Des jeux de société pour prolonger la magie

Tristan Roulot
Collaboration spéciale
Splendor Duel
Photo: Photo fournie Splendor Duel

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture en cadeau

À l’approche de la saison des Fêtes, face à la pléthore de titres désormais disponibles en magasin, le choix devient cornélien. Nous vous aidons à y voir plus clair, afin d’offrir le jeu parfait à la personne parfaite !

1. En duo : « Splendor Duel »

Vous avez déjà mené mille conquêtes à la tête de votre brillante civilisation dans 7 wonders Duel ? Vous avez fait fortune et troqué chameaux, tissus et épices dans les marchés chamarrés de Jaïpur ? Alors vous êtes prêt à affronter votre partenaire favori en façonnant les couronnes et autres somptueux bijoux de Splendor Duel, qui rejoint le cercle restreint des bons titres réservés à deux joueurs. D’un côté, une pyramide de cartes illustrant les bijoux à confectionner. De l’autre, un damier supportant des pions de couleur, lourds comme des jetons de poker, qui représentent les pierres précieuses nécessaires à leur fabrication. À son tour, le joueur prend jusqu’à trois pierres sur le damier, ou bien les dépense de sa réserve pour fabriquer un bijou. Certains offrent des ressources, des points, ou divers avantages (comme rejouer un tour ou voler une pierre à l’adversaire). Celui qui naviguera le mieux entre prise de risques et gestion de ressources deviendra le meilleur joaillier du royaume. Avec trois façons de remporter la victoire, tout reste possible jusqu’à la dernière carte. Outre un thème de palais vénitiens joliment mis en image, c’est la mécanique parfaitement huilée qui vous fera revenir à ce jeu. L’ensemble est dynamique, plaisant à manipuler et agréable à l’oeil, ce qui fait de Splendor Duel un excellent choix pour initier sa douce moitié aux jeux de société.

Splendor Duel,2 joueurs, 30 minutes, 35 $

2. En famille : « Les aventuriers du rail, le train fantôme »

Ce n’est pas parce que le temps des citrouilles est derrière nous qu’on va bouder la nouvelle version horrifique des Aventuriers du rail, ce grand classique déjà écoulé à plusieurs millions d’exemplaires. Ayant cette fois pour thème un parc d’attractions, cette version se destine à un jeune public autour de 8 ans (même si leurs parents et grands-parents auront au moins autant de plaisir). On garde la mécanique du jeu original, pour poser ses wagons de façon à relier des gares aux noms évocateurs, comme La Grange perdue ou Le Repaire du savant fou… avant qu’un autre joueur ne le fasse à votre place ! Mais le changement n’est pas seulement cosmétique. Cette version propose un jeu resserré, sacrifiant la planification sur plusieurs tours au profit d’un plaisir immédiat. Avantages : les règles s’expliquent en une minute, les parties sont très rythmées et se terminent en deçà de la demi-heure quand un joueur pose son dernier wagon. Les tours s’enchaînent à toute vitesse et personne n’a le temps de s’ennuyer. Le tout permet de maintenir les enfants les plus impatients autour de la table sans qu’ils commencent à se trémousser sur leur chaise. Le plateau est très joliment illustré et si l’on regrette que les wagons soient en plastique plutôt qu’en bois, la qualité globale du matériel en fait un jeu rapide à mettre en place, excitant à jouer et facile à ranger. La clé du succès pour un jeu familial.

Les aventuriers du rail, le train fantôme, 2-4 joueurs, 30 minutes, 50 $

3. Pour tous : la collection Access+

Superbe initiative que cette collection Access+ d’Asmodée, qui revisite certains succès ludiques pour les rendre accessibles aux enfants souffrant de trouble de l’attention, de gestion des émotions, de daltonisme ou de dyspraxie. Autant destinés aux professionnels de l’enfance qu’aux parents, les trois premiers titres parus répondent avec succès à leur ambition d’inclusivité. Le concept du toujours excellent Timeline n’a pas changé, il s’agit toujours de vider sa main en posant différents événements historiques au sein d’une frise temporelle qui se complexifie à mesure qu’elle s’allonge. Mais les deux modes de difficulté, tout comme la taille des cartes, le rendent beaucoup plus engageant pour les plus jeunes. Sur le plan purement thérapeutique, s’y ajoutent douze cartes « expériences personnelles », qui vont servir à l’enfant de jalons pour parler de sa vie en s’appuyant sur les illustrations. Même chose pour le classique Dobble qui, avec ses illustrations et cartes plus grandes, se veut plus facile à manipuler. Enfin, Cortex Challenge est une suite de défis amusants qui font appel autant à l’observation qu’à la logique. Il offre, là encore, plusieurs niveaux de difficulté pour s’adapter à tous les joueurs et une série d’étonnantes cartes en 3D pour faire travailler le sens du toucher. Réalisés en collaboration avec des professionnels, voilà des jeux faits avec sérieux et conviction. Une collection qu’on recommande chaudement aux parents d’enfants jeunes ou à défi particulier, tout comme aux professionnels, et qui prouve une fois de plus que le jeu est encore le meilleur moyen d’apprendre.

Access+ (Timeline, Dobble & Cortex Challenge), 1-4 joueurs, 15 minutes, 35 $

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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