Tokyo sans se ruiner

Dans l’empire du Soleil levant, nul besoin d’éviter les petits bouis-bouis. La salubrité est prise très au sérieux et les intoxications alimentaires sont rares.
Photo: Philippe Mollé Dans l’empire du Soleil levant, nul besoin d’éviter les petits bouis-bouis. La salubrité est prise très au sérieux et les intoxications alimentaires sont rares.

Une fois passées les strictes formalités de douane japonaise, au sortir d’Haneda ou Narita, les deux aéroports de la grande métropole, dirigez-vous vers Shinjuku, un quartier central proche de la magnifique mairie avec ses grandes tours modernes. La visite de ces dernières est impérative le soir (c’est gratuit !) pour observer les lumières nocturnes de la capitale nippone.

Près de la station de métro, on trouve l’hôtel Washington Shinjuku. Le bus en provenance de l’aéroport s’y arrête directement. Il vous en coûtera entre 75 et 130 $ la nuit, selon la saison et l’occupation. Très propres et confortables, les chambres sont petites, mais avec toutes les commodités, dont le Wi-Fi gratuit.

Pour s’alimenter, il est tout à fait possible de manger un repas complet et sain pour pas cher au Japon (autour de 15 $). Partout, dans les gares, les immeubles ou les centres commerciaux, on peut trouver des victuailles qui conviennent à tous les budgets.

Se déplacer

 

Rien n’est plus facile si vous vous dotez au préalable de plans en anglais pour comprendre les transports en commun, bus et métro. On peut aussi voir de plus en plus de vélos qui circulent sur les belles pistes cyclables et bénéficient du respect tant des piétons que des automobilistes. Pour savoir où louer une bicyclette, on peut s’informer auprès du personnel de l’hôtel. Chacun des vélos dispose d’un panier à l’avant qui permet de transporter ses emplettes de gastronome. Les taxis pour de petites courses sont abordables, alors que le voyage entre le centre-ville et l’aéroport peut vous coûter 150 $.

Pour aller de ville en ville, le train reste un moyen de transport privilégié. On achète au préalable, à partir du Canada, son Japan Rail Pass, qui permet de voyager presque partout dans le pays. Toujours propres, à l’heure, les trains sont en fonction tous les jours.

Ne manquez pas de visiter le fameux et unique marché aux poissons de Tsukiji, à Tokyo, qui vit ses derniers moments là où il se trouve. Vétuste et fragilisé par les différentes secousses sismiques, il sera déplacé prochainement. Ceux qui ont la chance d’avoir accès à un appartement doté d’une cuisinette pourront cuisiner de ces poissons frais. Vous n’allez pas le regretter ! Profitez d’ailleurs d’une visite dans ce marché unique pour dénicher de véritables petits trésors, comme de petits restos assaillis par les Japonais à toute heure du jour ou de la nuit et où l’on vous sert des sushis frais débordants de saveur.

Les épicuriens à l’âme de cuistot en profiteront pour acheter de véritables couteaux japonais avec une pierre à affûter. S’ils peuvent paraître chers au moment de sortir le portefeuille, il s’agit d’un achat qui durera toute la vie.

Aux emplettes

 

Les grands magasins japonais sont tous dotés de rayons gourmets à faire pâlir d’envie tous ceux qui aiment manger, y compris votre serviteur. D’ailleurs dans la majorité de ces commerces, on trouve des espaces détente où sont servis des produits hors normes. Dans l’empire du Soleil levant, nul besoin d’éviter les petits bouis-bouis. La salubrité est prise très au sérieux et les intoxications alimentaires sont rares.

Je ne recommande toutefois pas de se risquer à goûter le fugu, ce poisson mystérieux qui peut être dangereux si mal préparé. Le gouvernement japonais a d’ailleurs établi une qualification spéciale pour ses chefs spécialisés, qui apprêtent ce poisson en différentes préparations avec garantie de non-toxicité.

Il arrive même que l’on ait d’agréables surprises : au Hyatt, grand hôtel du centre-ville de Tokyo, on propose avec un service hors pair, entre 18 et 21 h, des boissons à volonté et tapas à la japonaise pour seulement 40 $. Inusité dans cette ville si chère de réputation. On en profite pour admirer Tokyo, ses magnifiques couchers de soleil, ses lumières la nuit.

Combien cela peut-il coûter ?

Une course en taxi de 20 à 30 km : 15 $.

Un petit-déjeuner buffet très copieux dans un hôtel comme le Washington Shinjuku : 15 $.

Le bus pour aller du centre-ville de Tokyo à l’aéroport : 35 $.

Un repas le midi dans un restaurant japonais : entre 15 et 22 $.

Un repas le soir dans un restaurant de qualité en évitant le boeuf de Kobe : entre 30 et 45 $.

Ce qui coûte cher au Japon

 

Les restaurants signature de classe et étoilés ;

Les grands hôtels pour les chambres ;

Les produits de marque ;

Louer une auto (si on comprend le japonais).

 

À ne pas faire

Ne cherchez pas de poubelles dans la rue, elles sont très rares et on conserve ses déchets pour les jeter à la maison ou à l’hôtel. On doit garder sa file à gauche ou à droite — cela dépend des villes — dans les escaliers roulants afin de permettre aux plus pressés de passer. On attend son tour dans la file. Les Japonais sont patients et disciplinés, ne pas crier ou s’énerver, quoi qu’il arrive. Ne pas laisser les enfants jouer n’importe où.

L’argent au Japon

Munissez-vous de dollars américains ou d’euros, ils sont plus faciles à changer dans les hôtels que les dollars canadiens. Les guichets ne sont pas à tous les coins de rue ; certains acceptent les cartes étrangères, vérifier au préalable.

Il est possible de payer presque partout avec votre carte de crédit, seuls quelques taxis font semblant qu’elle ne fonctionne pas.

Le pourboire ne fait pas partie des habitudes au Japon et, tout comme le surplus d’emballage, c’est inclus dans le prix.

Les Japonais aiment jouer à un genre de machine à boule que l’on appelle pachinko. Ils n’hésitent pas à faire la queue dans les établissements pour réserver leur place.

Enfin, voilà de quoi vous donner l’envie de parcourir cet empire unique. Il n’en demeure pas moins que la visite des temples, des nombreux musées et des jardins s’apprécie mieux au printemps avec les cerisiers en fleurs qu’en été lorsque la saison des pluies arrive et qu’il est courant de vivre avec des températures de plus de 30 degrés plusieurs semaines avec un fort pourcentage d’humidité.

Les mythes sur le Japon : vrai ou faux ?

Contrairement à la légende, les geishas ne sont pas des prostituées.

Le boeuf de Kobe n’est pas massé par des lutteurs Sumo.

Les Japonais sont bel et bien attachés à leurs traditions, ce qui leur confère une grande fidélité à l’empereur.

Tous les Japonais ne dorment plus sur des tatamis, même si l’on en retrouve encore dans certaines maisons familiales. Ils sont de plus en plus remplacés par des lits, tout comme les baguettes, qui disparaissent au profit des ustensiles.



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