Virée à Trois-Rivières

Une collection de jaquettes portées par le personnage de Môman dans l’émission La petite vie, à voir une dernière fois au Musée québécois de la culture populaire.
Photo: photos hélène clément Une collection de jaquettes portées par le personnage de Môman dans l’émission La petite vie, à voir une dernière fois au Musée québécois de la culture populaire.

On pense que quelques heures suffiront pour visiter Trois-Rivières, puis on se rend compte que c’est trop court. Alors on y revient. Et plus on y revient, plus on a envie d’y revenir. Pour voir un spectacle, flâner dans un café, pagayer sur la Saint-Maurice, arpenter la ville en scooter ou visiter un musée. Dernière chance, d’ailleurs, ce week-end, pour se bidonner à l’exposition La petite vie au Musée québécois de la culture populaire.

L’époque où l’odeur de pâte à papier prenait à la gorge dès qu’on approchait de Trois-Rivières est pratiquement révolue. Ce matin-là, sur la rue Notre-Dame Centre, c’est plutôt une odeur de torréfaction du café qui monte au nez. Elle provient de la Coop Le temps d’une pinte. Également passé, le temps où la ville de quelque 126 000 âmes n’était qu’une halte avant de poursuivre sa route vers Québec.

 

Trois-Rivières prend du galon depuis dix ans. Le centre-ville est primé pour la qualité de son animation ; les chantiers de la place Pierre-Boucher et du parc du Platon obtiennent un certificat de mérite de l’Institut royal d’architecture du Canada, et des améliorations portuaires lui valent une distinction au Seatrade Cruise Shipping Miami, un salon dédié aux croisières internationales. D’ailleurs, quatre grands navires de croisières mouilleront dans le port de la ville cet automne.

 

En scooter

 

Il y a bien la marche à pied pour découvrir la ville historique. D’autant plus que la douzaine de musées et les nombreux restaurants, boutiques, bars et cafés se situent à distance de marche. Mais rien de plus savoureux que de la parcourir en scooter. Depuis la mi-mai, la société trifluvienne La Mobilette loue des scooters. Et la formule plaît !

 

« Pour qui rêve de voyage en motocyclette, le scooter est une expérience agréable, dit Félix Paquet, le propriétaire. Et ça ne prend que 15 minutes pour s’y faire. » Facile, oui, mais il faut respecter quelques obligations ! D’abord être âgé d’au moins 21 ans et posséder un permis de conduire valable. Puis, maîtriser les rudiments de base au moment de prendre possession de la bête.

 

La Mobilette offre aussi — sans frais additionnels, les services d’un guide spécialisé en tourisme et expérimenté en moto. À la condition de former un groupe de quatre à huit personnes et de réserver 24 heures à l’avance. Après quoi elles peuvent décider de l’itinéraire en fonction des goûts de chacun. Itinéraire historique, patrimonial, muséal, agrotouristique… Tout est possible !

 

On peut louer un scooter pour une heure, deux, trois heures, toute la journée. C’est selon. Parmi les endroits populaires mais qui requièrent un plus grand déplacement que le centre-ville historique, il y a le parc de l’île Saint-Quentin et sa passerelle d’interprétation. Un sentier de randonnée d’un kilomètre balisé de panneaux d’interprétation raconte l’écologie de l’île. Fabuleux site d’observation des oiseaux migrateurs et bel endroit pour voir passer les oies.

 

Ou bien une virée chez Maïkan Aventure, à cinq minutes en scooter de l’île Saint-Quentin, pour une randonnée accompagnée en kayak sur la Saint-Maurice. Jusqu’à la fin d’octobre, le dimanche matin, La descente des draveurs, une expédition d’environ trois heures, mène au lieu historique des Forges-du-Saint-Maurice, première industrie sidérurgique au Canada.

 

Une halte à la fontaine du diable démystifie l’histoire des ombres inquiétantes sur les murs des forges. Le diable y aurait été aperçu à maintes reprises. Apparemment, connaître la légende de la vieille fonderie assure une protection avant de traverser les derniers rapides.

 

Un autre endroit facilement accessible en scooter : Pointe-du-Lac et son moulin seigneurial de Tonnancour situé sur la pointe sablonneuse du lac Saint-Pierre. L’exposition Maître meunier y raconte le quotidien des meuniers d’antan et les secrets de fabrication de la farine.

 

« Cramper » de rire

 

Un must : ne pas repartir de Trois-Rivières sans avoir visité l’exposition La petite vie, qui prend fin ce week-end au Musée québécois de la culture populaire, après plus d’un an de grand succès. On en sort « crampé » de rire. L’exposition relate la genèse de La petite vie par des extraits vidéo, une réplique à l’échelle du plateau de tournage et des décors authentiques.

 

C’est l’occasion de rencontrer virtuellement chacun des membres de la famille Paré dans des extraits d’émission. On y présente les décors de la maison familiale ainsi que des costumes et des objets de la production présentée sur les ondes de Radio-Canada de 1993 à 1998. Entre autres, le lit « debout », quelques pâtés chinois de Thérèse, des robes, des jaquettes, des perruques…

 

Une petite salle de cinéma aménagée dans la ruelle, où les sièges rappellent la forme de sacs de vidange si chers à Ti-Mé, permet de visionner un montage spécialement réalisé pour l’exposition avec du contenu original et des commentaires inédits de l’auteur Claude Meunier.

 

Info : Tourisme Trois-Rivières, La Mobilette ; Musée québécois de la culture populaire.

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