Interdiction du turban - Vingt équipes de soccer ontariennes privées d’un tournoi à Montréal

Des centaines de joueurs ontariens seront absents d’un tournoi de soccer qui se tiendra à Montréal en fin de semaine en raison de la suspension infligée à la Fédération de soccer du Québec (FSQ) par l’Association canadienne de soccer (ACS).


Les hôtes du tournoi ont confirmé que 20 équipes de jeunes Ontariens n’ont pas obtenu la permission de jouer en sol québécois en raison de la décision prise par la FSQ, qui a décrété l’interdiction du port du turban, des patkas et du keski lors des parties.


Un responsable de l’Association régionale de soccer du Lac-Saint-Louis a soutenu jeudi qu’environ 170 équipes, principalement de la région de Montréal, ont été invitées à prendre part à la compétition.


Le directeur général de l’Association, Édouard St-Lô, a affirmé que les formations ontariennes en avaient été exclues, n’ayant pas reçu les permis de voyage de l’Association de soccer de l’Ontario.


L’ACS a décidé cette semaine de suspendre la FSQ, qui a adopté un règlement controversé interdisant le port du turban sur les terrains de soccer. En vertu de cette suspension, les équipes québécoises n’ont pas la permission de participer ou d’accueillir des matchs interprovinciaux ou des compétitions nationales.


La décision de la FSQ bénéficie du soutien du gouvernement péquiste, qui soutient que la fédération canadienne s’est immiscée dans un dossier qui ne la regardait pas et que son pendant québécois n’était pas « assujetti » à ses règles. L’ACS prétend le contraire. Édouard St-Lô dit éprouver certaines difficultés à réorganiser l’horaire du tournoi montréalais en raison des absences d’équipes en provenance d’autres provinces.

 

Des sikhs appuient la FSQ


Des leaders de la communauté sikhe au Canada ont tenu à appuyer l’interdiction du turban sur les terrains de soccer, jeudi. À leur avis, ce sont des groupes extrémistes qui exigent le turban et il s’agit d’une demande « illégitime ». « Il est temps que les nouveaux arrivants démontrent qu’ils sont capables de compromis », a notamment dit l’auteur sikh Bikram Lamba, qui porte lui-même le turban.


 

Avec Le Devoir

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