La Semaine du burger est de retour jusqu'au 14 septembre

Sophie Ginoux Collaboration spéciale
Le burger bacon + bacon + bacon de Chez Simon Cantine Urbaine est l'une des créations préférées du public cette année. 
Photo: Chez Simon Cantine Urbaine Le burger bacon + bacon + bacon de Chez Simon Cantine Urbaine est l'une des créations préférées du public cette année. 

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Cette « burgermanie », devenue le rendez-vous le plus important du genre au monde avec plus de 350 000 participants chaque année, pandémie ou pas, nous confirme à quel point nous aimons ce mets… qui nous le rend bien, avec une déclinaison infinie, voire improbable, de recettes !

Dire que tout a commencé par une simple discussion entre deux amis qui voulaient savoir quels étaient les meilleurs burgers à Montréal. Na’eem Adam et Thierry Rassam se doutaient-ils, alors, qu’en l’espace de quelques années leur joute amicale se transformerait en un véritable phénomène s’étendant bien au-delà de la métropole ? « Absolument pas ! dit Na’eem. Quand nous avons organisé la première Semaine du burger, en 2012, nous étions déjà très contents qu’une trentaine de restaurants participent à l’événement. »

Pourtant, les choses sont allées vite. Année après année, le festival a doublé de volume et s’est propagé à travers plusieurs villes du Québec, puis du Canada. Même Port-au-Prince, en Haïti, dispose maintenant de sa Semaine du burger ! « Ce qui nous prouve que c’est vraiment le plat préféré de beaucoup de gens ! » indique le promoteur, qui vient de déployer sa dixième édition, du 1er au 14 septembre.

Créativité et bombance au menu

Même si, sous sa forme initiale, un burger est simplement constitué de pain, d’une boulette de viande et de condiments, force est de constater, en salivant devant le choix offert pendant la Semaine du burger, que l’imagination n’a aucune limite quand il s’agit de décliner cette spécialité.

Les versions classiques et épurées du burger proposées par certains restaurants, comme l’EggsŒufs ou Maynard, en côtoient d’autres très intrigantes, à l’image du burger de yack de Caribou gourmand, ou carrément indécentes, comme le Hangover, une montagne de crêpes garnies de bœuf, de fromage, de salsa aux fraises et à la mangue et de sirop d’érable qu’on peut déguster à la chaîne La belle et le bœuf.

« La Semaine du burger donne effectivement aux chefs l’occasion de créer librement leur vision du burger, explique Na’eem Adam. Certaines de ces créations semblent assez éloignées du plat original, mais j’ai par expérience appris qu’il ne faut jamais contredire un chef ! Ces burgers surprenants ont toujours un lien avec le thème. » Il ne faut donc pas s’étonner de croiser un miniburger épicé déposé sur un Bloody Caesar au pub Galway, ou encore un pain brioché contenant une boulette de brownie, de la crème glacée à la vanille, du bacon, des fruits et du coulis de chocolat blanc à l’érable dans la version Sugar Rush de Champagne Chocolatier.

Alors, oui, la Semaine du burger est pleine de surprises au sens large du terme, mais elle suit aussi des tendances fortes que l’on constate dans la restauration. « Cette année, les burgers au poulet frit et les burgers végétariens sont plus nombreux, dit le promoteur. On remarque aussi un retour à une vision plus classique et réconfortante du burger, propice au transport et à la livraison. »

10 ans, ça se fête !

La 10e édition de la Semaine du burger est, tout comme la précédente, marquée par un contexte pandémique qui a propulsé l’offre en ligne. De nombreux restaurants sont également aux prises, cette année, avec un manque de main-d’œuvre criant. Mais qu’à cela ne tienne, l’événement demeure toujours aussi populaire. « Nous avons une vraie communauté de fans sur les réseaux sociaux et nous savons que certains mordus mangent chaque année 25 ou même 30 burgers des restaurants participants ! » se réjouit Na’eem Adam.

Le festival s’accompagne chaque année de plusieurs prix récompensant les burgers favoris du public et d’un jury. Et pour sa dixième édition, à la demande générale des restaurateurs comme des gourmands, l’événement s’étend sur deux semaines plutôt qu’une. Une manière de mieux le célébrer et de ne pas faire exploser son taux de cholestérol en moins de sept jours.

La Semaine du burger s’associe d’ailleurs une nouvelle fois avec des organismes d’aide alimentaire. Elle appuie notamment Anorexie et boulimie Québec (ANEB), ainsi que la banque alimentaire Moisson Québec, à raison d’un dollar par burger vendu.

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