Le CH envoie les Oursons en vacances hâtives

Le Canadien n’était pas le favori dans la série qui l’opposait aux Bruins, mais il est reparti mercredi soir de Boston avec une victoire de 3-1 au septième et décisif match. Des joueurs du Tricolore, dont l’attaquant Max Pacioretty (à l’avant-plan), auteur du deuxième but des siens, ont célébré au banc de l’équipe au TD Garden dès qu’a retenti la sirène annonçant la fin du match. 
Photo: Associated Press Le Canadien n’était pas le favori dans la série qui l’opposait aux Bruins, mais il est reparti mercredi soir de Boston avec une victoire de 3-1 au septième et décisif match. Des joueurs du Tricolore, dont l’attaquant Max Pacioretty (à l’avant-plan), auteur du deuxième but des siens, ont célébré au banc de l’équipe au TD Garden dès qu’a retenti la sirène annonçant la fin du match. 
Bien rares étaient les croyants qui donnaient une véritable chance au Canadien de Montréal de s’imposer dans leur série éliminatoire face aux gros, méchants et hargneux Bruins de Boston. Et pourtant.

Dans un autre 7e match mettant aux prises les deux rivaux historiques, le Tricolore est allé battre les hommes en noir dans leur propre maison mercredi soir, l’emportant au compte de 3-1 pour mettre la main sur la série et accéder au carré d’as dans la longue lutte pour la Coupe Stanley.

En finale de l’association Est, le Canadien affrontera maintenant les Rangers de New York, eux aussi vainqueurs en 7 des Penguins de Pittsburgh. Le premier match aura lieu samedi après-midi au Centre Bell.

Ce fut, comme les précédentes, une joute toute en intensité.

Dès la 3e minute, c’est contre toute attente le quatrième trio des visiteurs qui devait ouvrir la marque. Après un jeu un peu nonchalant de Tuukka Rask sur un tir de loin, Brandon Prust est allé chercher le disque dans le coin et a remis à Daniel Brière près du cercle de mise en jeu. Celui-ci devait aussitôt repérer Dale Weise dans l’enclave alors que Rask était légèrement déporté sur sa droite. Trou béant, et rappel que les équipes qui avaient marqué le premier but dans les matchs de deuxième tour à travers la ligue présentaient un rendement de 23-1 jusque-là. On ne savait pas encore que ça deviendrait 24-1.

Une première moitié de période marquée par la vitesse du Canadien, qui forçait ses rivaux à agir souvent de manière précipitée, sans toutefois de conséquences autres que, peut-être, l’implantation d’un certain doute dans le mental. Surtout que devant sa cage, Carey Price semblait encore une fois prêt à passer la soirée à jouer les intraitables.

On est donc retourné aux vestiaires avec une marque de 1-0 à l’issue d’un engagement initial qui a vu Montréal dicter le tempo et Boston tenir le coup pendant deux infériorités numériques, et où un total de 10 dégagements refusés a témoigné d’une certaine nervosité de part et d’autre.

En deuxième période, après avoir survécu d’entrée de jeu à une autre infraction mineure, les Bruins ont fait preuve d’un meilleur rythme et se sont donné quelques occasions de briser la glace, ce qu’ils n’avaient pas fait en plus d’un match et un tiers, mais fidèle à son habitude, Price a refusé de coopérer.

Grosse fatigue

La joute venait tout juste de franchir le cap des 30 minutes lorsque les Bruins ont commis un autre dégagement refusé et ont donc dû laisser un groupe de joueurs fatigués dans l’action. Après une rare mise au jeu perdue par Patrice Bergeron, ils ont eu plusieurs chances de sortir de leur territoire et donc d’apporter des changements, mais ils ont échoué chaque fois alors que la rondelle rebondissait un peu partout, puis David Desharnais a percé sur le flanc gauche et remis à Max Pacioretty au cercle droit. Tir sur réception dans le haut du filet qui a trompé Rask qui n’avait pas eu le temps de compléter son mouvement latéral. 2-0.

Boston semblait destiné à une autre soirée de frustration quand le déclic est finalement venu. Alors que ce même Pacioretty était en pénitence pour encore 7 petites secondes à la 18e minute, le défenseur Torey Krug a décoché de la pointe gauche, et Price s’apprêtait à emprisonner l’offrande relativement inoffensive lorsque le bâton de Jarome Iginla est passé par là pour en dévier la trajectoire. La rondelle a effleuré le gardien avant de parvenir au fond du filet. Avec un seul but d’écart après deux tiers-temps, le troisième vingt recelait certes sa part de promesses.

À la 5e minute dudit engagement, Price a d’abord sauvé la mise en s’imposant devant David Krejci, et il a ensuite pu remercier son poteau droit, qui s’est chargé de l’arrêt
immédiatement après sur le revers de Jarome Iginla qui s’était emparé du retour.

Tout au long de la période, les Bruins ont appliqué l’essentiel de la pression, jusqu’à ce que Johnny Boychuk écope d’une mineure pour obstruction avec quatre minutes et demie à faire au cadran. Ce fut fatidique. À la faveur d’une descente sur le flanc droit en territoire ennemi, Daniel Brière a voulu tenter une remise est-ouest, mais la passe a plutôt trouvé Zdeno Chara, qui l’a bien malgré lui redirigé derrière Rask. Le sort en était dès lors jeté, et un rendez-vous avec les Blueshirts de Manhattan était fixé.

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