Évasion spontanée et balados inspirés

Marie-Julie Gagnon
Journaliste et chroniqueuse voyage
Le parc national Forillon, situé dans la région de la Gaspésie
Photo: Mathieu Dupuis Le parc national Forillon, situé dans la région de la Gaspésie

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Dès le week-end prochain, les interdictions de déplacement entre les régions seront enfin levées. D’ici là, voici quelques balados pour s’inspirer et des astuces pour des escapades spontanées.

Où partir à la dernière minute ?

Si, pour vous aussi, effectuer des réservations plusieurs mois à l’avance est contre nature, sachez que ceux qui le font ne peuvent pas toujours en profiter. Les annulations des plus prévoyants peuvent ainsi devenir le Graal des retardataires… Traquer les annonces publiées sur les pages Facebook et les comptes Instagram des différents hébergements qui nous intéressent reste sans doute le meilleur moyen de repérer des perles, mais ce n’est pas le seul. Certains sites publient aussi les offres de dernière minute. C’est le cas notamment des Pourvoiries du Québec et de la SEPAQ, qui ont des sections qui y sont consacrées.

Dans l’onglet « Dernière minute » de Chalets à rabais, on déniche aussi parfois des locations à la moitié du prix. Au Chalet en bois rond propose pour sa part un rabais de 20 % sur les séjours d’au moins deux nuits réservés cinq jours ou moins (par téléphone) avant le départ.

Du côté de Parcs Canada, il est nécessaire d’effectuer une recherche dans l’outil de réservation, par parc. « C’est possible de faire une réservation jusqu’à 14 h la journée même », explique Éric Magnan, agent de relation avec les médias. Comme tout est en temps réel, les annulations apparaissent au fur et à mesure. Bon à savoir : à la dernière minute, mieux vaut opter pour l’affichage sur le calendrier plutôt que sur la carte ou la liste. « L’option Calendrier permet de faire une réservation divisée », précise M. Magnan. Ainsi, si l’on indique souhaiter passer quatre nuits sur place, il sera possible de voir l’ensemble des possibilités plutôt que seulement les emplacements où quatre nuitées consécutives sont disponibles.

Des balados avant les vraies balades

Captivant. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire les cinq épisodes du balado Anticosti et ses histoires, produit par La Fabrique culturelle de Télé-Québec en partenariat avec SEPAQ Anticosti. Porté par des personnages attachants et colorés, chacun des épisodes nous raconte une tranche de la vie extraordinaire de cette île mystérieuse. Du « sorcier » Gamache, raconté par Wendy Tremblay, aux naufrages relatés par le maire de l’île d’Anticosti, John Pineault, en passant par les fossiles du cap de la Vache-Qui-Pisse, qu’on découvre avec le géologue stratigraphe André Desrochers, on se balade d’un univers à l’autre avec une seule envie : s’y rendre le plus tôt possible à notre tour. Plus efficace que n’importe quelle carte postale.

Pour poursuivre l’exploration de la province, on prend les Routes littéraires des alcools du terroir, textes inédits inspirés par les distilleries de différentes régions. Signés Martine Dorval, Marie-Ève Bourassa, Gérard Pourcel, Mathieu Fortin et Louise Portal, tous originaires de la région à laquelle ils sont associés, les récits sont lus par la comédienne et autrice, aussi porte-parole du festival littéraire international Métropolis Bleu, à l’origine du projet, et d’autres comédiens. Mme Portal nous entraîne par exemple du chalet de son enfance, dans les monts Valin, à la Distillerie du fjord à Saint-David-de-Falardeau.

Pour des promenades urbaines à Montréal et à Québec, les quatre nouveaux épisodes du balado Le temps d’une marche, en compagnie de citoyens qui habitent les quartiers visités, sont tout indiqués.

À Québec, la journaliste Marie-Claude Paradis explore pour sa part l’univers du premier hôpital de la province à travers le regard de religieuses qui y vivent toujours dans Mémoire d’Augustines.

Un bout de chemin avec Serge Bouchard

Radio-Canada Ohdio propose de (re)prendre la route avec l’anthropologue, écrivain et animateur Serge Bouchard dans Une épinette nommée Diesel, récit en 15 épisodes diffusé sur les ondes de la radio publique en 2003. Au programme : 1800 kilomètres de St. Johns, Terre-Neuve, à Victoria en Colombie-Britannique. « L’Amérique n’est pas assez large pour satisfaire mon appétit », lance-t-il au début de l’aventure, précisant qu’il tiendra le volant pendant tout le trajet. À vivre ou à revivre pour la richesse des échanges, des rencontres et des réflexions. Et parce qu’on ne se lasse pas de contempler le « paysage intérieur » de cet homme plus grand que nature qui se définissait d’abord comme un routier.

À surveiller

Bonjour Québec vient de lancer une nouvelle mouture de son site plus adapté aux besoins des voyageurs, peu importe l’étape à laquelle ils sont rendus dans la préparation de leur séjour. Plus de photos, de cartes et d’inspiration.

Le Monastère des Augustines inaugurera l’exposition-installation La chambre intérieure, de l’artiste Geneviève Lebel, le 22 mai.

• Dès le 28 mai, les déplacements entre les régions seront enfin autorisés !

 

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