4 idées pour un Noël vert

Jessica Dostie
Collaboration spéciale
On gagne à opter pour des décorations 100 % végétales.
Photo: Pexels On gagne à opter pour des décorations 100 % végétales.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Les fêtes de fin d’année sont réputées pour exacerber la surconsommation et le gaspillage. C’est vrai, on a envie de gâter nos enfants et nos petits-enfants tout en se régalant autour d’une table bien garnie. Après tout, cela n’arrive qu’une fois par année ! Comment tout de même réduire notre empreinte carbone ? Voici quelques suggestions pour un décor de Noël aussi vert que festif.

1. Un sapin naturel ou artificiel ?

Année après année, cette question revient : devrait-on se procurer un sapin naturel ou lui préférer un arbre artificiel, qu’on gardera longtemps ? Si les deux options se défendent, le Centre international de référence sur l’analyse du cycle de vie et la transition durable (CIRAIG) a tranché : « il est préférable d’acheter un sapin artificiel uniquement si on prévoit de l’utiliser pour plus de 16 Noëls », lit-on sur son site Internet. La Fondation David Suzuki recommande pour sa part d’éviter le PVC ou, au moins, de le conserver un minimum de 20 ans. On n’a pas l’espace pour le ranger ou on sait déjà qu’on voudra le changer au bout de quelques années ? On choisit alors un arbre local et cultivé sans herbicide ou, pourquoi pas, un plant de romarin taillé en forme de conifère si on habite en appartement.

2. Un décor végétal

Pour les mêmes raisons, on gagne à opter pour des décorations 100 % végétales, à moins de s’assurer de conserver nos guirlandes et couronnes de plastique une vingtaine d’années. Plusieurs fleuristes et marchands locaux proposent d’ailleurs des couronnes fabriquées à partir de branches de sapinage et autres plantes locales. Encore mieux : on la fabrique soi-même à partir d’une couronne en osier ou en branchages qu’on garnit de verdures de notre choix. Voilà une bonne manière de donner une seconde vie aux retailles de notre haie de cèdres ! Les Fêtes terminées, on conserve la base de couronne pour l’année suivante.

3. L’empreinte carbone des guirlandes électriques

On n’y pense pas nécessairement, mais on devrait aussi tenir compte du type de guirlandes lumineuses qu’on installe. Selon le CIRAIG, les ampoules DEL augmenteraient de 2 % l’empreinte carbone de notre sapin, comparativement à une hausse de 15 % pour les bonnes vieilles ampoules incandescentes, qui consomment davantage d’énergie et sont moins durables.

4. Des compensations sous forme d’arbres

Et si, malgré tous nos efforts, notre conscience environnementale n’est pas tranquille, on peut toujours s’offrir une compensation carbone. Un exemple parmi d’autres ? Les certificats de Carbone Boréal, un projet affilié à l’Université du Québec à Chicoutimi, qui utilise les fonds recueillis afin de reboiser des terrains dénudés de la forêt boréale au nord du Lac-Saint-Jean ou des terres agricoles ne pouvant plus être exploitées. Sur le site Web de Compensation CO2 Québec, une initiative de propriétaires de forêts privées situées dans le sud de la province, on peut non seulement acheter une compensation — on recevra même une carte qui nous permettra de géolocaliser nos arbres —, mais aussi calculer, en tonnes, le total de nos émissions de gaz à effet de serre.

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

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