Les applications de la semaine: un «Rogue» hybride

Les pièces se déplacent de la même façon que dans le jeu dont elles proviennent, mais elles prennent de l’expérience au fil de leurs combats et découvrent des trésors permettant d’agrandir l’«armée» du roi.
Photo: Olivier Sylvestre Le Devoir Les pièces se déplacent de la même façon que dans le jeu dont elles proviennent, mais elles prennent de l’expérience au fil de leurs combats et découvrent des trésors permettant d’agrandir l’«armée» du roi.

L’hybridation. On voit surtout la pratique en botanique : on prend deux plantes et, par les truchements que la nature nous offre, on en crée une nouvelle qui présentera, si on a de la chance, les caractéristiques les plus désirables de ses deux parents. Peut-on faire la même chose avec les jeux ? Deux professeurs de l’Université Concordia se sont posé la question.

Pippin Barr et Jonathan Lessard ont pris deux classiques : Rogue, jeu des années 1980 où l’on explore des donjons autogénérés et à l’origine d’un genre à part entière qui partage le même nom, et les échecs, qui se passent de présentation. En résulte le jeu Chogue, qui vient tout juste d’apparaître en version pour téléphone intelligent. Hybride total de ses deux « parents », ­Chogue emprunte systématiquement ses mécaniques soit au premier, soit à l’autre.

Voilà donc qu’on explore des donjons autogénérés à l’aide de pièces d’échecs. On y incarne le roi blanc et l’on envoie nos pions, fous, reines, chevaliers et tours à la conquête du royaume du roi noir. Les pièces se déplacent de la même façon que dans le jeu dont elles proviennent, mais elles prennent de l’expérience au fil de leurs combats et découvrent des trésors permettant d’agrandir l’« armée » du roi.

Chogue revient surtout du délire expérimental en ligne directe d’autres jeux signés par Pippin Barr comme ses Ancient Greek Punishment et It Is as if You Were Making Love. L’expérience est intéressante, ne serait-ce que pour quelques minutes. À essayer.

 

Chogue
Offert pour iOS et Android

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