En novembre, on boit chaud, on s’inscrit à un panier bio d’hiver et on profite des poireaux

Julie Aubé
Nutritionniste et autrice
Avez-vous remarqué que, parmi les derniers légumes d’automne, le pourpre semble vivre une heure de gloire?
Photo: Getty Images Avez-vous remarqué que, parmi les derniers légumes d’automne, le pourpre semble vivre une heure de gloire?

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Pour inviter la proximité au menu, en novembre, c’est le temps de…

1. Cuisiner sa citrouille

On l’a décorée de façon qu’elle reste comestible. On a célébré l’Halloween. C’est maintenant le temps de cuisiner sa citrouille, si ce n’est pas déjà fait ! Vous manquez de temps ? Transformez-la en purée, congelez-la et cuisinez-la plus tard en muffins, gâteau, potage, pain ou autres délices.

2. S’inscrire à un panier bio d’hiver

J’en ai glissé un mot en octobre, mais je me permets un rappel, puisque les inscriptions vont bon train et que les places sont limitées. Un panier bio d’hiver assure un approvisionnement solidaire de légumes de proximité variés tout au long de la saison froide, et ce, en toute simplicité !

3. Apprivoiser le topinambour

Pour le situer, si on le connaît peu, le topinambour ressemble un peu à une racine de gingembre, son goût rappelle celui de l’artichaut et il se cuisine comme la pomme de terre (sauté, rôti, en potage, en purée, en gratin…). Il se récolte tard à l’automne, souvent même après un premier gel. Novembre est le moment par excellence pour l’inviter au menu.

4. Voir la vie en mauve

Avez-vous remarqué que, parmi les derniers légumes d’automne, le pourpre semble vivre une heure de gloire ? Dernières aubergines, chou rouge, chou frisé violacé, radicchio, oignons rouges… et c’est sans parler des pommes de terre bleues, des carottes violettes et des choux-fleurs mauves que l’on trouve au marché ! Chassez la grisaille et empourprez vos assiettes d’un violet de saison !

5. Boire chaud

Bien sûr, on les aime toute l’année, nos boissons chaudes préférées. Mais ne vous semblent-elles pas encore plus réconfortantes quand nos doigts froids rencontrent la tasse chaude et que la gorgée avalée nous réchauffe de l’intérieur ? Localement, on explore le vaste choix de tisanes et d’infusions proposées par les cueilleurs, les jardiniers et les artisans gourmands. Et que diriez-vous d’un réconfortant jus de pomme chaud épicé, préparé à base du jus brut d’un verger de proximité ?

6. Découvrir l’églantier

Fruit du rosier sauvage, l’églantier (cynorhodon) est à son summum récolté après le premier gel. On le trouve dans de nombreux secteurs du Québec maritime, où des cueilleurs, des artisans et des chefs le transforment en jus et en pâtes de fruits, en beurres, en sirops et autres délices. L’apprêter est un travail de moine, puisqu’il y a peu de chair par fruit comparativement aux graines qui se cachent en son centre, accompagnées de petits poils dont on doit se débarrasser. Les produits de l’églantier sont, en ce sens, de savoureux trésors.

7. Cuisiner les tomates vertes

Quel jardinier ne se retrouve pas avec des tomates vertes lorsqu’il ferme le potager en fin de saison ? Il est possible de les laisser mûrir à l’intérieur, dans un sac de papier à la température ambiante. Ou encore de les transformer en relish, en ketchup vert, en gâteaux et même en confiture.

8. Profiter des poireaux

Potages, quiches, poireau vinaigrette, tartes salées, trempettes : ne poireautez pas pour profiter de cette élancée plante alliacée pendant qu’elle est de saison. Cuisinez-la sans retenue et congelez-en en prévision du moment où la version locale aura déserté les étals.

9. Rôtir du chou de Bruxelles

Au marché, on peut mettre la main sur des tiges de chou de Bruxelles. On peut soit détacher les choux nous-mêmes, soit les rôtir directement sur tige : présentation spectaculaire garantie ! Sur tige ou pas, ces mignons mini-choux sont à leur apogée lorsqu’ils ne sont pas trop cuits. Ils sont exquis rissolés à la poêle ou rôtis au four, avec un peu d’huile et de sel, jusqu’à ce qu’ils soient al dente et colorés.

10. Lancer sa saison de visite de marchés des Fêtes

C’est en novembre que débute le grand bal des marchés de Noël, qui se multiplient aux quatre coins du Québec. L’occasion de s’éloigner plus souvent des centres commerciaux bondés et de faire quelques emplettes directement auprès d’agriculteurs et d’artisans d’ici pour gâter des êtres aimés ou assembler des ingrédients pour les festins à venir. 

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