Dégustations à la carte, découvertes au menu

Notre chroniqueur en vins, Jean Aubry. Si les participants semblent absorbés par leur «travail», le prétexte de ces rencontres de dégustation reste le plaisir de goûter les vins et de faire des découvertes.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Notre chroniqueur en vins, Jean Aubry. Si les participants semblent absorbés par leur «travail», le prétexte de ces rencontres de dégustation reste le plaisir de goûter les vins et de faire des découvertes.

« Est-ce que le goût de ce vin est à la hauteur de ses arômes ? » Et tous les participants de se mettre à « l’ouvrage » afin de goûter et d’évaluer l’un des élixirs soumis à l’analyse ce soir-là par notre collaborateur Jean Aubry. On hume les parfums, scrute les couleurs, jauge les saveurs, le corps, la robe...

Le premier lundi du mois, le critique troque son chapeau de chroniqueur contre celui d’animateur de dégustations pour les Amis du vin du Devoir. Et contrairement aux experts lors de telles séances, personne ici ne s’avise de cracher de si bons boires !


Pourtant, il y a bien quelques bacs au milieu de la table… « Les gens considèrent un peu cela comme l’apéro », avance Jean Aubry.

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir

Une série de verres à la propreté quasi chirurgicale est soigneusement déposée en demi-cercle devant chaque place préparée pour une vingtaine de goûteurs, venus se rincer le gosier avec des « cépages hors des sentiers battus », le thème du mois de mars. S’ils semblent faire leur « travail » le plus sérieusement du monde, l’ambiance reste ludique. Et Aubry d’y aller de ses blagues et jeux de mots qui font sourire la tablée.

Deux heures et demie de découvertes commentées par le chroniqueur, tantôt sur la région de provenance des vins présentés, tantôt sur le type de sol et le climat où poussent les vignes, les particularités de chacun, les tanins, les vignerons à l’origine des produits et certains mets d’accompagnement.

Même les bouchons, dont celui tout en verre a suscité la curiosité autour de la table, peuvent faire l’objet d’observations.

Huit vins dégustés à l’aveugle seront ainsi soumis aux commentaires des participants… Des commentaires de plus en plus animés à mesure que la soirée avance, il va sans dire. On discute, on sirote, on rigole, puis enfin on vote. Les soirées de dégustation des Amis du vin du Devoir s’adressent à tout le monde.

Sur l’un des vins, un participant manifestement sous le charme dira : « Il me donne envie d’être à la plage et de manger des huîtres ! » Un autre qualifiera tel rouge de « vin de jasette et de copinage ». Un autre encore : « Ça fait plaisir, ce vin-là. »

Ainsi, qu’il soit « rond », « anguleux », « plus sec que le précédent », appréciations entendues ce soir-là, le vin restera toujours au centre des plaisirs de la table.

Les amis du vin du «Devoir». Prochaines séances de dégustation à Montréal : « Jura magnifique », 4 avril. « Vins modestes versus vins chers », 2 mai. « Soifs d’été », 6 juin.

Renseignements guideaubry @gmail.com.