Une grande tablée contre le gaspillage

La longe de porcelet, le plat principal de la tablée caritative organisée à Québec cette semaine.
Photo: Catherine Ferland La longe de porcelet, le plat principal de la tablée caritative organisée à Québec cette semaine.

La Tablée des chefs fait des petits. Déjà présent à Montréal, dans l’Ouest canadien et jusqu’en Amérique latine, l’organisme vise maintenant à s’établir en permanence dans la région de Québec.

Fondée par Jean-François Archambault, la Tablée vise à nourrir des familles, notamment en contrant le gaspillage alimentaire par la redistribution des surplus et en développant l’autonomie des jeunes par des formations culinaires.

Lundi dernier a eu lieu au Fairmont Le Château Frontenac le 4e festin gastronomique caritatif La Grande Tablée, qui a permis d’amasser 85 000 $ au profit des milieux défavorisés de la région de la Capitale nationale.

Les quelque 300 convives ont pu déguster un menu concocté par une brigade de chefs de Québec réunis pour l’occasion. Après quelques canapés élaborés par Alexis Jégou (VooDoo Grill) servis à l’apéro, les gens ont reçu la première entrée, du thon Albacore mariné à la coriandre et garni de pulpe citron-érable, de minibettes et de crème fraîche, une création de François Blais (Bistro B).

La seconde entrée, qui ne cédait en rien à la première, consistait en un foie gras de canard deux façons : torchon au jus de canard déshydraté et ultrafouetté aux épices, une fantaisie goûteuse proposée par Christian Lemelin et Dominique Dion (Toast !, SSS et Pur Sang).

C’est une longe de porcelet de lait croustillant arrosé d’un bouillon de pot-au-feu et gribiche et flanqué de minilégumes de saison qui constituait le plat principal, une divine « cochonnaille » mitonnée par Baptiste Peupion et Stéphane Modat (nos hôtes du Château).

Pour la suite, on nous proposa un prédessert signé de Guillaume Saint-Pierre (La Planque), soit une fondante pannacotta de Sauvagine Réserve parée de sa courge butternut confite, de raisin bleu séché et d’une croustillante tuile aux marrons.

Puis, en finale, un « contraste et texture » de chocolat présenté comme un trio chou à la crème lacté, bâtonnet glacé et crémeux mi-amer, un dessert élaboré par Éric Lessard (Le Saint-Amour).

S’ajoutant au prix d’entrée des billets, un encan silencieux et un autre crié ont permis de récolter 85 000 $ qui seront redistribués dans la région.

En sollicitant ainsi la générosité des gens d’affaires et des gourmets de Québec, la Tablée des chefs souhaite venir en aide aux jeunes des milieux défavorisés, notamment avec son programme de formation dans les écoles secondaires, les centres jeunesse et les maisons de jeunes. On estime que l’éducation est un outil efficace pour lutter contre le gaspillage alimentaire et promouvoir une alimentation durable.

Il ne fait aucun doute que les convives de cette Grande tablée n’ont pas gaspillé : pour preuve, les assiettes méticuleusement vides rapportées en cuisine par le personnel du Château !