Euro 2004 - Les Grecs éliminent les champions d'Europe

Lisbonne — La Grèce a créé une nouvelle sensation hier à Lisbonne en se qualifiant pour les demi-finales de l'Euro 2004 de football au détriment du tenant du titre, la France, battue logiquement 1-0 au terme d'un match où les Bleus ont été dominés et indignes de leur statut.

En éliminant les Français, qui étaient invaincus depuis 21 matchs, le football hellène a réalisé la meilleure performance de son histoire. En attendant peut-être mieux. La Grèce rencontrera en demi-finale le 1er juillet à Porto la République tchèque ou le Danemark.

Les Français se présentaient sans leur milieu défensif Patrick Vieira, blessé à la cuisse, remplacé par Olivier Dacourt. Chez les Grecs, Giorgios Karagounis, de retour de suspension, retrouvait sa place et Otto Rehhagel, l'entraîneur, innovait avec trois milieux offensifs derrière Angelos Charisteas.

Les Grecs se montraient plus hardis qu'attendu, d'autant que la France, timorée, balbutiait son animation offensive. La chaleur (33 degrés) contribuait sans doute au rythme de sénateur.

Ouverture

Sur un coup franc tiré par Karagounis, Katsouranis était à deux doigts, voire un, de tromper Barthez qui interceptait le ballon pile sur sa ligne (16e).

La première occasion française venait sur un dédoublement Zidane-Lizarazu dans le couloir gauche mais la reprise de la tête de Henry passait à côté (25). Et ce sont encore les Grecs qui, à l'approche de la pause, inquiétaient Barthez sur un tir flottant de 25 m de Fyssas (37).

Les Français paraissaient requinqués au retour du vestiaire. Un retourné acrobatique de Henry frôlait le montant droit (48). Lizarazu réalisait une percée avant d'être repris dans la surface (57) puis Henry s'essayait à un nouveau tir de loin (64).

Mais c'est justement au moment où les Bleus poussaient que les Grecs trouvaient l'ouverture sur un exploit technique de Zagorakis qui mystifiait Lizarazu, s'avançait et adressait un centre parfaitement dosé pour Charisteas qui trompait Barthez de la tête (65).

Les Bleus n'avaient plus d'autre choix que de se ruer à l'assaut des buts de Nikopolidis. Saha (75) puis Henry (76) tentaient leur chance et une ouverture de Zidane sur Wiltord échouait également (80).

Malgré une nouvelle tête de Henry (87) et de multiples offensives désordonnées des Français, la défense grecque tenait le choc.