Rien à faire dehors? On peut profiter de l'hiver pour observer les oiseaux!

Espace pour la vie Collaboration spéciale
As-tu déjà vu une sittelle à poitrine blanche?
Photo: Getty Images As-tu déjà vu une sittelle à poitrine blanche?

Ce texte fait partie du cahier spécial Le Petit D

Avant que les sports d’hiver ne commencent vraiment, tu te demandes quoi faire dehors ? Tu peux profiter de cette période pour contempler la nature. L’hiver, les oiseaux sont assez faciles à repérer en l’absence de feuilles dans les arbres. Il y a plusieurs oiseaux intéressants à observer, même en ville ! Pour en profiter au maximum, il suffit d’être bien habillé… et de se réchauffer avec un bon chocolat chaud au retour ! Suis les conseils des experts d’Espace pour la vie. Tu verras, quand on commence à y prêter vraiment attention, la nature autour de nous se révèle totalement fascinante.

Où te trouves-tu ?

Bien sûr, en premier, il faudra tenir compte de ton lieu d’observation. Au centre-ville de Montréal, on observe surtout le moineau domestique et l’étourneau sansonnet. Ouvre l’œil, car il y a aussi beaucoup de chardonnerets jaunes et de roselins familiers qui se perchent à la cime des arbres.

En banlieue ou dans les parcs urbains, on voit fréquemment le jaseur d’Amérique, la mésange à tête noire, le pic mineur et la tourterelle triste.

Dans le sud de la province, la présence du cardinal, dont le mâle est tout rouge, est très appréciée durant toute l’année, même l’hiver !

Pour augmenter tes chances d’observer le plus d’oiseaux possible :

Ouvre tes yeux. Regarde la cime des arbres, les fils électriques ou les antennes de télécommunications (les oiseaux aiment se percher en hauteur).

Ouvre tes oreilles. Sois attentif aux sons ; on entend bien souvent les oiseaux avant de les voir. Plusieurs sont faciles à reconnaître avec leur chant de vol (chardonneret jaune, jaseur d’Amérique).

Installe une mangeoire dans ta cour. Attirer les oiseaux permet de les observer de plus près. Choisis le tournesol noir, c’est un type de graine qui fonctionne très bien ! Protège ta mangeoire contre les écureuils pour éviter la compétition avec les oiseaux.

Fais une balade en nature et marche lentement, sans faire de bruit. Peux-tu entendre ou voir une sittelle ? Si tu es en voiture avec tes parents, regarde les fils électriques le long de la route. On peut parfois y voir des oiseaux de proie, comme la buse à queue rousse et la buse pattue.

Procure-toi un guide d’identification. Le format livre facilite les comparaisons et il y a aussi des applications mobiles destinées à identifier les oiseaux, soit par leur chant, soit avec l’aide de photos.

N’oublie pas tes jumelles si tu en as.Tu pourras encore mieux observer les oiseaux que tu auras trouvés !

Apporte un petit carnet de notes. Si jamais tu en as envie, tu pourras y noter tes observations.

Joins l’utile à l’agréable. Habille-toi chaudement et tu peux te gâter avec un petit thermos de chocolat chaud pour te réchauffer et t’aider à profiter de ton escapade nature plus longtemps.

Bonne séance d’observation !

Le savais-tu ?

Les oiseaux et l’hiver

Plusieurs espèces d’oiseaux ont un système circulatoire particulier au niveau des pattes. Cela permet les échanges de chaleur entre les artères et les veines et prévient les engelures aux pattes.

Les pics

Trois espèces de pics restent sur le territoire québécois toute l’année. On les retrouve dans des milieux qui associent la taille des arbres à leur grandeur. Le pic mineur s’observe dans les banlieues et les parcs urbains, où se trouvent de jeunes arbres. Le pic chevelu fréquente les forêts en croissance tandis que le grand pic préfère les forêts matures.

Les mangeoires

Savais-tu que certains types de mangeoires sont actionnés par le poids de l’oiseau ? Grâce à un mécanisme de ressort, il est alors possible d’en bloquer l’accès aux écureuils, qui sont trop lourds. Un autre modèle permet un ajustement autour de 40 g, et la mangeoire devient alors l’exclusivité du cardinal.

Le meilleur endroit pour observer le harfang des neiges

Le harfang des neiges se pose habituellement au sol dans les vastes étendues agricoles et il est très difficile de l’observer. Toutefois, assez souvent, il se perche sur les panneaux de circulation le long des autoroutes. Les basses terres le long du Saint-Laurent sont un excellent endroit pour le voir !