Faire la part belle aux cadeaux écolocaux sous le sapin

Jessica Dostie Collaboration spéciale
Quelques idées de cadeaux écolocaux à déposer sous le sapin
Photomontage: Le Devoir Quelques idées de cadeaux écolocaux à déposer sous le sapin

Ce texte fait partie du cahier spécial Plaisirs

Cette année, on célèbre les artistes locaux et écolos en grand. Durant toute une semaine, du 30 novembre au 6 décembre, la Semaine des artisans récupérateurs — qui remplace le salon du même nom — met en valeur des créations fabriquées de manière éthique au Québec à partir de matériaux recyclés. De la mode à la déco, en passant par les meubles et des essentiels du zéro déchet, la sélection est vaste. Au programme : une conférence avec Sonia Paradis, de La Fabrique éthique, et des visites virtuelles d’ateliers, le tout chapeauté par l’organisme ENvironnement JEUnesse. Et pour faciliter nos emplettes écolocales des Fêtes, un bottin répertoriant une trentaine d’artisans de chez nous sera aussi mis en ligne. Prêt à faire de belles trouvailles ? À la rencontre de cinq exposants.


1. Les illustrations de Jackie Bassett


Jackie Bassett est passée maître dans l’art de réutiliser de manière contemporaine les pages de livres anciens, les cartes et les vieilles lettres manuscrites. En expérimentant la superposition de motifs, de couleurs et de textures, elle crée des œuvres à partir de matériaux inusités qui, sans son intervention, finiraient sans doute au centre de tri. Et sa boutique en ligne recèle d’authentiques trésors anciens, par exemple des pages d’encyclopédies françaises centenaires sur lesquelles elle a imprimé ses propres illustrations, ou encore des reproductions de gravures anciennes. De quoi habiller un mur avec classe.


À partir de 10,23 $.


 

2. Les montres de Chikiboom

Il y a maintenant 10 ans que toutes les créations chics et minimalistes signées Chikiboom permettent de réutiliser des matériaux qui autrement se retrouveraient assurément à la poubelle, par exemple des cuirs comportant de petits défauts que les grandes marques auprès desquelles Chikiboom s’approvisionne ne peuvent utiliser pour confectionner leurs sacs. Et leur seconde vie ne s’arrête pas là ! L’artisane Félix Marcuzzo, qui travaille à l’ancienne avec un emporte-pièce manuel dans son atelier de Montréal, récupère même ses propres retailles afin d’en faire des boucles d’oreilles ou d’autres menus accessoires, toujours avec la même passion et la même inventivité.

Abordables, les montres pour hommes et femmes de Chikiboom se vendent de 68 $ à 89 $. 


 

3. Les tartinades de La Transformerie

Après les « légumes moches », voici les tartinades cuisinées à partir de « fruits rescapés », un projet sans but lucratif dont la mission vise à réduire le gaspillage alimentaire. Chaque pot permet d’ailleurs de récupérer pas moins de deux  aliments (les invendus des épiceries et des fruiteries, ainsi détournés de la décharge) grâce aux recettes imaginées par le chef Guillaume Cantin. Au menu : des tartinades mitonnées avec « beaucoup d’amour » et en utilisant très peu d’ingrédients. Puisque les quantités varient selon l’approvisionnement, il vaut mieux faire des provisions de vos tartinades préférées, comme Tarte aux pommes, Poire et gingembre ou Mangue et épices créoles !

Les prix varient de 9,49 $ le pot à 24,47 $ pour les trios, en édition limitée.


 

4. Les peluches de MAW Studio Design

Stéphane Gicquel se présente sur Etsy comme un « créateur d’émotions et de souvenirs heureux ». Depuis près de cinq ans, ce designer et illustrateur, qui a collaboré avec plusieurs marques de mode d’ici et d’ailleurs, confectionne dans son studio montréalais des peluches uniques en leur genre. Vraiment uniques : chaque « Perlin Lapin » est numéroté et fabriqué à la main à partir de coton recyclé. Même les yeux sont faits de boutons vintage récupérés !

 

Les prix varient de 48 $ (pour un lapin moyen : 55 cm) à 58 $ (pour un lapin grand format : 65 cm).

Pour contacter l’artisan : @mawstudiodesign sur Facebook


 

5. Les bijoux de Lord Violet

La Montréalaise Nicola Inman dit s’inspirer de la sous-culture alternative, du film noir et de l’érotisme pour imaginer des collections tout en noir et en doré. Une niche encore peu exploitée dans le monde du bijou écoresponsable, il va sans dire. À la fois provocantes et audacieuses, ses créations — des colliers au ras du cou aux cravates bolo, en passant par les boucles d’oreilles massives — proposent une esthétique hors normes qui marie des matériaux à l’esthétique brute. Laiton et maille métallique vintage sont ainsi parfois associés à du cuir recyclé et à du vinyle, entre autres choses.

La gamme de prix oscille entre 30 $ et 80 $.