Plein air tous azimuts

Vue du «village» reconstitué d’Amishk, où l’on vit une aventure d’immersion amérindienne en pleine nature à Saint-Calixte.
Photo: Nathalie Schneider Vue du «village» reconstitué d’Amishk, où l’on vit une aventure d’immersion amérindienne en pleine nature à Saint-Calixte.

Avec l’été vient aussi l’occasion de prendre la route pour explorer des régions du Québec qu’on ne connaît pas encore et qui réservent de sacrées belles découvertes. Ces quatre activités nouvellement créées pourraient bien surprendre l’amateur de plein air en vous.

Quatre activités, aux quatre points cardinaux, pour s’amuser en forêt, sur les pistes cyclables ou au sommet des montagnes.

Aventures amérindiennes dans Lanaudière

Vingt-quatre heures d’immersion intensive dans la culture autochtone : c’est ce que vous proposent de vivre les guides d’Amishk, un « village » reconstitué dans le parc régional Montcalm avec tipis, shaputuan et tentes Prospecteur. L’aventure commence au stationnement, dès qu’on troque son auto pour le buggy afin de gagner son hébergement en compagnie du jeune Johnny Whiteduck, Anichinabé par son père et homme-orchestre du séjour. Car Johnny sait tout faire : détecter la présence de castors et leur empreinte dans la nature — barrages, troncs grugés —, imiter l’appel de l’orignal, guider en canot à travers la végétation immergée du lac, préparer la bannique, attiser le feu et cuire le maïs en épis sur le brasier. La journée file à toute allure tant les activités se succèdent à un rythme (plutôt) effréné. Le soir, on se rassemble autour d’un ragoût au bouillon de lièvre s’il vous plaît et d’un gâteau nappé d’une crème au thé des bois local. Tout ce qui est servi est cuisiné sur place.

Photo: Nathalie Schneider Le jeune guide Johnny Whiteduck, d’origine anichinabée

En fin de soirée, Johnny « Canard blanc » vous propose une petite séance d’incantation purificatrice aux quatre plantes sacrées : foin d’odeur, sauge, tabac et cèdre. Puis, le jeune guide interprète des chants traditionnels et quelques-unes de ses compositions au son puissant du tewegan (tambour sacré). La nuit, on opte pour la tente Prospecteur (avec lits ultradouillets) ou pour le tipi et son sapinage odoriférant pour une expérience immersive complète. En une journée à peine, on s’initie à quelques-unes des traditions de nos guides — qui proviennent de communautés anichinabées, attikameks et innues — et le résultat est sans appel : on en redemande. Un parcours sans faute.

 
Renseignements pratiques. Le site Amishk se trouve sur le rang Est, à Saint-Calixte. Différents forfaits sont offerts été comme hiver. Tarif du forfait Découvertes amérindiennes (une nuit) : 180 $ tout compris (dont le couchage) ; 90 $ pour les 12 ans et moins. Des escapades de quatre heures sont aussi offertes. Réservation : 418 802-5191.
 

Véloroute des Appalaches

Sur les 12 circuits que compte la Véloroute, il y en a au moins une faite pour vous, que vous soyez promeneur du dimanche, contemplatif ou rouleur sérieux. En tout : 835 kilomètres se déploient sur des pistes cyclables et sur des routes en milieu rural depuis la plaine du Saint-Laurent jusqu’aux contreforts des Appalaches et ses fameux panoramas. Certains tronçons empruntent d’ailleurs la Route verte et le Sentier transcanadien.

« Chaque circuit a son caractère : certains itinéraires misent sur l’agroalimentaire avec des arrêts dans des fromageries, d’autres se prêtent parfaitement à une sortie en famille, comme l’itinéraire du parc linéaire des Bois-Francs ou la Balade des fleurs. D’autres, enfin, s’adressent aux experts du peloton, comme la classique des Appalaches élite », explique Daniel Blanchet, de la Corporation de développement économique de la région de Victoriaville. Le kilométrage varie quant à lui de 49 kilomètres à 139 kilomètres dans une ambiance campagnarde, et chaque circuit est classé selon le niveau de difficulté. Avec cette offre extrêmement diversifiée, la MRC Arthabaska entend s’imposer comme une destination vélo incontournable pour les cyclistes de tous les calibres.

Renseignements pratiques. Le guide complet avec les circuits détaillés et les cartes est téléchargeable à partir du site Tourisme Victoriaville et sa région (tourismeregionvictoriaville.com) et sur l’application ridewithgps.com et bikemap. Informations touristiques : 1 888 816-4007 ou tourismecentreduquebec.com.

Défi des 5 sommets dans Charlevoix

Soyons francs : la région est l’une des plus gâtées en matière de randonnée pédestre. Certains sentiers figurent parmi les plus fameux du Québec. Une raison suffisante pour que cinq acteurs majeurs de la région (dont les deux parcs nationaux des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie et des Grands-Jardins) s’associent pour la deuxième édition de ce défi de randonnée dans l’arrière-pays. Celui-ci propose aux randonneurs débutants ou experts de gravir cinq sommets d’ici le 8 octobre : l’Acropole des Draveurs, le mont Pioui, le mont des Morios, le mont du Lac-à-l’Empêche et le mont Du Four et, enfin, le mont Élie.

Photo: Défi des 5 sommets Au terme de l’ascension d’une des montagnes comprises dans le Défi des 5 sommets, dans Charlevoix, les participants se prennent en photo au sommet en guise de preuve pour participer à un tirage au sort, permettant de remporter un séjour dans la région.

Chacune de ces cimes est gagnée au terme d’une sacrée belle ascension. Les participants doivent prendre des photos au sommet en guise de preuve pour participer à un tirage au sort. À gagner : des séjours en plein air dans la région. Un « mont mystère » est aussi dévoilé lorsque les cinq autres ont été escaladés ; celui-ci donne accès à un tirage supplémentaire. « L’an dernier, durant la première édition, on pensait qu’on aurait quelques dizaines d’inscriptions à l’événement, explique Louis-Philippe Dufour-Chang. On en a eu plus de 3000 ! » Un succès certainement dû à la réputation des sentiers, mais aussi au fait que le défi est gratuit et peut se faire durant la saison des couleurs. Un incontournable.

Renseignements pratiques. On peut s’inscrire à même le site defides5sommets.com.

Parc de la Gatineau

Avec 2,7 millions de visiteurs annuels, le parc périurbain, géré par la Commission de la capitale nationale, est un peu victime de son succès. Il est devenu, au fil du temps, un parc de proximité pour beaucoup de citoyens d’Ottawa et de Gatineau. Des projets sont à l’étude pour une meilleure gestion responsable des sentiers : en effet, sur les 530 kilomètres de sentiers de randonnée du parc, seuls 210 sont officiels ; les autres proviennent d’un usage plutôt anarchique.

« Grâce à une consultation auprès des utilisateurs du parc, notamment ceux qui possèdent une propriété privée, nous avons ciblé une centaine de kilomètres de sentiers que nous allons officialiser en fonction de certaines contraintes écologiques », explique Alain d’Entremont, gestionnaire principal, Service aux visiteurs et programmes récréatifs. En attendant, on peut parcourir les cinq kilomètres de sentiers qui cernent le magnifique lac Pink ou lézarder sur les chemins du domaine patrimonial de l’ancien premier ministre fédéral Mackenzie King (secteur Moorside). Ou, encore mieux, partir en randonnée vers un site retiré : les ruines Carbide Willson, anciennes usines d’engrais qui bénéficiaient dans un coin perdu du parc d’un approvisionnement d’eau suffisant pour alimenter leur centrale électrique. Un lieu au charme envoûtant au pied d’une cascade.

Renseignements pratiques. Carte et information sur les sentiers sont données au Centre des visiteurs (33, chemin Scott, à Chelsea, 1 800 465-1867). Le Sentier des ruines Carbide Willson part de la toute nouvelle auberge luxueuse construite dans un manoir de 1930 érigé au-dessus du lac Meech. L’auberge — et la table exceptionnelle — est inspirée par l’omniprésence de la nature.