Price se dresse et le Canadien crée l’égalité

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	Brendan Gallagher a porté un dur coup aux Sénateurs d’Ottawa en début de période médiane en marquant le deuxième but de son équipe en moins d’une minute. C’était dès lors 2-0 et le Canadien de Montréal n’a plus perdu l’avance en route vers un gain de 3-1.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Brendan Gallagher a porté un dur coup aux Sénateurs d’Ottawa en début de période médiane en marquant le deuxième but de son équipe en moins d’une minute. C’était dès lors 2-0 et le Canadien de Montréal n’a plus perdu l’avance en route vers un gain de 3-1.

S’il y a un avantage à jouer deux matchs en autant de soirs à l’amorce d’une série éliminatoire, il réside dans le fait que l’on peut se reprendre tout de suite, sans avoir trop de temps à sa disposition pour ruminer les errements passés.

Et bien qu’amoché, le Canadien de Montréal n’a pas tardé à se relever de la défaite initiale, vendredi soir, dans le deuxième match de sa série quart de finale de l’Est contre les Sénateurs d’Ottawa au centre Bell, en mettant sa touche à un gain de 3-1 qui crée l’égalité une victoire partout alors que les hostilités se transporteront à Ottawa à compter de dimanche.


Privé de ses attaquants Lars Eller, Max Pacioretty et Brian Gionta, tous blessés, le Tricolore a pu compter sur une solide performance de son gardien Carey Price, élu première étoile du match, pour s’en sortir avec les honneurs de la bataille.


Encore une fois, les locaux sont sortis en force, dirigeant six tirs sur le filet adverse dans les cinq premières minutes du match, notamment à la faveur d’une supériorité numérique. Qui n’a cependant pas porté fruit puisque comme la veille, Craig Anderson s’est encore une fois montré intraitable.


À leur tour, les Sénateurs ont bourdonné pendant une punition à Brandon Prust, mais sans résultat.


Les visiteurs ont profité de deux autres attaques à cinq au premier engagement, mais ils n’ont pu faire mouche.


Ordinaire jeudi en lever de rideau, Price s’est notamment illustré en toute fin de période en bloquant un plomb décoché sans avertissement par Mika Zibanejad, et après 20 minutes de jeu somme toute partagé, c’était toujours la poule aux oeufs d’or.


Au deuxième engagement, il est revenu à l’un des moins probables marqueurs des deux clubs de briser la glace. À l’aide d’un effort soutenu à la 4e minute, Ryan White est parvenu à presser le geste d’un défenseur des Sénateurs en repli. La passe tentée a touché son bâton et s’est faufilée derrière Anderson, surpris.


Cinquante-trois secondes plus tard, une jolie percée en zone ennemie orchestrée par Alex Galchenyuk s’est brillamment conclue lorsque le jeune homme a repéré son collègue recrue Brendan Gallagher dans l’enclave, seul devant un filet désert. Soudain, c’était 2-0, et le Centre Bell ne se pouvait plus.


Mais Ottawa était mûr pour une réplique. À la 9e minute, alors que les Sénateurs avaient déployé un patineur supplémentaire en raison d’une punition à retardement, un boulet de Chris Phillips depuis la pointe a été dévié par Milan Michalek au milieu d’une circulation intense et a abouti dans le haut du filet de Price, qui n’y pouvait pas grand-chose.


Trois arrêts spectaculaires subséquents de Price et un filet classique depuis l’embouchure de Michael Ryder allaient permettre au Canadien de rentrer au vestiaire avec une priorité de deux buts.


Une avance qui allait se révéler suffisante puisque le fait saillant de la troisième période fut une violente collision entre Rene Bourque et Colby Armstrong. Bourque, notamment, a paru particulièrement sonné, au point de devoir aller faire un tour à l’infirmerie. Le Canadien a pratiqué un échec avant soutenu pour priver l’adversaire de véritables chances de marquer, et c’est en n’ayant aucun maître dans la série et après une petite échauffourée de politesse au son de la sirène finale qu’on a mis le cap sur la capitale fédérale.

1 commentaire
  • Gaétan Sirois - Abonné 4 mai 2013 10 h 15

    Beau texte

    Bonjour Jean,

    Ce que j'aime dans vos textes, c'est qu'ils sont rédigés en français, oui pas d'anglicismes, pas de tournures alambiquées à l'anglaise, merci. Pour moi, c'est de la littérature, presque de la poésie.