«Rebel Cops»: guérilla policière

Weappy Studio

Imaginez une petite ville si corrompue par la mafia que tout — absolument tout — est sous la botte de celle-ci : la mairie, les commerces, le système de transport en commun, et même la police. Devant l’injustice, une bande de policiers rebelles (d’où le titre du jeu, Rebel Cops) laissent leurs badges sur le bureau du directeur, mettent leurs économies en commun pour acheter un peu d’équipement et enfilent des costumes de shérifs. Si personne n’est prêt à respecter la justice ici, ces (presque) policiers décident qu’ils l’imposeront.

Au tour par tour, vu d’en haut, on contrôlera donc cette bande de Robins des bois dans une série de missions menant, à terme, à l’arrestation du grand baron des mafieux. Les moyens sont limités et, au début de l’histoire, on ne pourra même pas équiper adéquatement nos petits justiciers. C’est avec deux ou trois revolvers, un vieux fusil de chasse et quelques matraques qu’on s’approchera des « pas fins » et qu’on leur ordonnera de mettre les mains en l’air. Et c’est là que le bât blesse dans Rebel Cops puisque, dans nos batailles pour la justice, plusieurs se retrouveront pris entre deux feux.

Prenez la première mission : nos joyeux lurons décident d’infiltrer une gare de train pour forcer l’arrêt d’un train transportant un bonze du gang criminel qu’on souhaite kidnapper. Le hic, c’est que, sur place, deux douzaines de gardes civils armés sont présents. Et lorsqu’ils voient cinq ou six zélés en habits de flic débarquer, ils tirent. Pas le choix, donc : on dégomme des civils pour mener à bien notre plan mal foutu.

La fin justifie-t-elle les moyens ? La réponse à cette question est bien souvent « non ». Mais si l’on est prêt à passer par-dessus la morale (très) douteuse de la proposition, on aura finalement un petit jeu de stratégie qui nous occupera au moins quelques heures, pour le meilleur et pour le pire.

Rebel Cops

Offert pour Xbox One, PlayStation 4, Nintendo Switch, Microsoft Windows et Apple MacOS. Compter environ 5 heures.