6 créatrices de bijoux qui honorent l’essence de la joaillerie

Jessica Dostie
Collaboration spéciale

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Les bijoux, qu’ils soient façonnés en or ou en argent, sertis de diamants ou de pierres semi-précieuses, demeurent des valeurs sûres pour gâter les êtres chers. Avides de découvertes aussi élégantes qu’originales ? Voici six joaillières d’ici et d’ailleurs, créatrices de la relève comme vétéranes, qui font leur marque, un bijou à la fois.

Myel : passion pour les matériaux éthiques

Bague Stein en argent avec spinelle noir, inspirée du style Bauhaus (280$)

Myriam Elie a fondé une marque à son image, où la liberté artistique côtoie l’authenticité d’une démarche tout en transparence. Misant sur la production locale et les matériaux éthiques, la créatrice montréalaise affectionne entre autres les diamants de laboratoire, à l’impact environnemental moindre que les diamants de mine, mais « physiquement identiques », détaille-t-elle. Outre les pièces très haut de gamme de sa collection Fairmined, des bagues en or issu de mines autonomes, responsables et artisanales situées en Amérique du Sud, elle crée aussi dans son atelier de la rue Laurier des bijoux en argent, plus abordables.

Mara Paris : des bijoux aux lignes architecturales

Boucles d’oreilles Haven en argent et perles, à porter en duo ou en asymétrie, une seule à la fois (219$)

L’architecte devenue designer Ayça Özbank Taşkan dessine depuis 2015 de sculpturaux bijoux d’exception. Puisant son inspiration tant du côté de l’architecture, ses premières amours, que de l’art moderne, la créatrice, aussi photographe à ses heures, a notamment imaginé une collection évoquant le style de Picasso et de Matisse et une autre en hommage à l’architecte italien Carlo Scarpa. Enfin, Paris, où elle habite, lui offre une source inépuisable d’inspiration en tout genre, confie-t-elle. « Ce n’est pas une coïncidence que Mara Paris soit née [à Paris] », lit-on d’ailleurs sur le site de la marque.

Scaro : quand l’art et le symbolisme se rencontrent

Boucles d’oreilles Isis, déesse de la maternité, en argent plaqué rhodium et perle de culture (375$)

Aujourd’hui établie en Abitibi, la Gaspésienne d’origine Caroline Arbour s’inspire à la fois « de la nature, de la symbolique et des émotions ». La joaillière a ainsi fait du scarabée, considéré comme un porte-bonheur en Égypte antique, l’emblème de sa griffe. D’ailleurs, la silhouette de cet insecte sacré se laisse deviner dans plusieurs de ses créations, des boucles d’oreilles aux bagues, en passant par les pendentifs. Autant de grigris censés nous porter chance !

Pilar Agueci : tout en contraste

Bracelet aigue-marine et perles aux couleurs résolument estivales (175$)

Dans son atelier de la rue Beaubien, la Montréalaise d’adoption Pilar Agueci conçoit des pièces épurées et polyvalentes qui font la part belle aux métaux, aux perles et aux pierres dont elles sont serties. Inspirations : les matières brutes qu’elle utilise, tout simplement. On a reçu en héritage une bague ou des boucles d’oreilles à la facture démodée ? Comme plusieurs joailliers, Pilar Agueci, qui a fait ses classes en Europe, offre de transformer nos bijoux de famille en une pièce sur mesure intemporelle. Intéressant !

Cadette : des bijoux artisanaux

Collier Forma en or 10K, chic, mais minimaliste, conçu pour être porté au quotidien (910$)

La Torontoise Allison Asis fabrique à la main — avec le concours d’une petite équipe d’artisans locaux — chacune des pièces qui composent sa collection. D’une rare élégance, ses bijoux à l’esthétique raffinée – difficile de ne pas succomber à leur charme ! — marient les métaux précieux (essentiellement or et argent) à des diamants, bien sûr, mais également à des perles, à des opales ou à des pierres semi-précieuses pour une petite touche de romantisme assumé. Ça y est : on est séduit !

Joaillerie Amulette : ode à l’herbier nordique

Collier Campanule en fleur 3 en 1 en argent sterling (220$)

Reconnaissable entre tous, l’herbier d’or et d’argent signé Bénédite Séguin immortalise le relief de véritables plantes (elle en a reproduit une centaine à ce jour !) et en transcende l’essence grâce à une technique de moulage unique. « Ma démarche vise à faire connaître le patrimoine naturel du Québec et à aider à conserver cette biodiversité », souligne-t-elle sur son site Web. La joaillière propose ainsi une collection qui met en valeur les fleurs en grappe du Jardin des lilas de Cap-à-l’Aigle et une autre reproduisant des spécimens d’orchidées provenant du Jardin botanique de Montréal. Elle s’inspire aussi de plantes boréales, comme le thuya occidental ou l’asclépiade.

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