Bloc-notes gourmand

Maryse Deraîche
Cahier Plaisirs

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Nouveautés, événements, activités éphémères… Chaque semaine, le cahier Plaisirs vous fait part d’actualités gourmandes à ne pas manquer.

Expérience complète à l’hôtel W

Photo: Flaunter Le menu Festa, proposé par le chef Jean-Paul Girouard au restaurant TBSP

Depuis le 28 février, la « Champagne Box » est de retour à l’hôtel W de Montréal. Jusqu’en juin, un charmant petit espace du rez-de-chaussée, pouvant contenir jusqu’à six invités, peut être réservé pour une durée de une heure trente afin de déguster trois différents champagnes de Moët & Chandon. Animée par une sommelière, la dégustation se fait tout en douceur dans une pièce fastueuse divinement ornée de fleurs et de beauté.

Pour 95 $ par personne, les convives verront défiler une coupe de Moët & Chandon Impérial Brut, une autre de la cuvée Impérial Brut rosé et, finalement, un Grand Vintage brut 2012. Un bol de croustilles Torres et un plateau de fruits font également partie de l’expérience. Pour un montant plus élevé, des assiettes de charcuteries et de fromages ainsi que des huîtres peuvent être apportées sur la table.

Par la suite, l’hôtel W propose à ses invités de passer dans la pièce d’à côté, au Vivoir, pour continuer le 5 à 7. Éclairage envoûtant, décor chaleureux aux allures de lounge branché parisien, mixologues aventureux et prestation de DJ attendent les visiteurs en quête de plaisir. De jour, le Vivoir, c’est aussi un espace de travail collaboratif où des baristas peuvent préparer de délicieux cafés pour les travailleurs.

Finalement, l’expérience W se conclut au restaurant TBSP. À la fois chic et décontracté, l’endroit procure une impression sous-marine. Le plafond métallisé qui imite des vagues oscillantes, les fauteuils bleus et le papier peint qui passe de la couleur du coucher du soleil au bleu de la mer créent un environnement stimulant pour l’appétit.

À cet effet, deux menus sont proposés par le chef Jean-Paul Girouard : le Festa et le Festina. Au coût de 85 $ par personne, le menu Festa comprend six services à partager en plus de desserts. Les plats du chef sont d’inspiration italienne, on trouve donc au menu des plateaux d’antipasti, une salade panzanella, de délicieuses moules au vin blanc, des pâtes fraîches et un short rib de bœuf braisé au chinotto sur polenta crémeuse, garni d’une gremolata à l’orange qui n’est pas piquée des vers !

Quant au menu Festina, c’est une version réduite du Festa. Pour 45 $ par personne, les convives se régalent tout autant, mais en plus petite quantité. Ce menu est idéal lorsque les virées à la Champagne Box et au Vivoir ont été bien arrosées et que l’appétit se voit amoindri.

Pour vivre les expériences de la Champagne Box et du restaurant TBSP, il faut réserver par l’entremise d’OpenTable.

La fermentation à son meilleur !

De nos jours, lorsqu’on pense à des produits fermentés, on imagine le kombucha, le kimchi ou d’autres excellents produits de la sorte. Mais bien avant la mode des produits lacto-fermentés, il y avait un ingrédient populaire qui trônait dans tous les garde-manger de ce monde et qui possède des propriétés incroyables : le vinaigre. Comment produit-on le vinaigre ? Pour résumer, c’est le résultat de l’oxydation du vin ou d’une solution alcoolisée. Cette oxydation, on l’obtient grâce à la fermentation. Grâce à elle, l’alcool se transforme en acide acétique.

Cette introduction éducative était là pour vous présenter un produit du terroir, biologique, artisanal et québécois à découvrir absolument : le vinaigre de gadelle blanche bio. La ferme et vinaigrerie du Capitaine Noël, située sur l’île d’Orléans, fabrique ce produit de A à Z. Fait de vin de gadelle blanche biologique acétifiée vieilli en barriques de bois pendant plusieurs années, le vinaigre est issu d’un processus lent et naturel qui lui confère des arômes distinctifs, mais également des propriétés nutritionnelles. Sans agent de conservation, le vinaigre n’est ni pasteurisé ni filtré.

La gadelle, appelée groseille en France, est quant à elle un petit fruit acidulé et sucré à la chair juteuse qui donne au vinaigre de subtils arômes de baie et de terre. Qui se souvient d’avoir attrapé une grappe de gadelles rouges ou blanches dans le jardin de sa tante ou de sa grand-mère et d’avoir plissé les yeux en croquant ces petites baies surettes ? Ce beau produit d’ici nous offre un peu de ce tendre souvenir, mais en version plus délicate et raffinée. Il s’utilise tant dans la confection de vinaigrettes qu’en assaisonnement simple sur des tomates gorgées de soleil (ça s’en vient !), garnies d’un effiloché de feuilles de basilic génois et assaisonnées d’une généreuse pincée de fleur de sel de Guérande.

Entre 4,50 $ et 42 $ selon le format, à la boutique en ligne

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