Glisser sur le dos d’une tortue qui raconte une histoire

Équipe des publications spéciales Collaboration spéciale
Une patte avant en forme d’escalier permet d’accéder à une plateforme au sommet de la carapace de la tortue, et les deux pattes arrière sont devenues des glissades.
Photo: Jean-Sébastien Roch La Maison amérindienne Une patte avant en forme d’escalier permet d’accéder à une plateforme au sommet de la carapace de la tortue, et les deux pattes arrière sont devenues des glissades.

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Donner vie aux montagnes de neige qui s’accumulaient sur le stationnement de La Maison amérindienne, à Mont-Saint-Hilaire : voilà la genèse d’une idée qui a pris la forme d’une imposante tortue créée par cinq artistes sculpteurs. Une œuvre d’art éphémère qui fait un clin d’œil aux valeurs autochtones, et que les enfants peuvent maintenant s’approprier.

Selon la légende iroquoise, la tortue est à origine de la Terre-Mère. Les Iroquois, qui ont longtemps vécu le long de la rivière Richelieu, croyaient que la terre où vivent tous les hommes était une île sur laquelle était descendue d’un monde céleste une femme, nommée Aataentsic. Cette femme fut recueillie sur le dos de la Grande Tortue, à la demande des animaux (qui étaient alors aquatiques). Le plus humble de ceux-ci, le crapaud, réussit à ramasser, en plongeant, du limon que la Petite Tortue étendit sur la carapace de la Grande Tortue, laquelle s’agrandit jusqu’à former le monde (l’Amérique) tel que le connurent les Premières Nations.

Le fondateur de La Maison amérindienne, l’artiste ethnographe André Michel, a fait le croquis de l’animal. Ses amis artistes Alain Dionne, Philippe Fleury et Bruno Tassé se sont attelés avec lui à façonner l’œuvre. Trois jours plus tard, la tortue était née. Une patte avant en forme d’escalier permet d’accéder à une plateforme au sommet de sa carapace, et les deux pattes arrière sont devenues des glissades. 

Durant la semaine de relâche, la Maison amérindienne invite chaleureusement les enfants à venir en profiter. Une belle occasion de déguster ensuite une tisane naturelle ou une tarte au sucre attikamek au café Le Mishtan, qui a adopté la formule pour emporter, et de visiter les expositions de La Maison amérindienne, qui présente actuellement Makushan. Le festin, Le salon Riopelle et De l’eau… à la bouche.