«Sparklite»: un «Zelda» écolo?

On aime beaucoup l’esthétique rétro du jeu, largement inspirée de la série «Zelda» telle qu’on la connaissait sur les différents Game Boy de Nintendo.
Photo: Red Blue Games On aime beaucoup l’esthétique rétro du jeu, largement inspirée de la série «Zelda» telle qu’on la connaissait sur les différents Game Boy de Nintendo.

Le patrimoine rétroludique reste l’une des principales (et lucratives) inspirations des concepteurs indépendants. Et lorsque c’est bien fait, on ne peut pas être contre.

Sparklite, premier titre multiplateforme du studio indépendant Red Blue, situé en Caroline du Nord, allie l’esthétique et la jouabilité des Zelda d’antan à quelques éléments « roguelite » pour nous offrir un bon petit défi avec un message écologique fort.

On y prend la place d’Ada, jeune rouquine armée d’une clé à molette cybernétique menant, avec l’aide d’un groupe de militants écologistes convaincus et d’un petit compagnon robotique, une lutte contre un baron de l’extraction de l’énergie fossile.

Après avoir traversé une série de niveaux autogénérés, collectionné (et perdu) une myriade de gadgets — des gizmos, dans le langage du jeu, eux aussi distribués au hasard — et accumulé assez d’expérience, on fera face à quatre sbires du baron pollueur avant de pouvoir aller défier leur grand patron.

On aime beaucoup l’esthétique rétro du jeu, largement inspirée de la série Zelda telle qu’on la connaissait sur les différents Game Boy de Nintendo. Chaque fois que l’on rencontre un de ces jeux bidimensionnels, pixélisés et très colorés, on a comme l’impression de retrouver de bonnes vieilles pantoufles qu’on aurait malencontreusement délaissées.

Devant ce jeu féministe et écologiste, on applaudit les concepteurs pour avoir osé être aussi francs dans leur message politique. Ce Sparklite est une belle petite lumière plantée dans un milieu parfois très, très toxique.

 

Sparklite

Jeu d’exploration conçu par Red Blue Games et édité par Merge Games. Offert pour PC, Mac, PlayStation 4, Xbox One et Nintendo Switch. Compter environ six heures.