La quotidienne électorale: à bord des caravanes (1/2)

Premier de deux bilans de mi-campagne avec nos journalistes qui ont suivi les chefs sur le terrain. Aujourd’hui, Karl Rettino-Parazelli s’entretient avec Marco Bélair-Cirino (qui couvre le Parti libéral du Québec) et Améli Pineda (qui s'occupe de Québec solidaire).

Voici un extrait des échanges en trois questions :

Est-ce qu’une annonce du Parti libéral du Québec permet de résumer le début de campagne de la formation ?

M.B.-C. Non. Il y a des thèmes qui émergent [...], mais si on veut résumer [le discours du parti], c’est : « maintenant qu’on a les marges de manœuvre, on veut accroître les ressources là où il en manque, notamment dans le réseau d’éducation ». Donner aussi davantage de ressources et bonifier le salaire des enseignants [...], en mettre davantage dans le réseau de la santé, donc réparer les pots cassés en début de mandat par l’exercice de rigueur budgétaire et bonifier les services, tout en laissant entendre qu’on va alléger le fardeau fiscal des Québécois.

Chez Québec solidaire, l’environnement a occupé une place importante ?

A.P. Oui. Ils aiment montrer que dans les autres plateformes, l’environnement ne tient qu’à une ligne, alors que de leur côté, ils s’engagent à utiliser l’argent pour la lutte contre les changements climatiques, la réduction des autos à essence. C’est vraiment l’une de leurs promesses phares.

À quoi peut-on s’attendre des deux chefs lors du débat de jeudi ?

M.B.-C. Je crois que M. Couillard va devoir convaincre les Québécois que pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre que le gouvernement appréhende, il ne faut pas baisser les seuils d’immigration. [...] Ce qui a vraiment « collé » au cours des derniers jours, la question de l’urne comme le dirait le Parti libéral, c’est de décider si on veut un parti économique qui va faciliter l’accès au marché du travail québécois pour les travailleurs, y compris les travailleurs étrangers. [...] M. Couillard va tenter de convaincre les Québécois qu’en votant pour la CAQ, on se dirige dans un trou noir économique.

A.P. Ce sera intéressant de surveiller Manon Massé, parce que la dernière fois, on sait que c’est grâce au débat des chefs que Françoise David avait réussi à séduire beaucoup de Québécois. Il y a une certaine pression pour Mme Massé. C’est une femme très spontanée, elle fait des déclarations assez colorées et son défi concerne la maîtrise des sujets. Elle fait face à trois personnes qui n’en sont pas à leur premier débat, donc ce sera intéressant de voir comment elle va se débrouiller.