Dix restos de sushis à découvrir

Pour la dégustation de sushis, le Jun I est une adresse incontournable à Montréal.
Photo: Adil Boukind Le Devoir Pour la dégustation de sushis, le Jun I est une adresse incontournable à Montréal.

Il y a les secrets bien gardés, les arrêts obligatoires et ceux qui valent le détour. Il y a surtout des incontournables en tout genre qu’il fait bon de partager. Pour le plaisir de vos palais, Le Devoir a donc imaginé un rendez-vous sous forme de carnet gourmand, à raison d’un thème à la fois. Et comme le temps est aux repas pour emporter, voilà un joli prétexte pour dresser la liste de 10 savoureux restos de sushis : des classiques, des nouveautés et des méconnus.

MONTRÉAL

Fleurs et cadeaux

 

Sis dans une jolie maison rose du quartier chinois, Fleurs et cadeaux conquiert les amateurs de cuisine japonaise depuis près de deux ans. Pourquoi Fleurs et cadeaux ? Pour le clin d’œil à la boutique d’art qui s’y trouvait auparavant et pour l’originalité qui vient avec. D’ailleurs, l’originalité est sans contredit le mot d’ordre dans ce repaire coloré et dynamique qui offre bien plus que les classiques makis. La clientèle se masse pour avoir son bol de chirashi, un assortiment de sashimis ou de légumes marinés sur du riz à sushi, ou encore les témakis à rouler soi-même. En raison de la situation actuelle, l’adresse est momentanément fermée.

1002, rue Saint-Urbain

 

Maïko sushi

Un simple coup d’œil au compte Instagram du Maïko donne l’eau à la bouche et confirme les échos qui viennent à nos oreilles, soit qu’il s’agit d’une adresse alliant générosité et finesse depuis 25 ans. Il est de mise d’y commander l’omakase, le menu dégustation, qui comprend un éventail de produits du moment apprêtés selon l’inspiration du jour. La carte variée vous laissera peut-être perplexe, mais soyez sans crainte. La cheffe Maïko Tran a fait le pari — réussi — de réjouir le plus de gens possible en incluant du foie gras et du filet mignon, mais son cœur est toujours dans l’art du sushi.

3339, boulevard des Sources, Dollard-des-Ormeaux

 

Jun I

Le Jun I est une adresse incontournable dans tous les sens du terme. D’abord pour le savoir-faire du chef copropriétaire, Junichi Ikematsu, qui façonne des sushis depuis près de 40 ans. Ensuite pour la grande variété de poissons, comme l’aiguille de mer, le barracuda, la sardine japonaise et le poisson volant, des espèces que peu de chefs savent transformer en sushis. Pour l’excellent riz également. Une base essentielle qui s’apprend avec patience et qui révèle toute la rigueur en cuisine. Incontournable aussi pour sa sauce soya maison, sa carte fixe, mais enjolivée de quelques créations saisonnières, et ses sakés d’importation privée. Incontournable enfin pour la philosophie japonaise, qui chérit la fraîcheur et la simplicité.

156, avenue Laurier Ouest

 

Sushi Momo

Comment décrire ce qui fut la plus délicieuse collation — impromptue ! — d’après-midi ? C’est savoureux, avec un beau jeu de textures. À mille lieues des sushis végétaliens que vous avez déjà essayés ou de ce que l’idée peut évoquer dans votre esprit. C’est gourmand et frais à la fois. Comme ces makis au tofu sucré japonais, qui n’ont rien à envier aux sushis traditionnels. Ou encore ceux aux champignons — enoki, pleurote, portobello — avec miso à l’huile de truffe, pour lesquels on ferait sans cesse de grands détours pour s’en mettre sous la dent ! Mémorables, les sushis du Momo ? Et comment.

3609, rue Saint-Denis

 

Tri express

Est-ce l’histoire rocambolesque du chef Tri Du ou son talent vanté à tout vent qui nous font pousser la porte du Tri express pour la première fois ? Nul ne s’en souvient vraiment. Mais la fraîcheur, le talent et la joie de vivre qui émanent des créations du chef sont assurément les raisons qui font qu’on y retourne. Il faut dire qu’on s’y sent rapidement chez soi, dans un antre — réellement ! — accueillant et convivial. Aller chez Tri, c’est comme aller chez un ami qui cuisine vraiment bien ! Et avec Le P’tit Tri, dans La Petite-Patrie, le bonheur s’étire comme un sourire.

1650, avenue Laurier Est

 

Le Kioko

À l’image de son néon, Le Kioko offre une cuisine japonaise accessible qui plaît autant aux initiés qu’aux néophytes. La variété de sushis colorés reste en terrain connu, avec des protéines classiques tels le saumon, le thon et le tobiko, mais propose une twist intéressante avec de beaux amalgames d’ingrédients, comme de l’oshinko (du radis mariné) et du poireau. On garde en tête les sashimis de bar et de pieuvre et le tartare de crabe des neiges. Une belle adresse pour ceux qui veulent ne pas bouleverser leurs habitudes tout en étant joliment étonnés.

3735, rue Notre-Dame Ouest


 

QUÉBEC

Sushi vivi

 

Comme le dit l’adage : l’habit ne fait pas le moine. Les façades non plus ! C’est du moins ce qu’on se dit après une première visite chez Sushi vivi, ni plus ni moins une des meilleures adresses de la capitale. Pour la famille Zhang, la fraîcheur n’est pas qu’une mission d’entreprise, c’est une évidence. N’hésitez pas à commander le « combo » luxueux pour deux, du gros plaisir en bouche à prix doux. Parfait pour les soirs d’hiver passés en confinement ! Sushi vivi est un véritable secret bien gardé qu’il fait bon ébruiter.

2271, boulevard Louis-XIV

 

Nihon sushi

Cette adresse du quartier Sillery a récemment été rachetée par quatre entrepreneurs friands de sushis qui ont non seulement revampé l’intérieur du restaurant, mais aussi son menu. On savoure des sushis parfaitement garnis de poissons issus de la pêche durable, mais aussi des versions végétaliennes si délectables qu’elles font de l’ombre aux classiques. Mention spéciale pour le sakari aux champignons, le maki avec hamachi et clémentine et le service souriant et attentionné.

1971, rue de Bergerville


 

MAURICIE

Le Lutin Marmiton

 

Le chef Simon Lafontaine a trouvé dans le sushi un bon véhicule pour transmettre son amour des produits forestiers au plus grand nombre. Anciennement chef et gérant d’un Sushi taxi, ce diplômé en cuisine a renoué avec ce classique japonais avec les encouragements de son associée, Delphine Martinez. D’abord mensuelle, l’offre est rapidement devenue une récurrence du jeudi. Et pour cause, les sushis, garnis de champignon crabe, d’orpin pourpre ou encore de têtes de violon marinées, sont de véritables surprises en bouche. Le service est sur pause pour l’instant, mais offert en formule traiteur pour les groupes.

2410, avenue Principale, Saint-Élie-de-Caxton


 

GASPÉSIE

Sekai no sushi

 

Aventure familiale qu’est le Sekai no sushi pour Cindy Huard et son fils Jean-Denis, qui proposent une grande variété de sushis à faire saliver. On aime particulièrement les propositions traditionnelles : elles font honneur au Japon et aux pêches locales. Ceux qui préfèrent l’originalité des sushis revisités seront servis avec des options agrémentées de mozzarella, de poulet grillé ou encore d’amandes. À noter, de délicieux tartares sont au menu, de même qu’une salade de wakamé épicée.

70, boulevard René-Lévesque Ouest, Chandler

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