Six poissonneries où faire provision de poissons d’ici

Par l'équipe de Caribou
Collaboration spéciale, cariboumag.com
À la poissonnerie Ô, qui a ouvert ses portes l'automne dernier, le comptoir est rempli de poissons et de fruits de mer du Québec et des provinces voisines.
Photo: Poissonnerie Ô À la poissonnerie Ô, qui a ouvert ses portes l'automne dernier, le comptoir est rempli de poissons et de fruits de mer du Québec et des provinces voisines.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Au même titre que la fonte des neiges ou que la coulée des érables à sucre, l’ouverture de la pêche au crabe des neiges marque indéniablement l’arrivée du printemps et le début de la saison des poissons et des fruits de mer frais. Voici un survol de poissonneries qui mettent en valeur ce délicieux crustacé et toute la variété de produits des cours d’eau québécois. Pour du poisson frais, 100 % local !


 

Poissonnerie Fou des Îles

À Montréal, les deux succursales de la poissonnerie Fou des Îles proposent des produits provenant du Québec et d’ailleurs, mais à condition qu’ils soient issus de valeurs en accord avec une pêche responsable et la conservation des ressources naturelles. Le nom le dit, on offre chez Fou des Îles plusieurs produits provenant des îles de la Madeleine. En plus des arrivages frais, on trouve dans les réfrigérateurs et congélateurs divers produits tels que des saucisses de poisson, de la viande de phoque, des rillettes ou des terrines.

1253, rue Beaubien Est, Montréal et 138, rue Fleury Ouest, Montréal

 

Poissonnerie Ô

Ouverte depuis l’automne dernier dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, la poissonnerie Ô a pour mots d’ordre l’approvisionnement local et la pêche durable. Ici, le comptoir est rempli de poissons et de fruits de mer du Québec et des provinces voisines. Avant d’ouvrir leur commerce, Sandrine et Sean sont allés rencontrer des producteurs et ont visité des usines de transformation afin de bien comprendre la chaîne d’approvisionnement. Aujourd’hui, le couple se fait un plaisir de partager ses connaissances et de conseiller les clients. En plus des produits frais de qualité, on trouve sur place une section épicerie proposant des plats prêts-à-manger et des produits pour cuisiner le poisson.

3414, rue Ontario Est, Montréal

 

Poissonnerie Lauzier

Puisque nous voyagerons cet été au Québec, la poissonnerie Lauzier, à Kamouraska, est un bon arrêt à mettre sur la route pour s’approvisionner en produits de la mer locaux. L’entreprise familiale créée en 1996 possède son propre permis de pêche au crabe et est un des fournisseurs en fruits de mer et en poissons de plusieurs restaurants montréalais. Si vous êtes de passage, n’oubliez pas d’apporter une glacière pour faire provision de trésors frais ou pour vous procurer des produits transformés sur place : poissons fumés ou marinés, cretons d’esturgeon, sauces, pâtés, bisques ou saucisses de poisson. Attenant à la poissonnerie, on trouve aussi un bistro où l’on peut commander des tartares, des guédilles ou des lobster rolls. Il y a aussi une succursale à Saint-Jean-Port-Joli.

57, avenue Morel, Kamouraska et 220, avenue de Gaspé Ouest, Saint-Jean-Port-Joli

 

Les délices de la mer

Mené par le Gaspésien Christian Servant, la poissonnerie Les délices de la mer a essaimé un peu partout dans la province. On retrouve ses comptoirs gorgés de poissons québécois (les produits d’ici occupent jusqu’à 90 % des étalages) à Montréal, à Boucherville, à Québec et, bien sûr, à Sainte-Anne-des-Monts, là où l’aventure a commencé en 1998. Là-bas, la poissonnerie se double également d’une épicerie fine. Les délices de la mer sont aussi un endroit de prédilection pour mettre la main sur les produits d’Atkins & Frères, renommés pour leurs saumons, rillettes, maquereaux et fruits de mer fumés.

7070, avenue Henri-Julien, marché Jean-Talon, Montréal ; 250, boulevard Wilfrid-Hamel,
Grand Marché, Québec ; 393, rue Samuel-de Champlain, Boucherville et 25, boulevard Sainte-Anne Ouest, Sainte-Anne-des-Monts

 

Les Pêcheries Raymond Desbois

Entre la mer et l’assiette, il n’y a qu’un pas chez les Desbois ! L’entreprise familiale pêche elle-même crevettes, morues, crabes des neiges, homards, flétans, turbots et pétoncles dans les eaux de la Gaspésie, avant de les écouler dans ses deux établissements de la Vieille Capitale. Le clan Desbois est également derrière le restaurant la Gaspésienne 51, attenant à sa poissonnerie de Sillery, qui propose un menu 100 % frais et local. Fondée par le patriarche Raymond Desbois, l’entreprise est maintenant entre les mains de son fils Bertrand, qui possède une variété de permis de pêche, et de ses filles Myriam et Katherine.

1628, chemin Saint-Louis, Québec et 4900, boulevard Pierre-Bertrand, Québec

 

Poissonnerie Raymer

En matière de fraîcheur, difficile de faire mieux que Raymer Aquaculture. L’entreprise de New Richmond, dans la Baie-des-Chaleurs, élève elle-même les ombles chevaliers et les ombles de fontaine (aussi connues sous le nom de truite rouge et de truite mouchetée) qu’elle transforme et vend dans sa boutique. Soucieuse de l’environnement et d’une pisciculture durable, la compagnie dirigée par Raynald Mercier et sa fille Sabrina est certifiée Ocean Wise depuis 2018. On y retrouve également une panoplie de poissons et de crustacés locaux, ainsi qu’une grande variété de sushis préparés sur place.

123, chemin de Saint-Edgar, New Richmond

Calendrier des arrivages

Le Québec est riche de ses cours d’eau et de son fleuve qui se transforme en véritable mer. Les ressources halieutiques de la province sont aussi vastes : à lui seul, le Saint-Laurent contient 73 espèces de poissons. Voici un calendrier pour se nourrir à l’année de ce qu’offre notre garde-manger maritime.

Mars : La pêche au crabe des neiges s’amorce généralement fin mars, selon les conditions météorologiques. Cette année, la saison a démarré le 25 mars. Pour les amateurs de fruits de mer, c’est le début officiel du printemps !

Avril :En avril, c’est au tour des crevettiers de prendre la mer pour ramener les délicieuses crevettes nordiques. Pour les marins d’eau douce, c’est aussi le début de la pêche sur les milliers de lacs de la province, qui permet d’ajouter truites, saumons, brochets et dorés au menu.

Mai : En mai, le flétan, un poisson de fond, refait surface pour arriver sur nos tables ! C’est aussi le début de la saison du homard, qui se poursuit jusqu’en juillet.

À l’année : Grâce à l’aquaculture, plusieurs espèces sont disponibles fraîches à l’année. C’est notamment le cas des moules, de l’omble chevalier et de l’omble fontaine. Même les huîtres ne sont plus limitées aux mois en « bre » grâce au travail de mariculteurs qui affinent ce mollusque dans les eaux de la Gaspésie, des îles de la Madeleine et de la Côte-Nord. Ajoutons à cela des produits transformés comme les pétoncles, les buccins, le hareng ou la mactre de Stimpson. Le choix est vaste !

Source : Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec