Qui paire gagne, Stephen Glenn

Existe-t-il un lien logique entre des crayons de couleur et une couronne de Noël ? Un champ et une carotte ? Ou encore… un escargot et une panoplie de chimistes ? Peu importe ce qui semble le plus évident (ou pas), ce qui rapporte dans Qui paire gagne, c’est de faire les mêmes binômes que les autres joueurs. Un jeu qui récompense le conformisme, finalement. Les joueurs disposent de 90 secondes par tour pour faire 5 paires parmi 11 cartes illustrées choisies au hasard dans les centaines disponibles. Puis tous dévoilent leurs associations ; pour chaque camarade qui aura fait le même duo, on ajoute un point. Et si la justification des choix n’est pas obligatoire, c’est là que le jeu brille. Parce qu’on se réjouit de constater que d’autres ont tissé les mêmes liens insolites, et on rit des combinaisons les plus absurdes. Finaliste défait de l’As d’or 2016 au Festival des jeux de Cannes, cette reprise québécoise de Pluckin’ Pairs (2012) génère des moments de folie collective.


Qui paire gagne

Stephen Glenn 3 à 8 joueurs, 10 ans + 30 minutes Scorpion masqué, Québec, 2015

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