«Poker des cafards», un jeu à frémir d’effroi

Tristan Roulot Collaboration spéciale
La petite boîte d’une soixantaine de cartes déborde de créatures dégoûtantes que vont tenter de se refiler les joueurs.
Photomontage: Le Devoir La petite boîte d’une soixantaine de cartes déborde de créatures dégoûtantes que vont tenter de se refiler les joueurs.

Ce texte fait partie du cahier spécial Le Petit D

Pour faire honneur à ta saison préférée, mais aussi à celle des dentistes et même de tes parents (qui vident tes sacs de bonbons une fois la nuit tombée…), on a choisi un titre à frémir d’effroi !

Bon, on exagère un peu, mais après tout, l’idée de l’Halloween, c’est beaucoup de se faire rire à se faire peur. Et pour cumuler les deux, rien de mieux qu’une soirée à jouer au Poker des cafards ! Rats, araignées, chauves-souris et autres crapauds baveux : cette petite boîte d’une soixantaine de cartes déborde de créatures dégoûtantes que vont tenter de se refiler les joueurs, parce qu’elles ont bien trop d’yeux et de pattes pour qu’on ait envie de leur faire des câlins. Si un joueur se retrouve avec quatre vermines identiques devant lui, il a perdu, et la partie se termine. L’inverse du jeu des sept familles, en somme.

« Po-Po-Po-Poker Face ! »

Pas de règles touffues ni de texte sur les cartes, le jeu est donc idéal pour toute la famille. Du poker dont il tire son nom, celui des cafards n’a gardé que le bluff. Il va falloir mentir effrontément, les yeux dans les yeux, pour faire perdre les autres, tout en affichant sa plus belle « poker face » (le visage impénétrable des vrais joueurs de Las Vegas, pas le tube de Lady Gaga). À ton tour, choisis une vermine, glisse-la à un adversaire, face cachée, et d’une voix assurée, dis ce qu’elle est (« une punaise puante ») ou ce qu’elle n’est pas (« c’est un sale scorpion ») ! À lui de deviner si tu es digne de confiance.

Il se trompe ? C’est lui qui récupère la carte, et il doit la placer devant lui, face visible. Il te démasque ? C’est toi qui en hérites. Plus que trois du même type, et c’est perdu. À moins que l’adversaire ne décide de regarder discrètement la carte avant de la transférer à un autre joueur, en confirmant (« c’est bien une punaise ») ou en infirmant tes dires (« ce n’est pas une punaise ! »). Si elle arrive jusqu’au dernier joueur de la table, celui-ci n’aura d’autre choix que de la retourner, en espérant viser juste, grâce aux informations fournies par les autres. Vous n’aurez jamais autant frissonné à l’idée de voir une araignée… si vous en avez déjà trois devant vous !


 

Poker des cafards, Gigamic, 15 $, 2 à 6 joueurs, 8 ans et plus, 20 à 30 minutes par partie

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