Bloc-notes gourmand

Maryse Deraîche
Cahier Plaisirs

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Julie Snyder à votre table

La célèbre animatrice Julie Snyder a lancé la semaine passée une gamme de produits alimentaires végétariens offerte en exclusivité chez Metro. « J’ai toujours rêvé d’avoir une marque alimentaire, lance-t-elle. Quand je suis devenue végétarienne, j’avais l’air d’une illuminée. Aujourd’hui, ça paraît bien de dire que tu manges végé, tout le monde trouve ça écologique et tout, mais moi, en 1991, j’étais toute seule. Je ne connaissais personne d’autre de végétarien, et je manquais dramatiquement d’options. J’aurais aimé avoir ces produits-là. »

Pour créer les 14 produits de sa gamme, Julie Snyder s’est entourée de deux collègues et amies : Marie-Pier Gaudreault, vice-présidente de Productions J, ainsi qu’Amélie Léger, présidente des Aliments Sibon Foods. Ensemble, elles ont fondé l’entreprise Cuisine pour paresseuses.

« J’ai toujours été complexée, comme personne qui travaille fort et mère de deux enfants. Je sais que c’est le fun de prendre le samedi après-midi pour cuisiner, et cela m’arrive de le faire, mais ce n’est pas vrai que le mardi soir je prends le temps de cuisiner pour mes enfants. Et je trouve qu’on se met beaucoup de pression lorsqu’on regarde les sites de recettes, explique l’animatrice. Sur le site, on va donc avoir la cuisine pour paresseuses, la cuisine pour très paresseuses et la cuisine pour très, très paresseuses. »

En effet, le trio de créatrices a mis en ligne un site Internet qui propose aux internautes des recettes qui sont élaborées à partir des produits de la gamme et qui se cuisinent rapidement.

Quant aux produits, Mme Snyder tenait à ce que leur production mette en avant les artisans d’ici et les ingrédients locaux. C’est l’entreprise La Belle Excuse qui a travaillé sur l’huile d’olive, par exemple, ou encore Les Fermes Marcello, une entreprise familiale de l’Outaouais, qui a produit les tartinades, tandis que les beurres d’arachides et d’amandes sont faits par Nature Nux, à Terrebonne, etc.

Dès maintenant, le consommateur peut trouver sur les tablettes des supermarchés Metro trois différentes tartinades de tofu, trois vinaigrettes, une huile d’olive extra-vierge, deux sortes de tofu ferme, trois sauces tomatées, un beurre d’arachides et un autre d’amandes.

Mme Snyder a laissé entendre que de nouveaux produits pourraient être ajoutés à la gamme dans la prochaine année. Peut-être quelques délices sucrés, qui sait !

Un nouveau spiritueux aux électrolytes

 

La nouvelle entreprise québécoise Spiritueux Statera lance son tout premier produit : un gin sans alcool bonifié d’électrolytes. On est en droit de se demander pourquoi une compagnie ajoute des minéraux favorisant l’hydratation à un spiritueux sans alcool. Eh bien, la réponse se trouve dans l’équilibre. Jean-Philip Paradis, président de Spiritueux Statera, pense que cette option sans alcool est à la fois sophistiquée et innovante, et qu’elle est parfaite pour accompagner les soirées arrosées. En effet, il ne prône pas l’abstinence, mais l’équilibre dans la consommation. La suggestion étant donc de siroter un gin et tonic Stratera entre deux coupes de vin afin de permettre à son corps de se réhydrater tout en continuant à avoir du plaisir en dégustant un bon cocktail.

Fabriqué à la main et en petits lots à la distillerie Wabasso de Trois-Rivières, Statera propose des saveurs et des arômes à la fois puissants et subtils. Il se distingue par ses notes de baies de genièvre, de cardamome, de coriandre, de camomille et de citronnelle. Sa complexité bien équilibrée promet l’illusion parfaite d’un cocktail à base de gin classique grâce à l’ajout de gingembre et de capsaïcine (une molécule du piment) qui génèrent en bouche une sensation de chaleur semblable à celle de l’alcool.

30 $, disponible dans différents points de vente recensés sur leur site Internet.

 

Un bijou de la rue Saint-Jean

Photo: Bistro Hortus Un gravlax de saumon

En juin l’an passé, un nouveau bistro ouvrait ses portes sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec. Le Bistro Hortus proposait alors un concept « du jardin à la table ». Offrant un menu alliant aliments biologiques (dont certains sont cultivés à même le toit) et produits locaux, Hortus visait une expérience empreinte de fraîcheur.

Au lunch, au souper ou au brunch le week-end, le restaurant propose une carte de créations de type bistro composées d’aliments choisis avec une conscience sociale combinés à des saveurs fumées issues de la cuisson sur le barbecue. Le menu est signé Stéphane Roth en collaboration avec Guy Collin. Les chefs proposent des plats développés avec soin : suprême de volaille fumé accompagné d’une sauce boréale au sapin baumier, filet d’omble chevalier de « Sept-Îles » avec son jus de crustacé et sa vinaigrette à l’argousier, filet mignon de bœuf certifié « island beef » avec sa sauce de cassis, cassolette de la mer accompagnée de crème de palourdes et homard du Québec, tartare de doré au miel et moutarde de cassis de la « Ferme du capitaine » et salade chevrotière font partie des plats signature du bistro.

Hortus, qui signifie « jardin » en latin, porte bien son nom. Possédant leur propre potager sur le toit, les restaurateurs profitent de fruits, de légumes et d’herbes d’une grande fraîcheur pour cuisiner leurs petits plats, mais aussi pour créer des produits fins qui seront mis en vente à compter du mois de mai prochain.

Ces petits pots contiendront une panoplie de légumes lactofermentés : carottes, radis, champignons… ainsi que des chutneys, une salsa et des ketchups. En plus de faire pousser, de cuisiner et de vendre sous forme préparée leurs propres fruits et légumes, les gens du Hortus ont aussi aménagé un espace pour accueillir des ruches sur le toit. Les produits de l’apiculture, dont un incroyable miel à l’ail — ou de l’ail au miel étant donné que l’on consomme aussi les gousses d’ail qui macèrent dans le miel —, sont également vendus en pots au restaurant. Finalement, il est possible de faire la dégustation du miel urbain au restaurant en plantant sa cuillère directement dans un rayon extrait de la ruche posé sur la table. Un restaurant où on se rend pour déguster un bon repas entre amis et pour faire le plein de victuailles ! 

Fini le matcha, vive le Hojicha !

La grande maison de thé Camellia Sinensis présente un nouveau thé Hojicha latté biologique. Les amateurs de matcha reconnaîtront la même forme poudreuse du thé vert dont ils raffolent, à la différence que le Hojicha présente une couleur plus terreuse et moins verte.

Aussi d’origine japonaise, le Hojicha possède des notes végétales, grillées, boisées et oléagineuses. Les feuilles sont torréfiées à très haute température, puis broyées. Cette procédure procure un goût très boisé, on perçoit même un léger parfum de tabac. Il peut se boire sous la forme de thé chaud en théière, mais la version lattée est gourmande et réconfortante. Sa préparation nécessite un petit fouet nommé chasen et un bol en grès émaillé. Il suffit de fouetter 1 cuillerée à thé de poudre de Hojicha avec 50 ml d’eau chaude à 95 °C. On ajoute ensuite 300 ml de lait chaud et un peu de sucre au goût.

Malgré sa corpulence en bouche, le Hojicha est pauvre en tanin et en caféine. Il est donc idéal pour les estomacs fragiles et les insomniaques. D’ailleurs, au Japon, il est souvent consommé à la fin du repas pour faciliter la digestion.

16 $, disponible dans leurs boutiques et sur leur site Internet

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