«Superliminal»: question de perspective

Superliminal
Pillow Castle Superliminal

Superliminal fait partie de ces objets que l’on doit prendre en main — le toucher, le tourner dans tous les sens et l’observer — pour le comprendre. On tentera quand même ici de l’expliquer.

Dans la lignée des Portal et de Stanley Parable, ce nouveau jeu du studio indépendant de Seattle Pillow Castle est un casse-tête avec vue à la première personne. On y manipule des objets pour résoudre des énigmes.

Dans cet espace à la limite du rêve, présenté comme une clinique de thérapie cognitive, les objets, vus en perspective dans leur environnement, ont la taille qu’ils semblent avoir. Il s’agit là d’une mécanique déroutante prétexte à une série de casse-tête parfois très décalés.

Illustrons. Une pièce de jeu d’échecs vue de très près nous donne l’impression, dans notre réalité, d’être très grande. Notre cerveau, cependant, nous informe qu’elle est en fait petite. Dans Superliminal, toutefois, notre pièce d’échecs devient vraiment, vraiment très grosse lorsque vue de très près. On peut donc grossir ou rapetisser à volonté des objets pour atteindre une porte, par exemple, qui nous mène au prochain casse-tête.

Mais plus qu’une série d’énigmes à résoudre, le jeu nous place en porte-à-faux, dans un déséquilibre total qui nous force, sans cesse, à sortir des sentiers battus. Ajoutez à cela une intelligence artificielle instable et omniprésente, censée veiller sur nous, mais qui, en fait, ne se soucie pas de notre bien-être, ce qui nous donnera, quelques fois, des sueurs froides.

À essayer, qu’on soit amateur du genre ou pas. On regrettera quand même que l’exercice soit si court ; une fois toutes les énigmes résolues, on ne s’attend pas à vouloir y retourner. 

Superliminal

Offert pour PC Windows. Sortie sur consoles prévue pour 2020. Compter d’une à trois heures.