Laurentides gourmandes

Jessica Dostie Collaboration spéciale
Pourquoi ne pas s’arrêter à la Maison Lavande, à Saint-Eustache, pour déguster un yogourt glacé à la lavande?
Photo: Sarah Babineau Pourquoi ne pas s’arrêter à la Maison Lavande, à Saint-Eustache, pour déguster un yogourt glacé à la lavande?

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Et si on profitait du beau temps pour visiter quelques fleurons du terroir de chez nous ? À moins d’une heure du centre-ville de Montréal, cette boucle d’une vingtaine de kilomètres, de Saint-Eustache à Mirabel, en passant par Saint-Joseph-du-Lac, se parcourt autant à vélo qu’en auto. À la découverte de cinq producteurs — institutions comme nouveaux venus — et des routes de campagne des Basses-Laurentides.


 

Un vignoble

La randonnée commence un peu en retrait de Saint-Eustache, à quelques minutes à peine du cœur industriel de la ville. En un peu plus de 20 ans, le vigneron Daniel Lalande est arrivé à produire des crus de grande qualité — notamment le rosé Gabrielle (cépages seyval noir, sabrevois, frontenac gris et sainte-croix), qui figure bon an, mal an, dans le palmarès des meilleurs vins d’ici — et s’affiche désormais comme l’un des chefs de file de la viticulture québécoise. La dégustation de vins, les visites guidées en plein air, tout comme le brunch du dimanche et autres activités ont recommencé tranquillement depuis le début du mois de juillet. Le chai et la cuverie ne seront toutefois pas ouverts au public cet été.

Vignoble Rivière du Chêne (Visite guidée incluant une dégustation de 5 vins : 10 $)

Un verger et sa distillerie

Un verger en été ? Entre la saison des pommiers en fleurs et celle des récoltes, le domaine d’Éric Lafrance et de Julie Hubert continue à accueillir les promeneurs. Consignes sanitaires obligent, il n’est toujours pas possible de visiter la cidrerie ni la distillerie, où sont produits les cidres de glace, cidres mousseux et spiritueux, dont le tout nouveau Dandy Tonic, pour le moment exclusivement vendu sur place. Qu’à cela ne tienne, la boutique gourmande, où faire le plein de pâtisseries à la pomme, est ouverte. On peut donc déguster une barbotine aux pommes en admirant la vue sur la nature environnante et faire une promenade dans les vergers.

Domaine Lafrance (La boutique est ouverte du mercredi au dimanche)

Une cabane à sucre

À l’heure du lunch, on s’arrête chez Vincent Dion Lavallée, à Saint-Benoît de Mirabel. La nouvelle formule du chef, qui transpose sa cabane à sucre dans son verger et nous permet de pique-niquer en toute simplicité sur ses terres, est inspirée des récoltes du moment. Il suffit d’apporter sa couverture ! Pour 80 $, on obtient un repas plus que copieux pour deux personnes (voire plus !), de quoi sustenter tous les appétits. Au menu en juillet : soupe froide de petits pois et menthe du jardin, salade de haricots, tartare de bison, rôti de porc froid, sucrine d’Oka, guédille de légumes croquants, saucisses, salade de concombre et courgette, salade de fraises et biscuits au caramel d’érable salé. Si on le souhaite, on peut même se procurer sur place une bouteille de vin du Québec pour accompagner notre repas.

Cabane d’à côté (Du jeudi au dimanche ; réservations requises)

Une miellerie

Curieux de découvrir le monde bourdonnant des abeilles ? Bonne nouvelle : les visites guidées reprennent graduellement chez Intermiel. La nouvelle formule respectant les recommandations de distanciation physique, en groupes restreints, offre une expérience encore plus personnalisée. En compagnie d’un apiculteur, on visite les installations, y compris l’hydromellerie et la distillerie, en plus d’assister à l’ouverture d’une ruche et à un atelier sur l’extraction du miel, et de déguster des produits. Pas moins d’une dizaine de variétés différentes de miel sont vendues sur place, de même que les hydromels primés de la maison.

Intermiel (Du jeudi au dimanche ; 18 $ par adulte et 10 $ pour les 4 à 11 ans)

Une lavanderaie

Ici, les champs de lavande — généralement en fleurs de la fin de juin au début du mois d’août — s’étendent sur un kilomètre. Il suffit de passer la porte du domaine imaginé par Nancie Ferron et Daniel Joannette, les propriétaires, pour se croire en Provence et se laisser enivrer par les couleurs, les odeurs, les saveurs. L’occasion est trop belle : on en profite pour se rafraîchir au terme de cette journée bien remplie avec une limonade, un yogourt glacé ou encore un café glacé, tous parfumés à la lavande, à déguster au détour du petit sentier boisé qui borde les champs. La boutique propose aussi tout un lot de petits pots gourmands infusés de lavande, dont quelques nouveautés (Sucre à la crème à la lavande, Caramel pacanes à la lavande ou Confiture fraises, coriandre et lavande, pour n’en nommer que quelques-unes), de même que des savonnettes, crèmes et autres créations parfumées.

La Maison Lavande (Entrée : 10 $ par adulte)