, le beigne est une base parfaite aux créations les plus originales, voire décadentes. Parmi les options, 10 adresses se démarquent du lot.

MONTRÉAL

Bernie Beigne

 

Dès qu’on prononce le mot « beigne », l’engouement pour cette destination du Mile-End est sur toutes les lèvres. Et avec raison. Non seulement ses tentations sucrées font de l’œil aux passants de l’avenue Bernard, mais elles sont aussi à la portée de toutes les bourses. Une priorité dès le départ, souligne d’ailleurs Dean Giannarakis, le copropriétaire. C’est en discutant avec son père, John, et un ami de celui-ci, George Giannopoulos, que le trio a décidé d’ouvrir une beignerie dans l’ancien quartier familial, un endroit convivial où tout le monde peut se faire plaisir avec une pâtisserie fraîchement sortie du four. Depuis l’ouverture, ils transforment jusqu’à 120 kilos de farine par jour. Les friands y affluent sans cesse ; les fins de semaine, on s’y masse comme sur un parvis d’église.

23, rue Bernard Ouest

 

Café San Gennaro

Sis dans le cœur de la Petite Italie, le café San Gennaro a tout pour plaire : du très bon café et une ambiance désinvolte où on déguste à l’italienne — c’est-à-dire debout, accoté au comptoir — pizza al taglio, viennoiseries, cannoli et… des bomboloni ! Ces beignes farcis de crème pâtissière ou de Nutella font accourir les foules tous les jours. Ce qui nous fait courir ? Le bombolone à la pistache. Une pâte tendre comme un nuage qui goûte le ciel, c’est exactement ça. On pourrait même dire que le temps s’arrête à chaque bouchée. Conseil : apportez un sac réutilisable pour les beaux choix de vins à emporter.

69, rue Saint-Zotique Est

 

Wawel

Une des belles traditions polonaises est d’offrir et de partager des pączki lors du Mardi gras. Une journée à manger des beignes, qui dit mieux ? Et pas n’importe quels beignes : ceux faits à partir d’une pâte moelleuse, imprégnée d’un peu de vodka, puis frits ! Ce qui distingue ces boules bien dorées des autres est sans aucun doute leurs garnitures. Entre crème pâtissière et confitures, votre cœur balance ? On vous recommande vivement ceux à la confiture de prunes : un délice ! Et pas besoin d’attendre le prochain carême pour avoir votre dose de plaisir : la pâtisserie Wawel, véritable institution montréalaise pour ses mets polonais, en cuisine à l’année. Allez-y plus tôt que tard pour un maximum de fraîcheur.

Quatre succursales, dont une au 2543, rue Ontario Est

Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Le beigne est une base parfaite aux créations les plus originales, voire décadentes.
 

Léché Desserts

En 2012, Josie Weitzenbauer, cheffe pâtissière et propriétaire de Léché Desserts, redorait l’image du beigne pour en faire une pâtisserie artisanale de qualité. Et en profitait aussi pour positionner le quartier Saint-Henri comme une savoureuse destination. Un mille à la ronde se multiplièrent alors les boîtes roses garnies de délices tous plus tentants les uns que les autres. Dix ans plus tard, la pionnière en la matière offre toujours autant de douceurs, qui se déclinent en parfums classiques et de saison. Plusieurs sont végétaliens.

640, rue De Courcelle

 

Crémy

Sa présentation n’est plus à faire : Rémy Couture est LA référence en matière de desserts traditionnels. Le beigne n’y fait pas exception. Un simple coup d’œil à la carte confirme que ce canevas bien moelleux est idéal pour ses élans de créativité. Beignes au pouding chômeur à l’érable, au gâteau au fromage, au chocolat, Red Velvet aux biscuits Oreo… Pas surprenant de savoir qu’il a remporté le titre de « roi des beignes » à l’émission Donut Showdown. À ne pas manquer, le parfum du mois d’avril : crème brûlée à l’érable.

2202, avenue du Mont-Royal Est

 

La Cornetteria

Si le cronut — contraction de «croissant» et de «donut» — de Dominique Ansel fait saliver nos voisins américains, c’est le cronetto qui rend la pareille aux Montréalais. Cette création unique de La Cornetteria provient du mariage entre le cornetto et le bombolone italiens, c’est-à-dire entre un croissant brioché et un beigne farci. Sa pâte, dorée et croustillante, est rehaussée de tartinade, de confiture ou de crème pâtissière. Préparé tous les jours, le cronetto se déguste sur place ou en déambulant dans la rue. Et tant qu’à y être, ne soyez pas à un plaisir près et offrez-vous un zeppole, le frère tout aussi italien du cornetto, offert jusqu’à Pâques.

6528, boulevard Saint-Laurent

 

Mr. Puffs

Il était une fois la formidable aventure d’une petite boule de pâte alvéolée, frite et sucrée de miel. Un beignet grec, appelé loukoumade, qui allait connaître une popularité à travers toute la province et plus loin encore. Parlez-en à Billy Siounis, alias « Mr. Puffs », qui essaime les adresses depuis son premier stand dans un festival en 2004. Le loukoumade, une pâtisserie qui date de l’Antiquité, est fait à base de farine, de levure de cannelle et d’eau. M. Siounis a poussé l’idée d’un cran avec des garnitures au chocolat, au cappuccino, au sirop d’érable ou encore aux bleuets. Fait amusant : en 2020, Uber Eats a livré plus de loukoumades de Mr. Puffs que de poutines au Québec !

36 succursales au Québec, dont la plus récente au 1500, boulevard de Maisonneuve Ouest

Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Les friands affluent sans cesse chez Bernie Beigne; les fins de semaine, on s’y masse comme sur un parvis d’église.

QUÉBEC

 

La Folle Tablée

Dès qu’on arrive devant ce café-beignerie-crèmerie de Charlesbourg, la façade donne le ton aux plaisirs qui se déclinent dans l’antre sucré d’Audrey-Anne Pouliot. La vedette est sans conteste les beignes cuisinés tous les matins et agrémentés selon les inspirations de la pâtissière-propriétaire et les coups de cœur de sa clientèle fidèle (et très présente sur les réseaux sociaux). La Folle Tablée offre aussi des messages en beignes : de petites lettres de pâte dorée garnies chacune d’un crémage différent et mises côte à côte pour créer un souhait d’anniversaire, par exemple. Très chouette, et très bon !

8085, boulevard Henri-Bourassa

 

Sumo — Café Saint-Henri

Beigne et café, ça va de soi. C’est aussi ce que pensait l’équipe du café Saint-Henri lorsqu’elle a ouvert une succursale dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Sumo, c’est le nom de cette beignerie artisanale installée à même le café. On y offre jusqu’à huit variétés de beignes en rotation ou inspirées du moment. Parmi les classiques qui valent le détour : caramel salé et citron-meringue. Avec un cortado, c’est magique !

849, rue Saint-Joseph Est

 

Beiko, la boîte à beigne

Dernière adresse en lice en matière de beignes, Beiko est aux beignes ce que d’autres sont au chocolat et à la crème glacée. Une présentation pimpante, des garnitures originales, des créations du mois et une offre végane : l’entreprise de Québec satisfait toutes les exigences pour plaire au plus grand nombre. Le mieux de tout ? La base est bonne ! La pâte légère et fondante confirme sa fraîcheur. Pour le reste, suivez votre enthousiasme et votre niveau de divertissement gustatif !

2778, chemin Sainte-Foy

3572, rue de l’Hêtrière

À voir en vidéo