Le retour en force des alcools rétro pour trinquer à Noël

Jessica Dostie
Collaboration spéciale, cariboumag.com
Zoom sur 5 classiques d’antan actualisés par les bons soins de distillateurs québécois.
Image: Getty Images Zoom sur 5 classiques d’antan actualisés par les bons soins de distillateurs québécois.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Ils prenaient la poussière dans les armoires de nos grands-parents depuis une bonne vingtaine d’années (si ce n’est davantage !) : crème de menthe, schnaps aux pêches, sambuca, pastis, Baileys… Ces alcools d’une autre époque font un retour marqué sur nos tables à Noël. Zoom sur 5 classiques d’antan actualisés par les bons soins de distillateurs québécois. À la vôtre !

Crème de menthe blanche Isabelle

33,50 $, Les Subversifs

Pour bien des Québécois, l’odeur de la crème de menthe est intimement liée au souvenir des Noëls d’antan. C’est, entre autres, ce qui a motivé les cofondateurs de la microdistillerie soreloise Les Subversifs, Fernando Balthazard et Pascal Gervais, à mettre au point non pas une, mais trois crèmes de menthe ! « Quand on a commencé, on trouvait que le choix n’était pas énorme à la SAQ, alors on s’est lancé le défi de faire de meilleures crèmes de menthe à partir d’ingrédients naturels, sans arômes artificiels », résume Fernando Balthazard. De leurs expérimentations sont ainsi nées une crème de menthe blanche, une verte et une rose, toutes produites à partir d’un assemblage d’alcool de grain et d’essence de menthe poivrée cultivée localement. « Ça ne goûte ni le rince-bouche ni le thé à la menthe », assure-t-il. Un digestif tout en fraîcheur et en finesse, à déguster nature.

Boisson alcoolisée à la crème O’Dwyer Pudding Stone

34 $, O’Dwyer Distillerie gaspésienne

Nommée d’après la plus haute montagne des environs de Gaspé, le mont Pudding Stone, la boisson à la crème d’O’Dwyer n’a pas grand-chose à voir avec le traditionnel Baileys. D’abord, elle est moins sucrée. Ensuite, elle contient un ingrédient typiquement boréal : le lactaire à odeur d’érable, un petit champignon aux arômes des plus surprenants. « Les champignons macèrent dans l’alcool pendant un mois, explique Michael Briand, directeur des ventes, des communications et du marketing à la distillerie O’Dwyer. Il faut voir la réaction des gens quand on ouvre le réservoir ; tout le monde pense que c’est du sirop d’érable ! » Pour obtenir les notes gourmandes typiques du Baileys, le distillateur Frédéric Jacques ajoute ensuite à son mélange un soupçon de cacao et de café et, bien sûr, de la crème laitière fraîche, une recette qu’il a mis deux ans à peaufiner. « Nous voulions créer une crème vraiment élégante, qu’on peut boire seule, mais aussi sur glace, avec du lait ou du café », résume Michael Briand.

Liqueur d’anis Racines

34,50 $, Les Spiritueux Iberville

Chaque produit, imaginé par Mario D’Amico, fait un petit clin d’œil à ses racines italiennes. Lancée l’annéedernière, sa sambuca justement nommée Racines ne fait pas exception. « Après l’amaretto et l’amaro, c’était la suite logique de la gamme, souligne le distillateur derrière le bien-aimé apéritif Amermelade. Pour les Italiens, la sambuca, c’est un truc de célébration, qu’on boit parfois flambée, mais plus souvent sur glace après un repas copieux… ou pour corriger un café vraiment ordinaire ! » En mariant l’anis étoilé et la racine de réglisse à des notes florales de violette et de sureau, la liqueurd’anis Racines se veut raffinée et rafraîchissante, décrit-il. « Bien humblement, je pense que c’est notre produit le plus réussi. »

Pastis bas-laurentien La Grande Hermine

50,50 $, Distillerie Fils du Roy

« Les alcools d’une autre époque ont toujours été une source d’inspiration pour nous », souligne Jonathan Roy, qui dirige cette petite distillerie familiale située à Saint-Arsène, dans le Bas-Saint-Laurent. Réputée pour ses jardins où sont cultivés plusieurs des aromates nécessaires à la production de ses alcools fins, la Distillerie Fils du Roy a mis en marché un pastis résolument québécois, où le goût anisé du carvi bas-laurentien et les notes herbacées de l’agastache se côtoient en toute harmonie. « On a la chance d’avoir six acres de terres pour cultiver nos aromates, fait valoir Jonathan Roy. Ça nous permet de donner une saveur québécoise à nos alcools. »

Liqueur aux pêches

28,90 $, Maison Sivo

Bien différente du schnaps aux pêches qu’on connaît, la liqueur à la pêche produite par la Maison Sivo s’inscrit dans la lignée des autres alcools élaborés en petits lots par le distillateur montérégien, dont sa série Liquoriste, à base de petits fruits. Beaucoup de fruits, moins de sucre. « Je ne connais pas la recette du schnaps, mais c’est beaucoup plus sucré [que notre liqueur]. Ça n’a rien à voir ! » s’exclame Janos Sivo. Fruit de la macération de morceaux de pêches dans l’alcool pendant six semaines, pas plus, pas moins, la liqueur de pêche se déguste telle quelle, sur glace ou dans du thé glacé. Un peu de fraîcheur estivale en plein cœur de l’hiver !

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