Les négociations se poursuivent au Québec

On ne devrait pas savoir avant l’automne si le gouvernement du Québec entend exiger que les utilisateurs d’Airbnb paient une taxe d’hébergement en louant une chambre ou un appartement sur la populaire plateforme, comme c’est déjà le cas à Portland.

 

Un comité consultatif composé notamment de représentants de Revenu Québec et d’acteurs de l’industrie touristique s’est réuni une seconde fois à la fin du mois de juin pour se pencher sur le phénomène de l’hébergement illégal. Un consultant embauché par le gouvernement y a présenté un rapport d’analyse préliminaire, dont la nature demeure pour l’instant inconnue. Les travaux du comité se poursuivront en septembre.

 

Signe que le dossier prend néanmoins de l’importance, un consultant a été inscrit le 20 juin dernier au Registre des lobbyistes du Québec pour représenter les intérêts d’Airbnb. Son mandat consiste essentiellement à intervenir auprès des autorités gouvernementales pour modifier la loi qui encadre actuellement l’hébergement touristique.

 

Au Québec, une personne qui loue sa chambre, son appartement ou son chalet pour une période inférieure à un mois doit obtenir une attestation de classification auprès de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ) au coût d’environ 250 $, détenir une assurance responsabilité civile d’au moins 2 millions de dollars et verser à Revenu Québec la taxe sur l’hébergement correspondant au nombre de nuitées vendues. Selon la région touristique, cette taxe est de 2 $ ou 3 $ par nuitée, ou encore de 3 % ou 3,5 % du prix de la nuitée.

 

Entre-temps, Airbnb continue de faire les manchettes à travers le monde. Il y a quelques jours, Le Monde rapportait que la Catalogne, une région autonome de l’Espagne, a condamné la plateforme de réservation en ligne à payer une amende de 30 000 euros.

Les négociations se poursuivent au Québec

1 commentaire
  • Hubert Lavigne - Inscrit 13 juillet 2014 10 h 09

    Encore de la bureaucratie et des lobbys!!!!

    "Un comité consultatif composé notamment de représentants de Revenu Québec et d’acteurs de l’industrie touristique s’est réuni une seconde fois à la fin du mois de juin pour se pencher sur le phénomène de l’hébergement illégal."......................

    Où sont les représentants des usagers et des hôtes, qui permettent aux voyageurs de partager leurs logements?? On va probablement construire un lourd processus bureaucratique qui va écoeurer les gens et faire vivre une nouvelle bande de fonctionnaires, avec pour résultat de décourager la venue de plus de visiterus étrangers au Québec. A la fin, ça coûtera plus cher qu'avant et les touristes s'en iront ailleurs. Vive notre beau Québec. .....