La quotidienne électorale: le Parti vert du Québec

D’ici la fin de la campagne électorale, Le Devoir vous fait découvrir les plus gros «petits» partis. Aujourd’hui, Karl Rettino-Parazelli rencontre le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell.

Voici un extrait des échanges en trois questions :

Vous êtes chef du parti depuis 2013, c’est votre deuxième campagne électorale. Qu’est-ce qui vous motive à vous présenter en politique cette année ?
Je veux influencer le débat politique et amener la politique québécoise le plus à gauche possible. Je veux défendre l’écologie, défendre l’accès à un système de santé public, défendre la gratuité scolaire, l’accès aux études et apporter une perspective plus jeune à la politique québécoise. Je constate que la politique québécoise stagne depuis très longtemps, que les trois grands partis politiques à l’Assemblée nationale ont tous à peu près le même programme, que ce soit sur l’environnement, l’économie ou les enjeux sociaux, donc je pense qu’on a besoin de réinjecter de l’énergie dans la démocratie québécoise, de réinjecter des voix jeunes pour que les gens s’intéressent à la politique.

Vous voulez réduire de 50 % les émissions du secteur des transports et réduire la congestion routière de 90 % d’ici 2030. Comment est-ce qu’on fait ça ?
On y arrive en misant sur le transport en commun. On veut prolonger toutes les lignes de métro à Montréal, en plus d’ajouter plusieurs tramways à travers la ville. Pour nous, le but est de faire la transition entre le véhicule privé et le transport en commun. Pour ce faire, on veut aussi offrir la gratuité du transport en commun. [...]

Si les électeurs de gauche veulent voter pour un parti qui pourra les représenter à l’Assemblée nationale, pourquoi n’appuieraient-ils pas Québec solidaire ?

Je pense que non, parce que le Parti vert du Québec va beaucoup plus loin que Québec solidaire en ce qui concerne la cause environnementale. On constate que l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois a rapproché le parti du centre. Ça reste un parti de gauche, mais il est moins radical sur les questions environnementales. On a donc une voix différente sur ces enjeux-là, mais aussi sur l’indépendance du Québec. Nous sommes un parti fédéraliste. [...]