Magie hivernale

Plus de 25 000 lumières illuminent les maisonnettes du Village québécois d’antan, à Drummondville.
Photo: Village québécois d’antan Plus de 25 000 lumières illuminent les maisonnettes du Village québécois d’antan, à Drummondville.
Avec les vacances qui s’amorcent pour plusieurs, les derniers achats de cadeaux et les préparatifs pour les repas des Fêtes, Le Devoir propose une sélection d’activités familiales pour profiter de la magie hivernale.
 

Bon nombre de Montréalais évitent la vieille ville durant la belle saison. Sa chaleur étouffante et sa clameur incessante lui confèrent une aura parfois un peu repoussante pour le « local », qui la délaisse pour les quartiers plus calmes. Or, lorsque la première neige se pose sur ses toits, ce faubourg touristique devient féerique. Ses dédales et ses détours s’adoucissent, se vident presque. Comme si, même le temps, suspendu par le froid, décidait de prendre son temps.

C’est avec cette lenteur consommée que l’équipe de Montréal en fêtes récidive cette saison. Pour une deuxième année, elle veut inciter les gens à sortir dehors pour profiter de la saison froide. « L’idée est d’amener les Montréalais — et tous les autres — à profiter du Vieux-Montréal l’hiver, même s’il neige, même s’il fait froid », explique Estelle Richer-Legault, responsable des communications.

Pour y arriver, toutefois, pas question d’offrir une programmation endiablée. L’équipe a plutôt décidé de miser sur notre côté casanier, celui-là même qui pointe son nez lorsque les premiers flocons commencent à tomber, et de le transposer sur les pavés de la ville endormie.

Au menu : contes de Noël, lus et interprétés par des étoiles montantes de la télévision jeunesse, animations ludiques comme celles des Déambulatoires humoristiques, ces personnages loufoques qu’on pourra croiser au détour des rues historiques, et soirées de cinéma extérieur. Ces dernières se tiendront sur la Place d’Youville dès la tombée du jour.

Pour en profiter, on s’habille chaudement et on s’emmitoufle dans les couvertures fournies. « Ces soirées sont vraiment un coup de coeur, lance Estelle Richer-Legault. L’ambiance est magique parce qu’on sait qu’on a tous bravé le froid ensemble pour être ici. »

Il y a aussi les porte-voeux, ces porte-voix nouveau genre avec lesquels les passants pourront « lancer leurs voeux » au gré du vent. Aussi, la cabine téléphonique festive, posée non loin de la basilique Notre-Dame, donnera l’occasion aux petits et grands enfants de piquer une jasette — une vraie de vraie ! — avec le père Noël.

Seul moment plus énergique : la soirée de fin d’année qui se tiendra sur la place Jacques-Cartier et les quais du Vieux-Port. Outre les feux d’artifice qui illumineront les cieux au décompte de minuit, un spectacle musical permettra à la foule de se réchauffer au rythme des chansons de Bernard Adamus, d’Alex Nevsky et des soeurs Boulay.

Et pour les plus frileux, le Château Ramezay, situé à l’angle des rues Notre-Dame Est et Gosford, propose de se rassembler autour du foyer pour profiter d’une programmation festive tout au long du mois de décembre. Retour sur les origines de nos traditions du temps des Fêtes, confection de pain en famille et initiation à la raquette d’antan sont quelques-unes des activités offertes entre ces murs ancestraux.

Montréal en Fêtes. Jusqu’au 4 janvier. Un peu partout dans le Vieux-Montréal. Information et horaire : montrealenfetes.com.

Les dessous de Saint-Élie

Mise sur pied dans le cadre de la Féerie de Noël organisée par la municipalité, la Quête de la paparmane bleue se veut une nouvelle manière de découvrir le village quasi mythique de Saint-Élie-de-Caxton. « Quand les gens arrivent, ils ont presque toujours entendu parler du village, précise Marylène Deschênes, qui est derrière cette nouvelle expédition. Ils connaissent l’univers, les arbres à paparmanes… Ils ont envie d’aller sur le terrain ! »

C’est pour leur donner une raison de déambuler dans les rues de la ville et pour sortir un peu de l’imaginaire du célèbre conteur Fred Pellerin que la copropriétaire du Rond Coin, un site d’hébergement qui propose une variété d’expériences d’habitation nomade, a mis au point cette nouvelle quête.

« C’est déjà bien connu que nous avons un arbre à paparmane rose, lance en riant l’instigatrice du projet. Mais saviez-vous qu’à Saint-Élie il y en avait de toutes les couleurs avant ? Et que la bleue, il paraît qu’elle goûte le ciel ? »

Une manière ludique de découvrir les lieux, donc. Et surtout un prétexte pour aller à la rencontre du réel.

La quête de la paparmane bleue, organisée par le Rond Coin. Jusqu’au 11 janvier. Départ au 340, rue Saint-Louis, Saint-Élie-de-Caxton. Information : lerondcoin.com/activites.

Un Noël scintillant

S’il nous a donné une sacrée frousse en octobre, le Village d’antan se fait plutôt magique lorsqu’il revêt ses atours lumineux des Fêtes. Le manteau blanc qui recouvre le sol reflète l’éclat étincelant des quelque 25 000 ampoules accrochées à ses devantures antiques.

Ouvert tous les jours jusqu’au 31 décembre, ce hameau situé en lisière de Drummondville se prête au jeu depuis 13 ans en devenant le décor d’une programmation festive. Lutins taquins, commères bavardes, rigodon endiablé… En tout, une vingtaine de maisons sont aménagées pour l’occasion, en plus de l’animation extérieure continue.

Et pour ceux qui souhaiteraient étirer l’expérience, un forfait incluant un repas traditionnel est également disponible. De quoi (re) découvrir ce faubourg anachronique en s’imprégnant de la magie de Noël.

Village illuminé Desjardins. Jusqu’au 31 décembre (sauf le 25) de 17 h à 22 h. Au Village québécois d’antan, 1425, rue Montplaisir à Drummondville. Information et réservation : 1 877 710-0267, villagequebecois.com.