Le bar à vin Mon lapin au pinacle

Mon lapin s’est vu récompensé du prix du restaurant de l’année.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Mon lapin s’est vu récompensé du prix du restaurant de l’année.

Les chefs David McMillan et Frédéric Morin ont fait coup double lundi soir lors de la 2e édition du Gala des Lauriers, leur bar à vin Mon lapin récoltant le prestigieux prix du restaurant de l’année, en plus de leur valoir, par la bande, et pour l’ensemble de leur oeuvre, qui compte notamment Joe Beef et Vin papillon, le Prix du rayonnement de la culture culinaire lors de cette grande fête de la gastronomie québécoise.

Le Devoir n’avait eu que de bons mots lors de son passage dans cette nouvelle maison, dont les stars sont Marc-Olivier Frappier et Vanya Filipovic, le premier préparant une cuisine hors pair, la seconde dénichant des bouteilles formidables. La chef Jessica Noël complète la constellation qui fait montre du meilleur dans le savoir-faire québécois.

À L’Arsenal, où se déroulait le gala, ont également défilé des artisans et des artistes qui, pour plusieurs dans l’ombre, contribuent à l’expérience exceptionnelle des tables québécoises aux quatre coins de la province.

Si tous étaient réunis pour un même repas, cela donnerait ceci. Au service en salle, nous aurions Denis Lessard, du restaurant Le Serpent, à Montréal. Au moment de passer à table, l’apéritif nous serait offert par Émile Archambault, du Petit Mousso à Montréal, nommé bartender de l’année. Ses créations à base de trésors québécois fermentés, macérés et infusés amènent certainement la mixologie à un autre niveau. Dans la cuisine officierait le chef du Champlain, Stéphane Modat, dont les idées et les prouesses lui ont valu le prix de Chef de l’année.

Bio et responsable récompensés

Tout juste avant de recevoir nos entrées, ce serait au tour de la sommelière Véronique Rivest, du bar à vin Soif, à Gatineau, véritable inspiration pour toutes les femmes dans le métier, de nous accompagner. La sommelière de l’année nous suggérerait un vin québécois biologique rare, si bien que les cuvées sont presque toujours en rupture de stock. Il proviendrait du vignoble Les Pervenches, à Farnham, de Véronique Hupin et Michael Marler, lauréats du prix Artisan de l’année.

Photo: TV5 Véronique Rivest est nommée sommelière de l’année.

Au menu, nous remarquerions que le poisson est certifié Fourchette bleue, un programme qui vise à la bonne gestion des espèces marines du Saint-Laurent, aussi nommé Initiative de l’année. En fin de service, le plateau de fromages met en vedette les produits de Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin, de la fromagerie fine Au Gré des Champs, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à qui le prix du Producteur de l’année a été décerné.

Sans oublier le pain ! celui de Jochen Niemand, de la Boulangerie Niemand, à Kamouraska, lauréat du prix du boulanger de l’année. Pour couronner le repas en beauté, une délicatesse signée Stéphanie Labelle, de Pâtisserie Rhubarbe, qui est repartie avec le prix de la Pâtissière de l’année.

En vrac, l’édition 2019 des Lauriers aura aussi récompensé d’inspirantes pointures, en plus de rendre hommage au pionnier de la gastronomie québécoise Jean-Paul Grappe. Le prix de la Révélation de l’année a été remis à Benjamin Mauroy-Langlais, du Petit Mousso.

Dans la catégorie du Tourisme gourmand, le prix a été remis aux Jardins de Métis, à cheval entre le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, alors que le prix de l’événement gastronomique a été décerné à Foodcamp de Québec.

Du côté de la cuisine de rue, c’est Grumman’78 qui a remporté le prix du Food Truck de l’année. Et finalement, le public a voté pour Ricardo comme personnalité phare de notre gastronomie. Et c’est le grand Jean-Paul Grappe qui a reçu le Prix hommage de la 2e édition des Lauriers de la gastronomie québécoise.