Le Canadien tient le coup et reprend les devants

Le défenseur P. K. Subban a été la vedette individuelle à l’attaque, avec une contribution d’un but et une passe, tandis que Carey Price s’est occupé du reste en repoussant 26 lancers.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le défenseur P. K. Subban a été la vedette individuelle à l’attaque, avec une contribution d’un but et une passe, tandis que Carey Price s’est occupé du reste en repoussant 26 lancers.

Les partisans du Canadien de Montréal qui craignaient que les Bruins de Boston n’étaient insidieusement entrés dans la tête de leurs favoris à l’occasion d’une brutale mise hors de combat en fin de match samedi après-midi ont dû être un peu rassérénés par ce qu’ils ont vu mardi soir. Quoiqu’encore une fois, les Bruins ont montré qu’ils ne lâchaient jamais le morceau et un déficit de trois buts a bien failli être effacé.

 

Mais les locaux ont finalement tenu le coup au Centre Bell et l’ont finalement emporté 4-2 devant une foule survoltée pour prendre les devants 2-1 dans leur série 4 de 7 de deuxième tour.

 

Après un commencement de joute partagé, la pression de la part des visiteurs s’est faite appuyée vers le milieu du premier vingt, notamment parce que le Canadien s’est rendu coupable à un moment donné de deux dégagements refusés en peu de temps, ce qui a forcé un trio de Max Pacioretty à bout de souffle à rester très longtemps sur la glace. Mais Boston n’a pas su tirer profit de la situation.

 

On se dirigeait vers la fin de la 11e minute lorsque cette glace fut brisée au sens métaphorique du terme. À la suite d’un mauvais maniement de disque de la part de Tuukka Rask derrière sa cage, P. K. Subban a remis à Thomas Vanek près de la ligne bleue adverse. Tout portait à croire que Vanek allait lancer, mais ce fut plus subtil et mieux pensé que ça : le proverbial tir-passe, qui trouvait Tomas Plekanec fin seul à l’embouchure devant un filet désert, Rask lui-même s’étant trouvé déstabilisé par la manoeuvre.

 

Un sérieux coup de théâtre allait bientôt suivre. Condamné à deux minutes en pénitence pour une mise en échec qui avait fait plus mal à Vanek qu’à un chandail blanc, Subban sortait du cachot et filait en échappée, repéré par Lars Eller en zone neutre. Rask se trouvait cette fois déculotté par le défenseur. Avance deux buts pour le CH, mais on savait que dans les séries 2014 cela ne veut pas nécessairement dire grand-chose et qu’il vaut même mieux s’en méfier.

 

Reste que comme c’est devenu courant, Pernell Karl venait de signer cet engagement initial.

 

En deuxième, ce fut d’abord Carey Price qui s’illustra, notamment aux dépens de Torey Krug, qui reçut la rondelle alors qu’il était esseulé au cercle droit. Un tir frappé à bout plus portant que ça est ardu à imaginer. Mais Price refusa net de s’en laisser imposer. Il répondit d’ailleurs par la négative à quelques reprises, une fois aidé de son fidèle poteau droit alors que ça bourdonnait autour de lui.

 

À l’autre bout, Rask faisait aussi adéquatement les choses alors que les charges offensives se succédaient de part et d’autre.

 

Malgré une abondance de chances de s’inscrire au tableau, il a fallu attendre la 14e minute de la période pour que la lumière rouge s’allume, et ce fut contre toute attente l’oeuvre d’une quatrième unité, celle des locaux. Après un tir bloqué par le pied de Mike Weaver, Daniel Brière effectuait une sortie en territoire central lorsqu’il s’aperçut que Dale Weise s’était habilement faufilé derrière la défense bostonienne en pratiquant une technique éprouvée de camouflage. Brière lui expédia la noire et seul devant Rask, Wiese la passa entre les jambes du Finlandais. 3-0.

 

Mais qui d’autre pour semer la graine du doute dans la tête de l’opposition que Patrice Bergeron ? 18e minute, Bergeron gagne la mise au jeu puis dévie le tir de la pointe de Krug. Un autre renversement de vapeur en perspective ?

 

Certes, les Bruins sont sortis en force en troisième, ainsi qu’il entre dans leurs us et coutumes. Mais ils ont dû attendre à la 18e minute pour que la déviation par Jarome Iginla d’une frappe d’Andrej Meszaros trouve son chemin jusque dans les cordages, et c’était manifestement trop tard. Avant la conclusion dans un filet désert de Lars Eller, le Tricolore en avait été quitte pour une (autre) bonne frousse. Rendez-vous dans 48 heures.

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