Je me mets au paléo

Nos chasseurs-cueilleurs d’ancêtres n’avaient personne pour se faire dire quoi manger ou bannir de leur alimentation. Ces veinards insouciants se nourrissaient exclusivement de viande, de poisson, de fruits, de légumes, de graines et de racines. Ils dévoraient des denrées fraîches et ignoraient tout du sucre, des produits laitiers, des céréales, du café, de l’alcool, des aliments transformés (90 % du contenu des tablettes de nos supermarchés!), des aliments édulcorés, faibles en sodium, sans gluten, sans agents de conservation, « sans cholestérol » (sic) et quoi encore!

Pour certains, cette alimentation de l’homme du Paléolithique est pleine de gros bon sens puisqu’elle assura en partie la « survie du plus fort », au sens darwinien. Pionnière du mouvement paléo au pays, la diététicienne-nutritionniste Aglaée Jacob a pour sa part adopté cette diète en 2010 et ne s’en porte que mieux, clame-t-elle. Elle lui attribue même une fertilité retrouvée.

Avec son livre intitulé Je me mets au paléo – 30 jours pour adopter le régime de nos ancêtres et retrouver la forme (éditions Thierry Souccar), Mme Jacob nous met au défi de l’imiter. En quelque 200 pages, elle fait le tour du « pourquoi » de la chose (dont pourquoi il serait souhaitable de manger plus de graisses) et du « comment », cette dernière section étant d’ordre pratique et particulièrement réussie.

Ces ultimes chapitres comprennent notamment trois propositions d’intensité paléo, une liste d’épicerie de laquelle s’inspirer, un diagramme qui permet de reconnaître illico un aliment qu’auraient consommé nos aïeux (« Pouvez-vous prononcer les noms de tous ses ingrédients et les trouver dans votre cuisine? Non? Ne le mangez pas! »), plusieurs recettes (connaissez-vous le « faux riz » et le « faux porridge »?), des conseils pour contrer les effets secondaires susceptibles d’apparaître lors de la transition vers cette diète et des outils pour évaluer objectivement les résultats obtenus au terme du défi de 30 jours. Le tout sans le prêchi-prêcha qui accompagne souvent toute nouvelle conversion, quelle qu’elle soit.

Sur le même sujet : jememetsaupaleo.com, «Cuisine paléo: manger comme nos (vieux, vieux) ancêtres»

Je me mets au paléo

«30 jours pour adopter le régime de nos ancêtres et retrouver la forme», Aglaée Jacob, éditions Thierry Souccar, 2015, 200 pages

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