Vers une production céréalière mondiale «record»

La production céréalière dans les pays à faibles revenus et à «déficit vivrier» devrait également augmenter de 2,2 % cette année.
Photo: Guillaume Souvant Agence France-Presse La production céréalière dans les pays à faibles revenus et à «déficit vivrier» devrait également augmenter de 2,2 % cette année.

Paris — La production céréalière mondiale « devrait atteindre un niveau record en 2017 », à 2,611 milliards de tonnes, a annoncé jeudi la FAO, après avoir alerté la semaine passée sur une brusque augmentation de la faim dans le monde en 2016.

Des « gains majeurs » sont attendus sur les récoltes en Argentine et au Brésil, tandis qu’une hausse de la production de 10 % est attendue en Afrique cette année, tirée par les récoltes de maïs en Afrique australe et celles de blé dans les pays nord-africains, indique l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué.

La production céréalière dans les pays à faibles revenus et à « déficit vivrier » devrait également augmenter de 2,2 % cette année, contribuant à réduire les besoins en importations.

Ces progressions sont « sur le point d’avoir un effet positif sur l’approvisionnement alimentaire mondial, mais les conflits civils en cours et les chocs climatiques compromettent les efforts visant à réduire les souffrances liées à la faim », ajoute la FAO.

Les récoltes seront aussi affaiblies dans les Caraïbes par les récents ouragans, et en Afrique de l’Ouest par les inondations.

La semaine dernière plusieurs agences de l’ONU, dont la FAO, ont tiré la sonnette d’alarme sur une brusque augmentation de la faim dans le monde en 2016 après dix ans de régression quasi-constante, dûe notamment à la recrudescence des conflits et au réchauffement climatique.

Jeudi, après avoir analysé en détail les perspectives de récolte et la situation alimentaire mondiale, la FAO estime que 37 pays dans le monde, dont 28 en Afrique, ont besoin d’une aide alimentaire externe : l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigeria, le Pakistan, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l’Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe.

La FAO publie quatre fois par an un « rapport sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire » qui complète les analyses semestrielles sur les « perspectives de l’alimentation » dans le monde, publiée la semaine passée. Le prochain rapport est attendu le 7 décembre.

1 commentaire
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 22 septembre 2017 13 h 27

    On se "pète les bretelles"...

    pour des récoltes faramineuss cette année...mais qu'en est-il des néonicotinoîdes... par exemple.?

    La FAO n'en tient pas compte??? Pourtant les Nations Unies devraient savoir!? non?

    Mais ce serait pour nourrir les 10% des nouveaux pauvres et réfugiés.!

    Peut-être que le 7 décembre nous annonceront-ils que des milliers de personnes ont
    succombé à des maladies non encore répertoriées par l'ONU...et ils se demanderont
    comment et pourquoi!