Hockey - Le Canadien perd les services du défenseur Ron Hainsey au ballottage

Ottawa — Ron Hainsey préférait s'attarder sur son avenir plutôt que sur les raisons de son échec dans l'organisation du Canadien hier, peu de temps après avoir été réclamé au ballottage par les Blue Jackets de Columbus.

«Je suis déçu que ça n'ait pas fonctionné pour moi au sein de l'organisation qui m'a repêché, mais c'est un nouveau départ», a affirmé le défenseur, qui se trouvait déjà avec l'équipe à l'hôtel du casino du Lac-Leamy au moment où on lui a communiqué la nouvelle.

Le Canadien s'est fait ravir les services de Hainsey, qu'il voulait amener en renfort de la Ligue américaine afin d'affronter les Sénateurs d'Ottawa.

En vertu du nouveau contrat de travail entre les joueurs et la LNH, le Canadien devait soumettre le nom de Hainsey au ballottage, avant de le rappeler.

Les Blue Jackets de Columbus ont saisi l'occasion. C'est la deuxième fois en un peu plus d'un an qu'ils font le coup au Tricolore, ayant réclamé un autre défenseur, François Beauchemin, le 15 septembre 2004.

«Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, étant donné la nouvelle réalité de la Ligue nationale, a commenté Hainsey. Je me disais que peu importe ce qui allait arriver, j'allais aider le Canadien ou une autre équipe.»

Le directeur général Bob Gainey n'a pas été réellement surpris qu'une équipe tente sa chance avec Hainsey puisque le coût d'acquisition n'était pas très élevé. «Ce sont les règles du jeu, a-t-il dit. On savait qu'on courait le risque de le perdre en l'envoyant dans la Ligue américaine en début de saison. Je n'en veux pas aux Blue Jackets. Il leur manque actuellement les services de quelques défenseurs, blessés.»

Le CH devra verser la moitié du salaire que Hainsey doit encore empocher cette saison, soit 205 000 $US, sur sa rémunération totale de 570 000 $. Ce montant doit être comptabilisé dans la masse salariale de l'équipe.

L'Américain âgé de 24 ans, premier choix de l'équipe en 2000, a disputé 32 matchs dans la LNH, obtenant un but en plus d'amasser une aide.

Chez les Bulldogs de Hamilton cette saison, il montrait un dossier de trois buts et de 14 passes en 22 rencontres.

Il ne savait pas trop ce qui l'attendait chez les Blue Jackets, n'ayant discuté que brièvement avec le directeur général Doug MacLean. Il allait rejoindre l'équipe au Minnesota en vue de l'affrontement contre le Wild, aujourd'hui.

Le nom de Hainsey s'ajoute à la longue liste d'anciens premiers choix du Canadien qui n'ont pu faire leur marque à Montréal au cours de la dernière décennie, après les Terry Ryan (1995), Matt Higgins (1996), Jason Ward (1997), Éric Chouinard (1998) et Alexander Buturlin (1999).

Les débuts de Côté

Le Canadien a été pris de court puisqu'il ne misait que sur cinq défenseurs face aux Sénateurs. Gainey a laissé entendre qu'il ne tentera pas nécessairement d'en acquérir un au cours des prochains jours. Sheldon Souray, incommodé par une blessure à l'aine, pourrait effectuer un retour au jeu dès demain.

Déjà privé des services d'Andrei Markov, suspendu pour trois matchs, le Canadien a vu Mike Komisarek être contraint de se rendre au chevet de sa mère, gravement malade. Son absence pourrait être de courte durée.

Rappelé de Hamilton, Jean-Philippe Côté, fils de l'ancien hockeyeur des Nordiques de Québec Alain Côté, a donc fait ses débuts dans la LNH, hier.